LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 6,50€
CARNET D'ABONNEMENT : 47€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séance sur fond gris : 4€
Moins de 14 ans : 4€
(paiements uniquement en chèques et en espèces)

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

SÉANCES BÉBÉS
Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son pouc...

CINÉ TRICO'THÉ
    Prochain CINÉ TRICO’THÉ, le samedi 2 décembre pour la séance de AU REVOIR LA-HAUT à 13h50. Retrouvons-nous dans le hall après la projection du film, pour en discuter autour d’un thé et … tricoter ! Disons vers 15h40 !... Lire CINÉ TRICO'THÉ...

APPEL À PARTICIPATION
À force de tricoter bien au chaud, en papotant au ciné, un projet est né :  l’envie de réaliser un ouvrage collectif, de petits carrés d’environ 10cm x10cm, cousus les uns aux autres pour former des couvertures. Que nous enverrons à l’Auberge des migrants, à Calais. L’hiver approche – plus r...

LE SENS DE LA FÊTE

Écrit et réalisé par Éric TOLEDANO et Olivier NAKACHE - France 2017 1h57mn - avec Jean-Pierre Bacri, Eye Haidara, Gilles Lellouche, Vincent Macaigne, Jean-Paul Rouve, Alban Ivanov, Suzanne Clément, Hélène Vincent...

Du 01/11/17 au 09/01/18

LE SENS DE LA FÊTEOn ne les présente plus : Toledano et Nakache, binôme inséparable formé depuis plus de 20 ans (ils ont tourné ensemble leurs courts métrages). Le succès phénoménal qui s’est abattu sur eux en a fait les enfants chéris du cinéma français. Parce qu'ils attirent les foules certes, mais aussi parce que leurs films sont réalisés avec un soin, une intelligence, une exigence pas si fréquents dans le cinéma grand public et parce qu'il y a dans leurs histoires et leurs personnages une bienveillance, une humanité, une sensibilité qui rendent le spectateur heureux. Et ça, ce n’est pas rien.



Après Driss, dans Intouchables, et Samba, tout deux interprétés par Omar Sy, leur nouveau héros s’appelle Max. Max, c’est Jean-Pierre Bacri, le grand Jean-Pierre Bacri. Petit patron d’une entreprise qui vend mariages et autres cérémonies, tout compris, clés en main. Des fêtes, il en organise depuis 30 ans, et on peut dire qu’il en a un peu sa claque. Mais pour l’heure on le découvre devant deux jeunes gens, dans un espace immense avec vue sur la Tour Eiffel. Standing. Mais voilà, les tourtereaux voudraient bien (re)discuter le devis, encore une fois. Et puis « les fleurs, c’est obligé, tant de fleurs ? ». Souriant, affable, raisonnable, Max fait de son mieux pour proposer des solutions… et rester aimable. Mais ce ne sont pas ces deux futurs mariés qui l’inquiètent, Max. Non, ce qu’il a en tête, c’est le mariage du jour, en grande pompe, dans un château du xviie siècle. Ça, et le fait que depuis quelque temps sa femme est sur répondeur.

C’est donc une longue journée qui s’annonce, mais tout est organisé, la brigade de serveurs, de cuisiniers, de plongeurs est sur le pied de guerre. Il a le photographe, les musiciens. Il est comme le metteur en scène d’un happening, comme le chef d’orchestre qui doit s’accommoder de certains musiciens qui en sont encore au solfège… Mais Max en a vu d’autres, il ne va pas s'affoler pour si peu. En plus il peut compter sur Adèle, une jeune femme efficace au langage un peu trop fleuri à son goût mais sur qui il se repose un peu désormais… Le film va suivre l’organisation de cette fête qui s’achèvera, comme il se doit, au petit matin. Et, vous vous en doutez, rien ne va vraiment se passer comme prévu, sinon il n'y aurait pas de film…
Le Sens de la fête dresse ainsi le portrait d’une petite entreprise quasi familiale, comme nous en connaissons tous. Au sein de laquelle chacun se connaît : on travaille ensemble depuis plus ou moins longtemps, avec plus ou moins de talent et d’allant, malgré les livrées de laquais et les perruques qui sentent le moisi mais qu’il faut porter parce que c’est dans le devis. C’est aussi le portrait d’une France que l’on n'ose presque plus espérer. Multiple, bigarrée, complexe, généreuse, pénible, râleuse, qui, à rebours du discours décliniste ambiant, s’adapte, innove, invente sans cesse des solutions pour que le bateau dans lequel tout ce petit monde est embarqué parvienne à bon port.

Voilà, Max arrivera-t-il au bout de cette folle journée, et surtout dans quel état ? Les mariés seront-ils contents malgré ce musicien de remplacement qui chante en yaourt, malgré ce photographe qui passe plus de temps à goûter les petits fours qu’à immortaliser ce moment de bonheur ? Malgré tout ça et tout ce qu'on ne vous raconte pas, Max conservera-t-il le sens de la fête ?