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Quiz des "trente dernière secondes" du n°1 au n°50
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Le monde du silence
LE MONDE DU SILENCE Mardi 15, Mercredi 16, Samedi 19 et Dimanche 20 décembre, le cinéma Utopia de Bordeaux assurera symboliquement les séances initialement prévues dans son programme de réouverture. Les projecteurs seront allumés, les salles seront dans le noir et les images défileront sur nos écran...

Dimanche 26 SEPTEMBRE 2021à 18h15

POLITIQUE BARBARE : TROIS FILMS D’YVES BOISSET


Journée proposée par Fabien Nury, l’association Polar en Cabanes et les Rencontres « La Classe ouvrière, c’est pas du cinéma ». En partenariat avec la librairie Le Passeur

Ticket groupé pour les trois films : 12 euros, en prévente au cinéma à partir du Jeudi 16 Septembre – Possibilité d’acheter une place pour un seul film, aux tarifs habituels, en vente seulement le Dimanche 26.

LE JUGE FAYARD DIT « LE SHÉRIFF »

Yves BOISSET - France 1977 1h52mn - avec Patrick Dewaere, Aurore Clément, Philippe Léotard, Michel Auclair, Jean Bouise, Jean-Marc Thibault... Scénario d’Yves Boisset et Claude Veillot.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LE JUGE FAYARD DIT « LE SHÉRIFF »Le Juge Fayard, sorti en 1977, semble conventionnel : un bon polar du dimanche comme il s’en faisait une vingtaine par an dans les seventies… A ceci près qu’il s’agit encore d’une histoire vraie : celle du Juge Renaud, assassiné deux ans plus tôt car il tentait d’établir des liens entre le gangstérisme lyonnais et le tristement célèbre SAC (Service d’Action Civique), police parallèle gaulliste puis pompidolienne, qui continuera de sévir jusqu’à la tuerie d’Auriol, en 1984. En clair : des braqueurs et des trafiquants, dont des anciens de l’OAS, financent une bonne partie de la droite française.
Cocasserie : le SAC obtint par voie de justice (!) que son acronyme soit censuré et remplacé par des Bips. Le public ne s’y est pas trompé, et hurlait « SAC, assassins » dans les salles, à chaque bip. Ajoutons qu’il s’agit d’un des meilleurs rôles de Dewaere, et que le film n’a rien d’une hagiographie (le juge trop pugnace emploie des méthodes discutables et provoque sa propre fin, terrible).

Voilà pour le fond. Certes, il n’est pas « subtil », mais pourquoi le serait-il ? Qu’y a-t-il de subtil à mutiler et assassiner un militant au fond d’une cave ? À entraîner des jeunes Français à la torture, la folie et la mort ? A braquer des convois de fonds pour financer des campagnes électorales ?
30 ans plus tard, le paysage politique et criminel français offre toujours pléthore d’affaires (Bygmalion, Karachi, Kadhafi, etc) que l’on ne voit JAMAIS sur les écrans… Et l’on attend toujours que le cinéma grand public français cesse un peu d’être « subtil » et « nuancé » pour aborder les sujets qui fâchent.

(Fabien Nury)