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SÉANCES BÉBÉS
Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son pouc...

CINÉ TRICO'THÉ, LE RETOUR!
   On reprend les bonnes habitudes et on se retrouve le premier samedi du mois de septembre pour tricoter, se raconter les vacances, siroter un thé glacé, s’échanger des trucs et astuces en tout genre … et puis aussi discuter du film que l’on aura regardé ensemble. Cette fois ci nous avons chois...

OPÉRATION : UNE AFFICHE POUR TOTORO
Ça nous est venu comme une fulgurance ! Et si nous organisions un concours d’affiches pour MON VOISIN TOTORO ?!  Il faut dire la saison s’y prête, les examens sont presque finis pour tout le monde, les vacances approchent …Vous avez jusqu’au jour de la re-sortie en salle...

Avant-première, mardi 7 novembre à 19h30 en présence du Dr Samah Jabr et de la réalisatrice Alexandra Dols.

Cycle FILMER LA FOLIE proposé par l'ARASM Croix Marine, rencontre animée par Jean-Pierre Montalti, psychiatre, et Joseph Mornet, psychologue. En partenariat avec le collectif BDS France - Montpellier
et le soutien de l'AFPS 34, l’Association des Palestiniens Languedoc-Roussillon (APLR), ATTAC- Montpellier, Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP34), Mouvement pour une Alternative Non-violente (MAN), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Podemos-Montpellier.

DERRIÈRE LES FRONTS, résistances et résiliences en Palestine

Alexandra DOLS - documentaire France / Palestine 2017 1h53mn VOSTF - autour de la forte personnalité du Docteur Samah Jabr...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

DERRIÈRE LES FRONTS, résistances   et résiliences en Palestine« On parle toujours de libérer les terres palestiniennes, mais pour moi il est important de libérer l’esprit palestinien, le peuple palestinien, l’identité palestinienne. » Docteur Samah Jabr
Depuis des années, au cours de ses consultations et par son travail sur le terrain, le Docteur Samah Jabr, psychothérapeute et écrivain, explore les conséquences – peu visibles voire invisibles pour l’opinion publique internationale –, individuelles ou collectives, de l’occupation de la terre palestinienne par les forces armées israéliennes et de la répression qu’elles y font régner : effets post traumatiques de la guerre ou de la destruction des maisons et des terres, angoisse au sein des structures familiales liée aux incarcérations (les statistiques sont affolantes, les instituts sérieux estimant que 40% de la population masculine palestinienne a été incarcérée à un moment où un autre) et aux conditions de détention des prisonniers, tensions permanentes que crée la multiplication des check-points, humiliations causées par le déni permanent de l’identité palestinienne, qui se manifeste en particulier par la destruction des lieux de mémoire et des villages arabes d’avant 1948, d’avant la Nakba…

La caméra d’Alexandra Dols suit Samah Jabr à travers la Palestine, le plus souvent entre Jérulalem Est où elle réside et Ramallah où elle exerce. Et le film est aussi l’occasion de rencontres avec d’autres personnages passionnants : Monseigneur Attalah Danna, archevêque de l’Eglise grecque de Jérusalem qui rappelle que l’identité palestinienne passe au dessus des différence religieuses avec les musulmans ; Deema Zaloum, jeune mère qui a arraché des griffes de ses kidnappeurs son jeune fils de 10 ans ; Sheik Kodr Anan, boulanger activiste en grève de la faim et symbole d’une résistance obstinée ; ou encore Ghadir Shafie, féministe palestinienne en lutte contre le « pinkwashing » d’Israël, qui veut soigner son image de démocratie en prenant ostensiblement la défense de la communauté gay.
Se dessine à travers le magnifique travail et la personnalité hors du commun de Samah Jabr la figure du « sumud », ce mot arabe difficile à traduire mais qui désigne la ténacité et la résistance du peuple palestinien, au-delà de la résilience trop souvent instrumentalisée par les peuples colonisateurs pour mieux pacifier les colonisés.

Alexandra Dols accomplit de son côté un remarquable travail de cinéaste, mettant en rapport les mots de ses personnages et ses propres images, celles d’un pays toujours un peu en ruines, à la recherche des traces de sa mémoire, comme dans cette visite de Samah Jabr dans un cimetière en passe d’être détruit, ou dans ces images plus joyeuses montrant des danseurs hip hop palestiniens se produire en toute liberté devant des soldats israéliens à proximité de l’Esplanade des Mosquées, dans une belle manifestation de résistance pacifique.