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Jeudi 23 JUIN 2022 à 20h15

CINÉMA RETROUVÉ en ouverture du cycle PASOLINI, 100 ANS


Rendez-vous mensuel, consacré aux films classiques et aux raretés du cinéma mondial en copies restaurées, proposé par l’association RIFIFI en partenariat avec Positif.
Un cycle de séances pour renouer avec le patrimoine cinématographique dans les meilleures conditions - Séance précédée d'une présentation

LA MORT DE BELLE

Edouard MOLINARO - France 1961 1h31mn - avec Jean Desailly, Alexandra Stewart, Monique Mélinand, Yvette Étiévant, Jacques Monod, Marc Cassot, Yves Robert... Scénario de Jean Anouilh, d’après le roman de Georges Simenon. Musique de Georges Delerue - Copie restaurée 4K.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LA MORT DE BELLEFestival Lumière à Lyon en octobre dernier, une adaptation de Georges Simenon – invisible depuis sa sortie il y a soixante ans – fait grand bruit au sein des copies restaurées qui y sont présentées. Totalement fidèle à la forme et à l’esprit donnés par son auteur, ce thriller psychologique troublant et magnifiquement interprété est signé… Edouard Molinaro.
Stéphane Blanchon, professeur suisse, mène une vie de couple tranquille. Routine bouleversée par l’arrivée sous son toit de Belle, une jeune étudiante américaine. Un soir qu’il est seul en sa présence dans la maison, Belle est étranglée. Stéphane ne s’est rendu compte de rien, on le soupçonne pourtant rapidement…
Outre l’éclatante réussite de son ambiance faussement feutrée, rongée peu à peu par l’état psychologique d’un formidable Jean Desailly, La Mort de Belle fait partie de ces films oubliés de l’histoire du cinéma car à cheval sur plusieurs cases, perdus dans la transition des formes. Fortement marqué par l’adaptation du dramaturge Jean Anouilh, le film modernise le polar à la française des années 50 (Duvivier ou Grangier) sous l’influence évidente de la Nouvelle Vague (au générique : Alexandra Stewart, George Delerue et Pierre Kast non crédité). Jean Desailly incarnant d’ailleurs cette évolution, en passant de Claude Autant-Lara à François Truffaut. Le film tutoie ainsi Claude Chabrol dans sa future compréhension de l’univers si unique du romancier. Mais Molinaro ne sera jamais adoubé par les « jeunes turcs » des Cahiers du cinéma…
Scandé par les ruminations de Desailly (un procédé narratif repris l’année suivante avec Bernard Blier dans le formidable Le 7e juré de Lautner), le film pousse ses personnages vers leurs destins et confronte les élans passionnels au couperet de la Loi. Fidèle au thème central du romancier, « l’homme nu », débarrassé de ses apparats sociaux, Molinaro se garde de tout jugement moral dans l’étude d’une tragédie qui fait basculer des vies jusqu’alors sans histoires.
Pour beaucoup, le cinéaste d’origine bordelaise reste associé aux grandes heures de la comédie française : un tandem contrarié avec Louis de Funès (Oscar, Hibernatus), un autre avec Jacques Brel (Mon oncle Benjamin, L’Emmerdeur), La Cage aux folles et quelques déviances pelliculées prisées des amateurs tel l’improbable Dracula père et fils avec Christopher Lee et… Bernard Menez. Mais c’est oublier qu’en début de carrière, Molinaro signe une trilogie de polars exceptionnels : Des femmes disparaissent, autour d’un réseau de prostitution, Un témoin dans la ville d’après Boileau-Narcejac, avec un Lino Ventura implacable, et cette Mort de belle, enfin exhumée et restaurée !
Une des plus rares et belles adaptations de l’immense Georges Simenon, rien de moins !