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Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 8)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 6/05 au lundi 11/05/2020  Mercredi 6 mai, jour 51 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
Aujourd’hui, mercredi 6 mai de 18h à 19h livraison dans le hall du cinéma des paniers de légumes, oeufs, fromages de chèv...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 7)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 29/04 au mardi 5/05/2020  Mercredi 29 avril, jour 44 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
Aujourd’hui, mercredi 29 avril de 18h à 19h livraison dans le hall du cinéma des paniers de légumes, oeufs, fromages d...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 6)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 22/04 au mardi 28/04/2020  Mercredi 22 avril, jour 37 de l’après La séquence du confiné #34 La séquence précédente était extraite de L’as de pique, premier long métrage de Miloš Forman. Réalisé en 1964, le film suit les a...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 5)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 15/04 au mardi 21/04/2020  Mercredi 15 avril, jour 31 de l’après Comme la semaine dernière, nous vous soumettons ce mercredi quelques suggestions de films à voir (voir colonne de gauche). La semaine dernière c’était la ré...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 4)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 8/04 au mardi 14/04/2020  Mercredi 8 avril, jour 24 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
Aujourd’hui, mercredi 8 avril de 18h à 19h livraison dans le hall du cinéma des paniers de légumes, oeufs, fromages de ...

DEAD MAN

Écrit et réalisé par Jim JARMUSH - USA 1995 2h05mn VOSTF - avec Johnny Depp, Gary Farmer, Lance Henriksen, Gabriel Byrne, John Hurt, Alfred Molina, Robert Mitchum... Sublime musique de Neil Young.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

DEAD MANWestern insolite, poétique et burlesque, voyage initiatique jusqu'aux rives de la mort, filmé dans un noir et blanc magnifique. Echappée belle vers un cinéma de rêve, libéré des contraintes routinières, des habituelles pesanteurs. Balade aérienne et cocasse qui ravira les aventuriers de l'innocence perdue. Il faut prendre Dead Man au vol, l'œil aux aguets, l'oreille au vent… et se laisser porter par le charme profond de l'histoire et des images, par les trouvailles de l'imagination imprévisible de Jarmush. Et vous verrez que vous ne regretterez pas le voyage…

Nous sommes donc dans l'univers du western, et c'est l'histoire d'un comptable, un pied-tendre de la côte est débarqué quasi par mégarde dans une ville de la Frontière. Première bizarrerie, il s'appelle William Blake, comme le célèbre poète disparu, il s'en faudrait de peu pour qu'on parle de réincarnation… William Blake tue un homme un peu par hasard, et devient la proie d'une escouade de chasseurs de prime, lancés à ses trousses par nul autre que… Robert Mitchum himself, figure tutélaire qui vient faire un tour à l'écran, le temps de déclencher le récit.
Selon un procédé cher à Jarmush, le film avance par sauts et ruptures, qui autorisent les plus improbables coq-à-l'âne, les plus ébouriffantes audaces pince-sans-rire, servies par une superbe élégance de réalisation.

Entre le comique farfelu du film et la beauté des images, un esprit plus sombre, plus onirique, se glisse au fil des séquences. Le héros au nom de poète est un « homme mort ». Parce qu'il n'appartient pas à ce monde dans lequel il s'est retrouvé par inadvertance, parce qu'il a les pires tueurs de l'Ouest à ses basques, et parce qu'il a pris une balle dans le cœur dès le début du film. Parce que Dead man est une balade à travers les paysages de l'Ouest mythique et l'histoire du cinéma, mais dont la destination est le séjour des défunts… C'est là que le splendide film de Jarmush prend une dimension littéralement extra-ordinaire, c'est là qu'il devient unique et sans doute difficilement oubliable…