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Revoir le débat avec Pierre Carles et Philippe Lespinasse (Un bergé et deux perchés à l’Élysée)
Vendredi 4 janvier, Pierre Carles et Philippe Lespinasse venaient nous présenter leur film sur Jean Lassalle, « Un bergé et deux perchés à l’Élysée » que nous projetons jusqu’au 26 février. Merci à Jamila Jendari et Nicolas Beirnaert pour la captation de ce moment. UN BERGÉ ET DEUX PERCHÉS À L’É...

GRÊLE : HALTE AUX MESURETTES, LE CHAOS CLIMATIQUE C'EST L'AFFAIRE DE TOUTE LA SOCIETE
a Gironde a été durement touchée par la grêle le 26 mai. Plusieurs milliers d’ha de vignes mais aussi de cultures maraîchères et de grandes cultures ont été ravagés. L’entraide collective spontanée s’est organisée dès la fin de semaine. Face à cette situation, la réponse du Ministè...

Interdiction du glyphosate : qu’a voté votre député-e ?
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PROJECTION DES DESSINS RÉALISÉS PAR GIUSEPPE LIOTTI
SUR L’ÉCRAN DE LA SALLE 4, À PARTIR DU 4 JUILLETPROJECTION DES DESSINS RÉALISÉS PAR GIUSEPPE LIOTTIpour les storyboards des films de Matteo Garrone Né à Salerno le 23 juin 1978, Giuseppe Liotti est diplômé en Sciences de la communication. En 2001, il s’investit pendant un an dans une production ...

C'EST LA FÊTE DU CINÉMA
Du Dimanche 1er au Mercredi 4 JUILLET4 euros pour tout le monde à toutes les séances... Lire C'EST LA FÊTE DU CINÉMA...

5 EST LE NUMÉRO PARFAIT

Écrit et réalisé par IGORT (Igor TUVERI) - Italie 2019 1h46mn VOSTF - avec Toni Servillo, Valeria Golino, Carlo Buccirosso... D'après le roman graphique du même titre, écrit et dessiné par Igort.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

5 EST LE NUMÉRO PARFAITLes connaisseurs auront reconnu ci-dessus le nom d'Igort, dessinateur et scénariste de BD qui délaisse ici ses crayons pour passer derrière la caméra en adaptant très fidèlement son fameux roman graphique 5 est le numéro parfait qui, dès sa sortie, a été un phénomène d’édition. Publié dans 20 pays, traduit dans 15 langues et récompensé par de nombreux prix internationaux, il est devenu un livre culte, hissant son créateur au rang des auteurs importants du genre.
Aucune des propositions pour porter l'album à l’écran n’ayant abouti, Igort a fini par se prendre au jeu et réaliser lui-même ce qui est donc son premier film, incontestable réussite plastique. On savoure pleinement l’ambiance si particulière qui s’en dégage, ainsi que l'invention et la grande précision dans le travail sur les couleurs. Chaque plan semble une composition picturale qui se décline dans des noirs d’encre, des bleus de nuit, des tons sépias… Et si la mise en scène emprunte à l’art et au découpage de la bande dessinée, elle rend aussi hommage aux films noirs des années 70, période à laquelle l’action se déroule.

Elle démarre par une nuit torrentielle, dans Naples qui semble à l’abandon, tout comme son héros qui marche sans but sur ces pavés mille fois arpentés. Car contrairement à ce que la diseuse de bonne aventure lui avait jadis prédit, jamais il ne voyagea plus loin que ces ruelles sombres, dans lesquelles la pluie s’acharne à faire rutiler le moindre rayon des lampadaires, créant d’incessants jeux d’ombre et de lumière.
Peppino Lo Cicero déambule, perdu dans ses pensées mi nostalgiques, mi terre-à-terre, faisant le bilan d’une vie qui semble être arrivée au bout du rouleau : « J’ai vécu comme on boit un alcool trop fort. On avale, on sent que ça décape, mais on n’est pas certain d’avoir compris le goût que ça avait »… Tout tueur à gages soit-il, il nous ficherait presque le bourdon. Ah oui, on ne l’a pas précisé, malgré son charme fatigué, son imper à la Bogart, celui dont le nez (cyranesque) précède l’arrivée est un affreux jojo. Peppi (pour les intimes) fait partie des « gregari » comme on les nomme en italien, un de ceux que la Camorra charge des basses besogne. Donner la mort aura été son pain quotidien durant quarante années. Remarquez, il ne s’en plaint pas, il est assez fier d’avoir toujours été un bon travailleur, méticuleux, efficace, évitant bien des souffrances aux victimes désignées. Cet amour du métier, il l’a même transmis à son fils, prunelles de ses yeux. Il ne lui reste plus qu’à prendre définitivement sa retraite… Mais évidemment, un événement imprévu en même temps que douloureux, très douloureux, va l’en empêcher…

Pour répliquer à l'événement en question – la douleur ayant très vite laissé place à la colère –, Peppi appelle à la rescousse son grand ami Totò, surnommé « le boucher » – tout un programme – et nos deux septuagénaires vont reprendre du service. Désormais il ne feront plus de quartier, il ne sera plus question que de vengeance, quoi qu’il puisse leur en coûter. Eux qui furent de dociles petits soldats vont se retourner contre leurs supérieurs qui ne respectent plus les règles. Le plus grand régal du film consistant à entrer dans le jeu de ces personnages très marqués, tout droit sortis de l'univers ultra-codé du polar mafieux. Toni Servillo, dans le rôle de Peppino, excelle, le rendant plus que crédible et étonnamment attachant, alors qu’il n’en mérite vraiment pas tant !
Bien que totalement fictionnelle, l’intrigue s’ancre en partie dans un réalisme très finement observé. Qui connaît Naples prendra plaisir à reconnaitre Rione Sanità, Forcella, Porta Nolana, zones toujours livrées à la criminalité.