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Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 8)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 6/05 au lundi 11/05/2020  Mercredi 6 mai, jour 51 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
Aujourd’hui, mercredi 6 mai de 18h à 19h livraison dans le hall du cinéma des paniers de légumes, oeufs, fromages de chèv...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 7)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 29/04 au mardi 5/05/2020  Mercredi 29 avril, jour 44 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
Aujourd’hui, mercredi 29 avril de 18h à 19h livraison dans le hall du cinéma des paniers de légumes, oeufs, fromages d...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 6)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 22/04 au mardi 28/04/2020  Mercredi 22 avril, jour 37 de l’après La séquence du confiné #34 La séquence précédente était extraite de L’as de pique, premier long métrage de Miloš Forman. Réalisé en 1964, le film suit les a...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 5)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 15/04 au mardi 21/04/2020  Mercredi 15 avril, jour 31 de l’après Comme la semaine dernière, nous vous soumettons ce mercredi quelques suggestions de films à voir (voir colonne de gauche). La semaine dernière c’était la ré...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 4)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 8/04 au mardi 14/04/2020  Mercredi 8 avril, jour 24 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
Aujourd’hui, mercredi 8 avril de 18h à 19h livraison dans le hall du cinéma des paniers de légumes, oeufs, fromages de ...

THE YARDS

James GRAY - USA 2000 1h55mn VOSTF - avec Mark Wahlberg, Joaquim Phœnix, Faye Dunaway, James Caan, Ellen Burstyn...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

THE YARDSAprès le choc provoqué par le premier film de James Gray, le splendide Little Odessa, The Yards a été accueilli avec moins d'enthousiasme. C'est injuste car le film est remarquable, volontairement inscrit dans une tradition américaine dont il ne renie rien, mais d'une force, d'une densité, d'une intensité captivantes. The Yards est une Orestie moderne qui prend les couleurs mordorées des quartiers new-yorkais où a grandi le cinéaste. Reprenant à son compte la tragédie antique, il nous offre un véritable tableau de l'Amérique déchirée en son sein par la lutte des classes et des fratries.

A sa sortie de prison, Leo Handler revient chez lui avec une seule idée en tête : rester dans le droit chemin. Il retrouve sa mère, veuve courageuse qui n'a jamais cessé de l'aimer et qui a "la chance" d'avoir pour beau-frère Frank (imposant James Caan), patron de l'Electric Rail Corporation, qui règne en maître sur le métro du Queens à New-York. Frank est riche, sa demeure est immense et il a à cœur de donner un travail au neveu de sa femme (Faye Dunaway impériale en mater dolorosa).
Léo retrouve au sein de la société son ami d'enfance Willie, voyou play-boy d'autant plus charmeur qu'il reste impuni, brûlant la vie par les deux bouts. Willie a vite fait d'initier Léo aux magouilles de la boîte, lui faisant découvrir l'envers du décor, les délices de la truanderie en col blanc. Car la suprématie de son oncle, ogre ambitieux et prêt à tout, est bâtie sur le crime et le mensonge : entouré d'un staff de gros bras experts, il organise la nuit des déraillements, des sabotages, et pratique comme qui rigole chantage et corruption, digne représentant d'une certaine classe pourrie, qui voit le politicien et l'homme d'affaire travailler de concert avec la mafia. Léo doit apprendre les méthodes du clan, et se retrouve témoin muet d'un meurtre. Détenteur d'un secret explosif, il sera confronté à un choix tragique : trahir les quelques valeurs morales qu'il s'est forgées ou renier les siens au nom de la justice ?

James Gray a su créer une ambiance prenante, inscrivant chaque personnage dans une dramaturgie quasi rituelle. Les femmes sont celles qui devinent et annoncent la tragédie, les hommes s'étouffent de leurs ambitions démesurées, l'innocent paie pour le coupable, expiant les crimes de la communauté. La mise en scène est à la fois âpre, rude, à l'aune des rapports humains qu'elle décrit, et élégante, voire raffinée, dans la grande tradition esthétique du film noir hollywoodien. Alors on songe aux grands qui ont précédé James Gray, à un certain Coppola avec sa trilogie du Parrain, et, plus loin dans le temps, à un autre cinéaste travaillé par la lutte des classe et la conscience des homme, Elia Kazan avec Sur les Quais, rien que ça…

Jeudi 17 Octobre 2019 à 14h30

FIFIB - INVITÉ D’HONNEUR : JAMES GRAY