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Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 8)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 6/05 au lundi 11/05/2020  Mercredi 6 mai, jour 51 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
Aujourd’hui, mercredi 6 mai de 18h à 19h livraison dans le hall du cinéma des paniers de légumes, oeufs, fromages de chèv...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 7)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 29/04 au mardi 5/05/2020  Mercredi 29 avril, jour 44 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
Aujourd’hui, mercredi 29 avril de 18h à 19h livraison dans le hall du cinéma des paniers de légumes, oeufs, fromages d...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 6)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 22/04 au mardi 28/04/2020  Mercredi 22 avril, jour 37 de l’après La séquence du confiné #34 La séquence précédente était extraite de L’as de pique, premier long métrage de Miloš Forman. Réalisé en 1964, le film suit les a...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 5)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 15/04 au mardi 21/04/2020  Mercredi 15 avril, jour 31 de l’après Comme la semaine dernière, nous vous soumettons ce mercredi quelques suggestions de films à voir (voir colonne de gauche). La semaine dernière c’était la ré...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 4)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 8/04 au mardi 14/04/2020  Mercredi 8 avril, jour 24 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
Aujourd’hui, mercredi 8 avril de 18h à 19h livraison dans le hall du cinéma des paniers de légumes, oeufs, fromages de ...

SÉRÉNADE À TROIS

(Design for living) Ernst LUBITSCH - USA 1933 1h31mn VOSTF - avec Miriam Hopkins, Gary Cooper, Fredric March, Edward Everett Horton... Scénario de Ben Hecht et Noel Coward d'après sa pièce de théâtre.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

SÉRÉNADE À TROISSubversif… Le qualificatif sied parfaitement à Ernst Lubitsch (1892-1947). Le réalisateur d'origine allemande, débarqué à Hollywood en 1923, semble prendre un malin plaisir à provoquer les spectateurs en leur donnant à voir des histoires scandaleuses où les clichés volent en éclats en même temps que les convenances. Ses romances sont tout sauf des bluettes. Elles comportent, presque toujours, un sous-texte révolutionnaire pour l'époque. Se jouant des codes de la séduction, où les hommes sont censés mener la danse, elles confient souvent le rôle de leader aux femmes et distillent régulièrement un discours propre à faire sursauter les censeurs.

Sérénade à trois est, de ce point de vue, très représentatif de l'œuvre du metteur en scène. Adaptation d'une pièce de boulevard de Noël Coward qui avait rencontré un succès phénoménal à Broadway en 1932, ce film raconte l'histoire d'une jeune femme incapable de choisir entre deux hommes ô combien séduisants qu'elle rencontre dans un train entre Marseille et Paris et qui décide donc d'assumer une relation à trois, au vu et au su de tous. Les deux garçons sont copains, leur amitié pâtira-t-elle de ce triangle amoureux ? That is the question.

Trente ans avant le Jules et Jim de François Truffaut, il fallait un sacré culot pour proposer, dans une Amérique puritaine, une telle intrigue, une telle comédie sagement dévergondée, tranquillement amorale ! Mais du toupet, Lubitsch en a. Et tout son génie est de faire passer ses pires audaces, la représentation des situations les plus osées, avec innocence. Cette « Lubitsch touch » qui transforme des scènes improbables (et parfois scabreuses) en blagues jamais vulgaires s'illustre ici avec brio. Les dialogues pétillent, les péripéties s'enchaînent avec légèreté. Les étreintes ressemblent à des pas de danse…

(B. Eschapasse, Le Point)