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Revoir le débat avec Pierre Carles et Philippe Lespinasse (Un bergé et deux perchés à l’Élysée)
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GRÊLE : HALTE AUX MESURETTES, LE CHAOS CLIMATIQUE C'EST L'AFFAIRE DE TOUTE LA SOCIETE
a Gironde a été durement touchée par la grêle le 26 mai. Plusieurs milliers d’ha de vignes mais aussi de cultures maraîchères et de grandes cultures ont été ravagés. L’entraide collective spontanée s’est organisée dès la fin de semaine. Face à cette situation, la réponse du Ministè...

Interdiction du glyphosate : qu’a voté votre député-e ?
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PROJECTION DES DESSINS RÉALISÉS PAR GIUSEPPE LIOTTI
SUR L’ÉCRAN DE LA SALLE 4, À PARTIR DU 4 JUILLETPROJECTION DES DESSINS RÉALISÉS PAR GIUSEPPE LIOTTIpour les storyboards des films de Matteo Garrone Né à Salerno le 23 juin 1978, Giuseppe Liotti est diplômé en Sciences de la communication. En 2001, il s’investit pendant un an dans une production ...

C'EST LA FÊTE DU CINÉMA
Du Dimanche 1er au Mercredi 4 JUILLET4 euros pour tout le monde à toutes les séances... Lire C'EST LA FÊTE DU CINÉMA...

Samedi 26 janvier 2019 à 11h

Projection présentée par Jean-Baptiste Thoret

Critique, historien du cinéma passionné et passionnant, réalisateur (l'excellent We blew it), auteur du livre Le Cinéma comme élégie – Conversations avec Peter Bogdanovich (Carlotta Editions).

THE LAST PICTURE SHOW

(LA DERNIÈRE SÉANCE) Peter Bogdanovich - USA 1972 2h06mn VOSTF - Avec Jeff Bridges, Timothy Bottoms, Cybill Shepperd... Scénario de Larry McMurtry et Peter Bogdanovich d’après le roman La Dernière Séance de Larry McMurtry.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

THE LAST PICTURE SHOWAnarene, Texas, 1951. Dans cette petite ville fantôme aux confins du désert, la jeunesse désœuvrée traîne son ennui entre le cinéma et le café du vieux Sam (Ben Johnson), en passant par les soirées terminées sur la banquette arrière des voitures. Duane (Jeff Bridges) et Sonny (Timothy Bottoms), deux garçons à mi-chemin entre l’âge de l’école et celui du travail, partagent leurs loisirs et multiplient les expériences amoureuses hasardeuses. Mais une bagarre éclate entre les deux amis, et Sonny s’engage pour la Corée. Les jeunes gens se rendront une dernière fois au cinéma de Sam avant le départ de Sonny. Vaincue par la télévision, la salle ferme définitivement ses portes…
La dernière séance, dont deux des interprètes, Ben Johnson et Cloris Leachman, ont reçu des Oscars, est une brillante étude de la vie dans une petite ville du Texas au début des années 1950, juste avant la guerre de Corée. L’histoire se consacre notamment aux exploits de deux stars du football du lycée local. Ces personnages sont entourés de compagnons d’errance, avec qui ils partagent ces moments si particuliers de l’adolescence, où le temps demeure suspendu. Dans cette ville où tout semble figé, ce sont les individus qui vont finir par provoquer le changement, poussant chacun à suivre seul sa route. Sauf Sonny, qui observe ces évolutions autour de lui, dans le refus du temps qui passe.

Le film est une adaptation du livre de Larry McMurtry, auteur qui recevra le prix Pulitzer en 1986 pour un autre roman, Lonesome Dove. Cette fameuse dernière séance est avant tout le symbole de la décrépitude de ce no man’s land, cette bourgade engluée dans un marasme économique et social. Le cinéaste déclare : « Je me fiche de la technique, je me méfie du film à thèse. Je veux qu’on me raconte une histoire. Seuls m’intéressent les situations, les rapports entre les gens. » C’est en effet dans la façon dont s’interpénètrent les destins des différents personnages que résident toute la subtilité et la richesse du film. Le cinéaste est un merveilleux faiseur d’ambiance, comme en témoignent les images en noir et blanc de Robert Surtees, qui s’impriment immédiatement dans la mémoire du spectateur : les enseignes qui claquent au vent et les rues poussiéreuses, comme dans un western à l’atmosphère lourde et désolée d’avant la tempête. Peter Bogdanovich, qui se proclame plus proche d’Ernst Lubitsch et d’Orson Welles que de ses contemporains encore en activité, a visiblement pris un immense plaisir à reproduire dans le moindre détail une ville des années cinquante, à donner une grande place à la musique dans son récit. Guy Allombert, Positif, mai 1972 : « On sort de The Last Picture Show écrasé, fasciné, assuré d’avoir vu l’un des très grands films de l’année. Un portrait sans complaisance, pessimiste, d’une Amérique qui n’en finit pas de se chercher et de se perdre. […] Les joies des jeunes, leurs plaisirs, leurs jeux comme leurs querelles, Bogdanovich les brosse sans insister : c’était cela et sans doute cela ne sera plus. Une patte de grand maître… »
Institut Lumière Lyon