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Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 8)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 6/05 au lundi 11/05/2020  Mercredi 6 mai, jour 51 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
Aujourd’hui, mercredi 6 mai de 18h à 19h livraison dans le hall du cinéma des paniers de légumes, oeufs, fromages de chèv...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 7)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 29/04 au mardi 5/05/2020  Mercredi 29 avril, jour 44 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
Aujourd’hui, mercredi 29 avril de 18h à 19h livraison dans le hall du cinéma des paniers de légumes, oeufs, fromages d...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 6)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 22/04 au mardi 28/04/2020  Mercredi 22 avril, jour 37 de l’après La séquence du confiné #34 La séquence précédente était extraite de L’as de pique, premier long métrage de Miloš Forman. Réalisé en 1964, le film suit les a...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 5)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 15/04 au mardi 21/04/2020  Mercredi 15 avril, jour 31 de l’après Comme la semaine dernière, nous vous soumettons ce mercredi quelques suggestions de films à voir (voir colonne de gauche). La semaine dernière c’était la ré...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 4)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 8/04 au mardi 14/04/2020  Mercredi 8 avril, jour 24 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
Aujourd’hui, mercredi 8 avril de 18h à 19h livraison dans le hall du cinéma des paniers de légumes, oeufs, fromages de ...

Suite aux dernières mesures gouvernementales, le cinéma est fermé

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)



JOURNAL DE BORD D'UN CINÉMA FERMÉ


ou comment apprendre à vivre avec le Covid 19
(on a raté les 18 épisodes précédents, c'est pour ça qu'on n'y comprend rien)


Utopia-salle(


Nous restons en contact via le site, les réseaux sociaux et par courriel.
Vous pouvez aussi faire un tour sur les journaux de bord et les bonnes idées de nos collègues d’Utopia Avignon, Montpellier, Saint-Ouen l’Aumône & Pontoise et Toulouse (Borderouge) & Tournefeuille.




Mardi 28 avril, jour 43 de l’après


La séquence du confiné #40


Hier, la séquence était extraite de La frontière de l’aube de Philippe Garrel. On y suit François, un jeune photographe qui noue une relation passionnelle avec Carole, une star de cinéma. Mais Carole est atteinte d’un profond désespoir et leur liaison trouve un terme brutal. La vie de François reprend un cours ordinaire quand il se remet en couple avec une autre femme. Mais le fantôme de Carole viendra bientôt le hanter… Philippe Garrel continuer d’explorer dans La frontière de l’aube les thèmes réccurents de son cinéma. Comme toujours, sa caméra saisit les frémissements amoureux avant que ne s’installent les abîmes du doute et du vide. Dans un noir et blanc ténébreux, Garrel adopte ici une mise en scène à nue, notamment lors des scènes surnaturelles qui revendiquent ouvertement leur primitivité cinématographique. L’amour et le cinéma ont toujours eu chez Garrel une dimension spectrale, quelque part entre le désir d’absolu et la souveraineté du temps.


Aujourd’hui, séquence #40 : une radiographie des blessures de l'âme. Film programmé chez nous 11 septembre au 5 novembre 2013.




Lundi 27 avril, jour 42 de l’après


La séquence du confiné #39


La séquence d’hier était tirée de L’aventure de Madame Muir de Joseph L. Mankiewicz, avec Gene Tierney et Rex Harrison. Dans l’Angleterre du début du XXe siècle, une jeune veuve indépendante et moderne décide d’aller vive seule avec sa fille et sa domestique dans une maison près de la mer. La demeure est hantée par le fantôme du capitaine Clegg. Loin de se laisser effrayer, la jeune femme en fait vite son confident et une relation naît entre eux. Mais Madame Muir cède parallèlement aux avances - bien réelles mais trompeuses - d’un célèbre écrivain. Le fantôme du capitaine cesse alors d’apparaître… Quatrième film seulement pour Joseph Mankiewicz et déjà un chef d’oeuvre, tant par sa mise en scène qui mêle intelligemment surnaturel et réalité, que par la force des émotions qu’il provoque. L'aventure de Madame Muir est un mélodrame déchirant sur l’amour perdu, sur les mirages de l’imaginaire et les vraies déceptions de la vie.


Aujourd’hui, séquence #39 : une histoire de fantôme à nouveau et de passion destructrice... Programmé chez nous du 15 octobre au 4 novembre 2008.




