UTOPIA SAINTE BERNADETTE
5 avenue du Docteur Pezet, 34090 Montpellier (Tram 1 Saint Eloi)


INFOS PRATIQUES et TARIFS

LA GAZETTE UTOPIA (à télécharger au format PDF)
Où trouver la gazette (carte des dépôts)

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

SÉANCES BÉBÉS
Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son pouc...

À LA VIE À LA MORT
Quelle joie de se retrouver sous les étoiles hier à Berat, en Haute-Garonne!Expo, rencontre et ciné avec Nevada. Quel bonheur.Déjà 200 personnes pour les prémisses d’un nouveau lieu vivant et pluridisciplinaire co animé par les habitants. Ce sont les premières festivités de l’été d’Utopia et du ...

Loi « sécurité globale » : « un outil pour permettre aux forces de l’ordre de cacher leurs dérapages »
Lu dans le journal Le Monde https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2020/11/05/loi-securite-globale-un-outil-pour-permettre-aux-forces-de-l-ordre-de-cacher-leurs-derapages_6058574_1653578.htmlJournalistes indépendants, collectifs, associations et syndicats se mobilisent contre un texte qu’...

LA CASE DE L'ONCLE SPOCK - S01E02

Séance unique le jeudi 12 décembre à 20h30.

LES RÉVOLTÉS DE L'AN 2000

(¿Quién puede matar a un niño?) Narciso Ibanez Serrador - Espagne 1977 1h46mn VOSTF - avec Lewis Fiander, Prunella Ransome... Interdit aux moins de 16 ans.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LES RÉVOLTÉS DE L'AN 2000Plus impénétrable que la symbolique rosicrucienne, plus redoutable que le triangle des Bermudes, plus obscure que l'Amicale anarcho-bayrouiste de Sainte-Sévère Sur Indre, il faudra un jour que des spéléologues cinéphiles radicaux osent se pencher sur le mystère des traductions de titres de films en France… Car enfin, dans ce ¿Quién puede matar a un niño? (littéralement « Qui peut tuer un enfant ? »), à des années-lumières de la fable post-apocalyptique promise, il n'est en fait question ni de révoltés, ni de l'an 2000. Et pourtant, Les Révoltés de l’an 2000 (appelons-le comme ça) est de ces œuvres inclassables, rarement vues, mais qui, de rarissimes projections festivalières en pauvres éditions VHS, se sont imposées dans la durée comme des références auxquelles personne n'oserait refuser l'appellation tellement galvaudée de « films cultes » (il a depuis fait l’objet d’une - très belle - édition DVD chez Wild-Side).
Voir Les Révoltés de l’an 2000, une fois digéré le flot d'adrénaline, c'est comprendre d'un seul coup la singularité du cinéma fantastique espagnol, boire à la source d'inspiration, toutes nationalités confondues, de moult « petits maîtres contemporains » du genre, et découvrir (mais on s'en doutait un peu) que M. Night Shyamalan n'a rien – mais vraiment rien – inventé… Tourné en 1975, ¿Quién puede matar a un niño?, film-objet aussi terrifiant que mal-aimable, situé au croisement des Oiseaux d'Hitchcock, Sa majesté des mouches de Peter Brook et Cria Cuervos de Carlos Saura, ne sortira brièvement qu'en 1977, bien après la mort de Franco, et encombré d'une étonnante réputation de film communiste.

Comment en dire assez sans en dire trop ? Si le réalisateur met délibérément en exergue de son film les images d'un xxe siècle d'une effroyable barbarie, il nous plonge rapidement au cœur des années soixante-dix, dans cette Espagne où le franquisme n'en finit pas d'agoniser et qui vit pour beaucoup des touristes venus de l'Europe profiter des plages ensoleillées et d'une peseta au cours avantageux. Tels Tom et Evelyn, un couple anglais en voyage dans le sud, qui arrive un matin sur la petite île tranquille d’Almozora. Étonnamment tranquille. Tellement tranquille qu'elle en deviendrait inquiétante. Ils y découvrent un village déserté, que les adultes semblent avoir abandonné aux mains d'enfants aux regards d'anges…