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Revoir le débat avec Pierre Carles et Philippe Lespinasse (Un bergé et deux perchés à l’Élysée)
Vendredi 4 janvier, Pierre Carles et Philippe Lespinasse venaient nous présenter leur film sur Jean Lassalle, « Un bergé et deux perchés à l’Élysée » que nous projetons jusqu’au 26 février. Merci à Jamila Jendari et Nicolas Beirnaert pour la captation de ce moment. UN BERGÉ ET DEUX PERCHÉS À L’É...

GRÊLE : HALTE AUX MESURETTES, LE CHAOS CLIMATIQUE C'EST L'AFFAIRE DE TOUTE LA SOCIETE
a Gironde a été durement touchée par la grêle le 26 mai. Plusieurs milliers d’ha de vignes mais aussi de cultures maraîchères et de grandes cultures ont été ravagés. L’entraide collective spontanée s’est organisée dès la fin de semaine. Face à cette situation, la réponse du Ministè...

Interdiction du glyphosate : qu’a voté votre député-e ?
En catimini, à 2h00 du matin mardi 29 mai, une poignée de députés a rejeté l’interdiction du glyphosate, herbicide pourtant reconnu comme toxique pour l’environnement et classé comme « cancérigène probable » par l’Organisation Mondiale de la Santé. Emmanuel Macron s’était engagé à interdure d’ic...

PROJECTION DES DESSINS RÉALISÉS PAR GIUSEPPE LIOTTI
SUR L’ÉCRAN DE LA SALLE 4, À PARTIR DU 4 JUILLETPROJECTION DES DESSINS RÉALISÉS PAR GIUSEPPE LIOTTIpour les storyboards des films de Matteo Garrone Né à Salerno le 23 juin 1978, Giuseppe Liotti est diplômé en Sciences de la communication. En 2001, il s’investit pendant un an dans une production ...

C'EST LA FÊTE DU CINÉMA
Du Dimanche 1er au Mercredi 4 JUILLET4 euros pour tout le monde à toutes les séances... Lire C'EST LA FÊTE DU CINÉMA...

LES CHEMINS DE LA HAUTE VILLE

(Room at the top) Jack CLAYTON - GB 1959 1h58mn VOSTF - avec Simone Signoret, Laurence Harvey, Heather Sears, Donald Wolfit... Scénario de Mordecai Richler et Neil Paterson, d'après le roman de John Braine. Le sacre de la magnifique Simone Signoret : Prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes 1959 - Oscar 1960 de la Meilleure actrice.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LES CHEMINS DE LA HAUTE VILLEÀ la fin des années 1940, dans l'immédiat après-guerre, Jœ Lampton (Laurence Olivier), jeune homme pauvre, débarque dans une petite ville industrielle du Yorkshire pour occuper un modeste emploi de bureau, mais avec l'intention de gravir les échelons de la société. Dans un club de théâtre amateur, il repère une jeune héritière (Heather Sears), sur laquelle il jette son dévolu. Mais la riche famille de Susan fait tout pour décourager le prétendant de basse extraction. En attendant, Jœ ronge son frein dans les bras d'Alice Aisgill, une Française enlisée dans un mariage agonisant, liaison charnelle sur laquelle fleurit un amour apparemment sincère et réciproque. Ainsi pris entre deux feux, Joe se dirige vers un choix nécessairement destructeur.

Sous le schéma éprouvé du triangle amoureux, le film frappe par son réalisme rugueux – qui concerne aussi bien le décor grisâtre du Yorkshire que la peinture relevée des caractères sociaux – et plus encore par sa crudité physique. Les rapports de classe s'éprouvent ici au regard des motivations sexuelles, abordées avec une audace inédite pour l'époque. La séduction populaire de Joe, les mœurs libérées et avides d'Alice, la virginité étourdie de Susan, octroyée à son prétendant comme un sauf-conduit pour la haute société, sont autant d'énergies libidinales qui se rencontrent dans le prolongement du jeu social.
Dans son rôle de femme adultère, scandaleuse au regard de la bienséance provinciale, et dont la beauté solaire lutte pied à pied contre les ravages du temps, Simone Signoret se révèle profondément bouleversante, comme si elle jouait sa vie. Peu à peu, le film tisse une réflexion amère sur le mythe creux de la réussite, qui renferme toujours une forme de compromission.

(M. Macheret, Le Monde)