Dimanche 26 avril, jour 41 de l’après


La séquence du confiné #38


Hier, la séquence était extraite de Personal Shopper d’Olivier Assayas. Nous avions déjà proposé une séquence du même réalisateur avec son film précédent Sils Maria. Personal Shopper en est à la fois l’extension et le revers. On y suit Maureen (Kristen Stewart, exceptionnelle), une jeune américaine conseillère de vente auprès d’une célébrité pour qui elle dégote les dernières tenues et bijoux à la mode. Un travail de l’ombre ingrat où règne l’argent, mais dont Maureen sait s’échapper. En secret, Maureen utilise ses dons de médium pour tenter d'établir un contact avec son frère jumeau récemment décédé.
La séquence proposée montre l’hybridation au sommet telle que l'affectionne Olivier Assayas, le film alternant constamment entre l’élégance d’une mise en scène classique et l’omniprésence des images nouvelles qui envahissent nos vies (téléphones, visioconférence, etc). Reflexion profonde sur les images et les faux-semblants, Personal Shopper est le portrait d’une femme libre qui tente d’articuler deux mondes disjoints : un quotidien saturé de superficiel et le besoin d’explorer en profondeur les faces cachées de nos existences hypermatérialistes.


Aujourd’hui, séquence #38 : restons dans les mondes parallèles avec, cette fois, un fantôme d’amour… Film programmé chez nous du du 15 avril au 5 mai 2009.




Samedi 25 avril, jour 40 de l’après


La séquence du confiné #37


Hier, la séquence était extraite de No home movie, le dernier film de Chantal Akerman, sorti juste après sa disparition brutale fin 2015. Chantal Akerman y filme sa mère au seuil de la mort dans son appartement à Bruxelles, enregistrant dans de longs plans des instants de vie ordinaires, brassant les souvenirs d'une relation mère-fille fusionnelle. Sa mise en scène est toujours aussi inventive et poétique, ses plans toujours très pensés bien que débarrassés des apprêts esthétiques habituels. Au creux des appartements et des cuisines, ce lieu des femmes que Chantal Akerman a si bien filmé, si peu se dit entre la mère et sa fille. Et pourtant, tout se ressent. No home movie est un dernier film somme, la dernière œuvre précieuse d’une cinéaste exceptionnelle. A la mort de Chantal Akerman, Utopia (dans un élan porté par Aurore) a proposé de revoir une grande partie de son œuvre du 16 juin 2016 au 10 février 2017, dans ce qui reste le plus long hommage jamais consacré à un(e) cinéaste dans notre cinéma.


Aujourd’hui, séquence 37 : restons "dans" les écrans avec un fantôme en quête de son double. Film programmé du 14 décembre 2016 au 17 janvier 2017 après une avant-première en présence du réalisateur dans le cadre du FIFIB.




Vendredi 24 avril, jour 39 de l’après


Comme chaque semaine, nous vous proposons quelques modestes nourritures cinématographiques pour le temps du confinement. Notre but est de mettre en lumière le travail exceptionnel de certains distributeurs indépendants privés de toiles blanches pour diffuser leurs films. La location ou l'achat de films auprès d'eux est une façon de les soutenir, ils en ont besoin ! Par ailleurs, certains d'entre eux ont accepté d'offrir aux spectateurs d'Utopia certains de leurs films pour tenir le coup en attendant la réouverture. Nous les en remercions chaleureusement. Cela prouve que les relations entre les créateurs/distributeurs, Utopia et les spectateurs ne sont pas ordinaires.


C'est ainsi qu'après ÊTRE PLUTÔT QU’AVOIR ?, la réalisatrice indépendante Agnès Fouilleux nous offre la possibilité de (re)voir son film SMALL IS BEAUTIFUL, qui avait fait la "une" de notre gazette à sa sortie et qui nous parle avec intelligence et humanité de l’agriculture aujourd’hui. Agnès Fouileux analyse méticuleusement les raisons de son industrialisation et fait la part belle aux expériences alternatives. Par les temps qui (ne) courent (plus), c’est une bénédiction !


Côté fiction, après ROYAL AFFAIR, le distributeur Jour2fête nous permet de voir gratuitement et pour une durée limitée un des grands succès des salles Utopia à sa sortie en 2007 : LE BONHEUR D’EMMA, rencontre savoureuse entre une jeune agricultrice solitaire et un homme en fuite…


Par ailleurs, nous vous réinvitons à faire un tour du côté de l’excellente boutique VOD (vidéo à la demande) des Mutins de Pangée. Vous y trouverez non seulement toutes leurs productions (de nombreux documentaires passionnants sur des enjeux de société) mais également des fictions de cinéma que nous vous proposions encore très récemment dans nos salles.


