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Revoir le débat avec Pierre Carles et Philippe Lespinasse (Un bergé et deux perchés à l’Élysée)
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GRÊLE : HALTE AUX MESURETTES, LE CHAOS CLIMATIQUE C'EST L'AFFAIRE DE TOUTE LA SOCIETE
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Interdiction du glyphosate : qu’a voté votre député-e ?
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PROJECTION DES DESSINS RÉALISÉS PAR GIUSEPPE LIOTTI
SUR L’ÉCRAN DE LA SALLE 4, À PARTIR DU 4 JUILLETPROJECTION DES DESSINS RÉALISÉS PAR GIUSEPPE LIOTTIpour les storyboards des films de Matteo Garrone Né à Salerno le 23 juin 1978, Giuseppe Liotti est diplômé en Sciences de la communication. En 2001, il s’investit pendant un an dans une production ...

C'EST LA FÊTE DU CINÉMA
Du Dimanche 1er au Mercredi 4 JUILLET4 euros pour tout le monde à toutes les séances... Lire C'EST LA FÊTE DU CINÉMA...

INDIANARA

Aude CHEVALIER-BEAUMEL et Marcelo BARBOSA - documentaire Brésil 2019 1h24mn VOSTF -

Du 20/11/19 au 10/12/19

INDIANARAS'il est un personnage qui devrait redonner espoir à tous ceux qui se croient au fond du trou, à tous ceux qui croient que leurs luttes interminables sont finalement vaines, c'est bien Indianara Siquiera, femme trans des quartiers populaires de Rio. Une personnalité hors du commun qui est passée par la prostitution (après avoir quitté sa famille à 12 ans avant de se faire opérer à 16) mais qui a finalement réussi par son incroyable ténacité à se faire élire comme suppléante au conseil municipal de Rio de Janeiro, avec un slogan imparable : « une pute au conseil municipal ! ». Autant dire que cette incroyable énergie, Indianara, pilier du Casa Nem, refuges pour gays, lesbiennes et trans en difficultés, doit la chercher loin à l'intérieur d'elle-même tant le quotidien des trans brésiliens n'est pas rose. D'ailleurs le film s'ouvre sur une scène d'enterrement, rappelant que plus de 170 trans ont été tués en 2017, des crimes très souvent impunis, d'autant qu'on soupçonne que nombre d'entre eux sont commis par des unités de la police…

S'en suit l'annonce de l’assassinat par des paramilitaires de Marielle Franco, sociologue LGBT et figure de gauche au conseil municipal de Rio. Durant le tournage du film, Bolsonaro – qui avait déclaré pendant sa campagne vouloir lutter pour éviter que son pays devienne le paradis du tourisme gay – prend le pouvoir, ce qui signe la mort prochaine de la Casa Nem et à terme de ses pensionnaires les plus fragiles.
Tout cela pourrait plomber le film, qui aurait pu être un catalogue de la répression des LGBT dans le Brésil de l'autocrate réactionnaire. Mais non, bien au contraire ! Plus l'adversité est terrible, plus Indianara et ses compagnes et compagnons manifestent avec radicalité, seins nus dans les cortèges, organisant des performances pour énumérer la litanie des victimes de violences, mais aussi se déchainant dans des pool partys, comme si c'était chaque jour la dernière fête.
Au passage, Indianara dessine un autre aspect de la figure du trans, que le cinéma montre trop souvent comme un être en souffrance. Indianara est une trans qui prend en main son destin, peut-être au péril de sa vie mais avec la conviction que les seuls combats qu'on peut regretter sont ceux que l'on n'a pas menés.

« C'est une œuvre qui se donne à nous comme un manuel de survie en terrain hostile, comme un pamphlet d'une immense richesse poétique. C'est enfin la démonstration que partout où nos libertés sont assiégées, c'est encore en puisant au plus profond de nos différences que nous trouverons la force de construire un idéal commun. » (Acid)