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Revoir le débat avec Pierre Carles et Philippe Lespinasse (Un bergé et deux perchés à l’Élysée)
Vendredi 4 janvier, Pierre Carles et Philippe Lespinasse venaient nous présenter leur film sur Jean Lassalle, « Un bergé et deux perchés à l’Élysée » que nous projetons jusqu’au 26 février. Merci à Jamila Jendari et Nicolas Beirnaert pour la captation de ce moment. UN BERGÉ ET DEUX PERCHÉS À L’É...

GRÊLE : HALTE AUX MESURETTES, LE CHAOS CLIMATIQUE C'EST L'AFFAIRE DE TOUTE LA SOCIETE
a Gironde a été durement touchée par la grêle le 26 mai. Plusieurs milliers d’ha de vignes mais aussi de cultures maraîchères et de grandes cultures ont été ravagés. L’entraide collective spontanée s’est organisée dès la fin de semaine. Face à cette situation, la réponse du Ministè...

Interdiction du glyphosate : qu’a voté votre député-e ?
En catimini, à 2h00 du matin mardi 29 mai, une poignée de députés a rejeté l’interdiction du glyphosate, herbicide pourtant reconnu comme toxique pour l’environnement et classé comme « cancérigène probable » par l’Organisation Mondiale de la Santé. Emmanuel Macron s’était engagé à interdure d’ic...

PROJECTION DES DESSINS RÉALISÉS PAR GIUSEPPE LIOTTI
SUR L’ÉCRAN DE LA SALLE 4, À PARTIR DU 4 JUILLETPROJECTION DES DESSINS RÉALISÉS PAR GIUSEPPE LIOTTIpour les storyboards des films de Matteo Garrone Né à Salerno le 23 juin 1978, Giuseppe Liotti est diplômé en Sciences de la communication. En 2001, il s’investit pendant un an dans une production ...

C'EST LA FÊTE DU CINÉMA
Du Dimanche 1er au Mercredi 4 JUILLET4 euros pour tout le monde à toutes les séances... Lire C'EST LA FÊTE DU CINÉMA...

L’HOMME À LA MOTO

(EL MOTOARREBATADOR) Écrit et réalizé par Agustin TOSCANO - Argentine 2018 1h33mn VOSTF - avec Sergio Prina, Liliana Juarez, Leon Zelarayan...

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L’HOMME À LA MOTOTout commence par une scène banale à Tucuman, la plus petite ville d’Argentine, qui est également la plus densément peuplée, peut-être la plus appauvrie aussi, avec un tôt de criminalité qui n’est pas en reste…
Une vieille dame isolée, un sac, un distributeur de billets, une moto, deux hommes casqués… Un vol à l'arraché tout ce qu'il y a d'ordinaire. Ce qui qui est plus étonnant, c’est la réaction de la mamie. Elle les insulte, s’accroche à sa sacoche comme une tique qui ne lâchera rien ! Jusqu’à ce qu’elle s’écroule, inconsciente, laissée pour morte…
Plus loin, sous un pont isolé, les deux motards se partagent le maigre butin. Pas encore remis de cette scène choc, on se dit qu’ils sont franchement minables. Puis on suit l’un d’eux, Miguel. Même si ça ne l'excuse pas, on doit bien reconnaitre que sa situation n’est pas brillante : pas plus sur le plan économique que familial puisque sa compagne n’a de cesse que de le mettre à la porte.

Ce qui va corser l’histoire et la rendre originale, ce sont les remords de Miguel. Car le bougre, s’il est capable de presque tout pour nourrir son fiston Léon, n’était pas parti pour occire une aïeule… Trois vrombissements plus tard, le voilà de retour à la case départ, sous le pont où il fouille frénétiquement les gravats jusqu’à retrouver les clefs de la maison et la pièce d’identité de sa victime. De fil en aiguille, le voilà à l’hôpital en train de demander des nouvelles d’une certaine « doña Elena Suarez »… Qui pourrait imaginer le lien qui existe entre ces deux ? Les infirmières sont ravies, le prennent pour un proche : enfin quelqu’un qui s’inquiète de cette pauvre dame ! « Vous allez pouvoir l’aider à retrouver la mémoire, entrez donc dans sa chambre, ça lui fera plaisir ! ». La suite n’est pas piquée des hannetons…

Voilà un film émouvant et drôle. Qui n’évince pas, en arrière plan, la situation dans la région. Elle a quelque chose d’un peu surréaliste : entre les policiers qui tiennent des piquets de grève, les habitants qui se soulèvent en bloc et vont piller entièrement un supermarché devant une poignée de vigiles impuissants… C’est un joyeux bordel, un curieux mélange de jovialité et d’insécurité , perpétuel. On comprend vite pourquoi chaque porte est doublée d’une paire de grilles dans un pays encore loin d’être stabilisé après des années de colonialisme, puis de dictature.