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Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 8)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 6/05 au lundi 11/05/2020  Mercredi 6 mai, jour 51 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
Aujourd’hui, mercredi 6 mai de 18h à 19h livraison dans le hall du cinéma des paniers de légumes, oeufs, fromages de chèv...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 7)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 29/04 au mardi 5/05/2020  Mercredi 29 avril, jour 44 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
Aujourd’hui, mercredi 29 avril de 18h à 19h livraison dans le hall du cinéma des paniers de légumes, oeufs, fromages d...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 6)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 22/04 au mardi 28/04/2020  Mercredi 22 avril, jour 37 de l’après La séquence du confiné #34 La séquence précédente était extraite de L’as de pique, premier long métrage de Miloš Forman. Réalisé en 1964, le film suit les a...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 5)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 15/04 au mardi 21/04/2020  Mercredi 15 avril, jour 31 de l’après Comme la semaine dernière, nous vous soumettons ce mercredi quelques suggestions de films à voir (voir colonne de gauche). La semaine dernière c’était la ré...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 4)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 8/04 au mardi 14/04/2020  Mercredi 8 avril, jour 24 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
Aujourd’hui, mercredi 8 avril de 18h à 19h livraison dans le hall du cinéma des paniers de légumes, oeufs, fromages de ...

LE CHOIX D’ALI

Écrit et réalisé par Amor HAKKAR - France 2019 1h33mn - avec Yassine Benkhadda, Sophia Chebchoub, Hafida Tahri, Florian Guillaume...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LE CHOIX D’ALIAli est jeune, beau, insouciant, il vit à Paris et il est heureux : il partage depuis deux ans une histoire d'amour tout en douceur avec Éric, son compagnon timide.
Et puis, la vie… Sa vie d'avant, sa vie à Besançon qu'il avait fui il y a cinq ans pour échapper à l'étouffement d'un quartier intolérant, d'une famille qui ressentait ses amours comme une honte, une maladie à soigner… lui revient tout à coup en plein cœur par un appel inquiet de sa sœur : sa mère vient d'être hospitalisée en urgence. Ali n'hésite pas une seconde, même s'il se doute que son père ne lui ouvrira pas spontanément les bras, même s'il sait que son frère a grandi en son absence et le considère comme une sorte d'étranger, même s'il redoute que son quartier de jeunesse ne se soit encore plus replié sur lui-même, et même si Éric ne comprend pas cette subite décision de partir en pleine nuit pour rejoindre Besançon, peut-être un peu jaloux de cet attachement à une famille qui éloigne son compagnon de lui.
Les racines d'Ali, malgré tout, l'attachent à cette ville, à ce quartier qu'il avait quittés apparemment sans regrets. Il n'a jamais été très causant, il faudrait qu'il en dise davantage à Éric qui fait l'effort de l'accompagner, qu'il explique, qu'il raconte l'intolérance, la haine, le rejet d'une famille où l'homosexualité est haram, péché si intolérable que cinq ans d'éloignement ne suffisent pas à oublier et à faire oublier. Il ne comprend pas, Éric, pourquoi Ali lui demande de ne pas l'accompagner à l'hôpital, de rester à l'hôtel, de ne pas afficher leur relation… Ali devrait lui dire la culpabilité qui se mélange à cet amour filial et lui pourrit la vie, le fait se sentir responsable des soucis de santé de sa mère, il devrait lui expliquer combien ce retour sur sa vie passée le tourneboule et le déchire… mais jamais le beau visage ne laisse entrevoir le mal profond qui le ronge, et les mots ne lui viennent pas…

On avait aimé les films précédents d'Amor Hakkar : La Maison jaune, Quelques jours de répit… et on aime celui-ci tout autant ! Dans le contexte d'une industrie du cinéma qui fait son gras sur les recettes de divertissements creux et de blockbusters omniprésents, ce franc-tireur arrive néanmoins, miraculeusement, à tracer son chemin, obstiné, modeste et formidable, nourri de sa propre histoire qui fait de lui un réalisateur au parcours peu banal : originaire des Aurès, arrivé à Besançon à l'âge de six mois, il grandit dans un bidonville de la cité Founottes dont il s'extirpera en partie grâce au soutien de l'abbé Chays, un de ces bonshommes qui, après avoir pris position pendant la guerre d'Algérie, ont continué à militer pour l'émancipation des migrants… il faudra qu'on vous en cause un jour… Amor Hakkar a très vite pris goût à l'écriture, au cinéma et à toutes ces choses qui vous ouvrent au vaste monde, vous donnent du plaisir et après avoir écrit un premier roman, il s'est essayé à réaliser des courts-métrages, puis des documentaires, puis une première fiction, La Maison jaune déjà citée, célébrée et primée abondamment. Parce qu'il n'est pas évident d'arriver à faire des films en se pliant aux contraintes du marché, il a créé sa propre maison de production, distribuant lui-même ses films… Un parcours dont on se doute qu'il n'a pas été simple et facile et ses films, jamais vains, n'en sont que plus personnels, racontant le monde au travers de fictions subtilement ancrées dans le réel, avec des personnages qui s'en accommodent comme ils peuvent…