Parallèlement, vous pourrez trouver en VOD chez le distributeur indépendant Shellac l’exceptionnel film MARTIN EDEN de Pietro Marcello, adaptation du célèbre roman de Jack London, transposé à l’Italie du XXe siècle. Ne le ratez pas, c’est foisonnant, poétique, intelligemment politique. Un des meilleurs films de l’année 2019 !


Les liens vers toutes ces propositions sont dans la colonne de gauche de la page d'accueil de notre site.



La séquence du confiné #36


Hier, vous aurez reconnu John Travolta dans Blow out de Brian De Palma, réalisé en 1981. Un soir, alors qu’il fait des prises de sons dans un parc pour les besoins d’un film, un ingénieur du son assiste à l’accident d’une voiture qui plonge à toute allure dans la rivière. Sans hésitation, il saute et parvient à sauver une jeune femme. Mais le conducteur est déjà mort. En rentrant chez lui, il perçoit des sons suspects sur les bandes audio qui ont tout capté de l’événement. Dès lors, il va tenter de découvrir la vérité qui se cache derrière ce qui ne semblait être qu’un banal accident de voiture…
La séquence proposée est très représentative du cinéma de De Palma qui, très souvent, s’articule autour de scènes clefs - toujours techniquement exceptionnelle et savamment orchestrée - qu’il appartient aux personnages et aux spectateurs de disséquer pour faire surgir la vérité. Ici, par la seule écoute, le personnage comprend la cause de l’éclatement du pneu. Notez à quel point les mouvements de caméras excellent à recréer l’espace physique de la scène que l’ingénieur tente de reconstruire. Le son est certes au centre, mais l’image n’est pas en reste. De Palma met ici en place un jeu très important sur les couleurs : le visage éclairé de rouge, les iris bleus de Travolta et le blanc de ses yeux forment les couleurs du drapeau américain. Drapeau que le personnage ne va pas tarder à croiser dans cette enquête aux enjeux plus grands qu’il n’imaginait… Tout simplement brillant !


Aujourd’hui, séquence #36 : c’est ce qui s’appelle savoir filmer l’indicible. Film programmé chez nous du 16 au 29 mars 2016.




Jeudi 23 avril, jour 38 de l’après


La séquence du confiné #35


Hier, la séquence était extraite du splendide Les éternels de Jia Zhangke (dont il s’agit du 2ème film proposé dans ce quiz, après A touch of sin). Les éternels suit, sur une quinzaine d’années et dans différentes provinces de la Chine, la vie d’une femme amoureuse d’une figure de la pègre. Un soir, elle sauve la vie de son amant en tirant un coup de feu lors d’un règlement de comptes entre gangs. Après avoir purgé sa peine de prison, elle tente avec courage et obstination de retrouver l’amour de son homme, mais en quelques années, la mafia s’est disloquée et c’est toute la Chine qui a changé… La séquence proposée hier est un gimmick de la mise en scène de Jia Zhangke qui scande régulièrement ses récits de chansons pop, comme autant des marqueurs temporels et des souvenirs collectifs de son pays. Ici, entre l’arrivée de l’homme d'affaires fortuné et la perte symbolique du revolver par le parrain local, la musique occidentale des Village People scelle l’union explosive du capitalisme débridé et des structures traditionnelles de mafia chinoise.


Aujourd’hui, séquence #35 : petit traité de mise en scène où le son se révèle plus authentique que l’image. Réponses et commentaires à l’adresse habituelle : bordeaux@cinemas-utopia.org.




Mercredi 22 avril, jour 37 de l’après


La séquence du confiné #34


La séquence précédente était extraite de L’as de pique, premier long métrage de Miloš Forman. Réalisé en 1964, le film suit les aventures de Petr, un jeune homme de 16 ans qui décoche un boulot dans une supérette. Le patron lui demande d’espionner les clients afin d’éviter les vols mais Peter se montre vite totalement inefficace et préfère courtiser les jeunes filles lors de ses filatures… Par la liberté de mise en scène, par son analyse d’une société régie par la surveillance et l’obéissance, L’as de pique constitue une petite révolution dans l’histoire du cinéma des pays d’Europe de l’Est, juste avant que Forman ne doive s’exiler aux Etats-Unis, à la suite du Printemps de Prague, en 1968.


Aujourd’hui, séquence #34, avec une fresque romanesque et un bouleversant portrait de femme. Programmé chez nous du 27 février au 23 avril 2019.

Retrouvez ci-dessous les anciennes publications du journal du bord d'un cinéma fermé
Journal de la semaine 1 - Journal de la semaine 2 - Journal de la semaine 3 -
Journal de la semaine 4 - Journal de la semaine 5