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Le blog des profondeurs...
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SÉANCES BÉBÉS
Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son pouc...

CINÉ TRICO'THÉ
Édition spéciale : journée mondiale du tricot !APPEL A CONTRIBUTIONPour cette fois-ci nous vous proposons un tru un peu spécial … tricoter une petite pièce, peu importe la taille, la forme ou la couleur, pour faire du Yarn Bombing !     Quésaco ? Le Yarn Bombing consiste à re...

Mangez-vous les uns les autres (petite histoire du cannibalisme au cinéma)
Et si le cannibalisme organisé était, face à la pénurie future des ressources alimentaires, une solution d’avenir ? C’est l’hypothèse émise dans Soleil Vert en 1973. Le cannibalisme, tabou ultime de nos sociétés occidentales, a été pratiqué partout et en tout temps, la transsubstantiation chrét...

MOI, UN NOIR

Ecrit et réalisé par Jean ROUCH - France 1958 1h12mn - avec Oumarou Ganda, Petit Toure, Alassane Maiga... Prix Louis Delluc 1958.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

MOI, UN NOIRAvec cette œuvre foisonnante et inclassable tournée à l’aube de la Nouvelle Vague, le maître du documentaire ethnographique brouille résolument la ligne de partage entre le cinéma scientifique et la fiction. « Pendant six mois, j’ai suivi un petit groupe de jeunes Nigériens à Treichville. Je leur ai proposé de faire un film où ils joueraient leur propre rôle et où ils auraient le droit de tout faire et de tout dire. C’est ainsi que nous avons improvisé ce film. »

À partir de ce dispositif inédit, le cinéaste s’attache à la trajectoire d’un jeune homme originaire de Niamey, venu à Abidjan pour trouver du travail. Se faisant appeler « Edward G. Robinson », il raconte en voix-off qu’il est manœuvre journalier à la merci des employeurs. Grâce à la tonalité joyeuse du protagoniste et à l’enchaînement rythmé des images, Rouch évite systématiquement le discours engagé si prévisible de ce type d’entreprise : en suscitant une empathie dépourvue du moindre paternalisme colonialiste pour Robinson, le réalisateur livre pourtant un point de vue politique d’une grande subtilité. Car il dénonce l’exploitation des Nigériens, traités comme des sous-hommes, par les entreprises ivoiriennes. Autrement dit, l’instrumentalisation d’Africains par d’autres Africains. Un constat implacable.