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Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 8)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 6/05 au lundi 11/05/2020  Mercredi 6 mai, jour 51 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
Aujourd’hui, mercredi 6 mai de 18h à 19h livraison dans le hall du cinéma des paniers de légumes, oeufs, fromages de chèv...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 7)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 29/04 au mardi 5/05/2020  Mercredi 29 avril, jour 44 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
Aujourd’hui, mercredi 29 avril de 18h à 19h livraison dans le hall du cinéma des paniers de légumes, oeufs, fromages d...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 6)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 22/04 au mardi 28/04/2020  Mercredi 22 avril, jour 37 de l’après La séquence du confiné #34 La séquence précédente était extraite de L’as de pique, premier long métrage de Miloš Forman. Réalisé en 1964, le film suit les a...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 5)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 15/04 au mardi 21/04/2020  Mercredi 15 avril, jour 31 de l’après Comme la semaine dernière, nous vous soumettons ce mercredi quelques suggestions de films à voir (voir colonne de gauche). La semaine dernière c’était la ré...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 4)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 8/04 au mardi 14/04/2020  Mercredi 8 avril, jour 24 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
Aujourd’hui, mercredi 8 avril de 18h à 19h livraison dans le hall du cinéma des paniers de légumes, oeufs, fromages de ...

LE VEUF

(IL VEDOVO) Dino RISI - Italie 1959 1h32mn VOSTF - avec Alberto Sordi, Franca Valeri, Livio Lorenzon, Nando Bruno... Scénario de Fabio Carpi, Sandro Continenza, Dino Risi, Rodolfo Sonego et Dino Verde.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LE VEUFComme Il Mattatore, Le Veuf appartient à la première salve des comédies réalisées par Dino Risi, qui connaîtra une première apogée (en tout cas critique et publique) en 1962 avec Le Fanfaron. Des films peu connus, très peu voire jamais montrés – en tout cas en salle – et qui méritent d'être redécouverts tant ils sont emblématiques d'un cinéma italien d'une extraordinaire vitalité en même temps que révélateurs lucides et caustiques d'une société italienne en plein boom économique mais en plein marasme moral.

Porté par un Alberto Sordi génial, le film brosse le portrait d'Alberto Nardi, hommes d'affaires raté, constructeur d'ascenseurs qui ont la fâcheuse manie de se décrocher et qui trouvent donc de moins en moins preneur, baratineur inlassable qui finit tout de même par lasser les plus patients de ses interlocuteurs à qui il essaie en permanence de soutirer de l'argent… Et le plus rageant pour Alberto c'est que, s'il est lui-même fauché comme les blés, il a sous la main une épouse pleine aux as, Elvira, rejetonne d'une famille de la très grande bourgeoisie. Le malheur, c'est qu'Elvira est loin d'être une imbécile et qu'elle sait depuis longtemps à quoi s'en tenir quant aux capacités entrepreneuriales de son lamentable époux, qu'elle méprise ouvertement et qu'elle rabroue en société dès qu'elle en l'occasion. Résultat pratique : il ne faut pas compter sur elle pour mettre une lire dans les ascenseurs Nardi en chute libre…
Alors Alberto essaie de donner le change, plastronne, baratine, s'invente de futurs contrats mirobolants, s'entoure de collaborateurs qu'il rudoie comme il se doit, fait le vieux beau en entretenant une plate liaison avec une jeunette ravissante… Et quand il s'oublie, Alberto se laisse à espérer devenir veuf, donc riche héritier… Et c'est là que les circonstances vont lui jouer un sacré tour de cochon…

La charge est féroce, l'humour noir, et le personnage de Nardi/Sordi tellement misérable qu'il en devient touchant.