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SÉANCES BÉBÉS
Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son pouc...

CINÉ TRICO'THÉ
    Prochain CINÉ TRICO’THÉ, le samedi 2 décembre pour la séance de AU REVOIR LA-HAUT à 13h50. Retrouvons-nous dans le hall après la projection du film, pour en discuter autour d’un thé et … tricoter ! Disons vers 15h40 !... Lire CINÉ TRICO'THÉ...

APPEL À PARTICIPATION
À force de tricoter bien au chaud, en papotant au ciné, un projet est né :  l’envie de réaliser un ouvrage collectif, de petits carrés d’environ 10cm x10cm, cousus les uns aux autres pour former des couvertures. Que nous enverrons à l’Auberge des migrants, à Calais. L’hiver approche – plus r...

Avant première en présence du réalisateur, Jean-Baptiste Thoret, le mardi 21 novembre. À l'issue de la séance, la discussion sera animée par Céline Saturnino, enseignante, docteure en cinéma à l'Université Paul Valéry.

WE BLEW IT

Jean-Baptiste THORET - documentaire France/USA 2017 2h17mn VOSTF - avec la participation de Michael Mann, Bob Rafelson, Angel Delgadillo, Charles Burnett, Lisa Law, Jerry Schatzberg, Fred Williamson, Peter Bogdanovich, Mark Oakes, Peter Hyams, Paul Schrader, Michael Lang... Bande son de dingue : Bob Dylan, Jefferson Airplane, Bruce Springsteen, Creedence Clearwater Revival.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

WE BLEW ITWe blew it n'est pas un film documentaire sur l'histoire américaine des années 60 et 70, ni un essai filmé sur le Nouvel Hollywood à partir de ses vétérans. Il s'agit d'un voyage personnel qui veut comprendre et faire ressentir pourquoi et comment un moment particulier de l'Amérique continue d'exercer un tel pouvoir de séduction. Tourné en 2016, en pleine campagne électorale, We blew it est traversé par une question : comment sommes-nous passé d'Easy rider à Donald Trump ?
À en croire la fin d'Easy rider en 1969, tout est donc foutu avant même d'avoir commencé ; et le voyage beat vire au film d'horreur lorsqu'un autochtone édenté sort son fusil à pompe et met définitivement un terme à l'échappée des deux bikers. « We blew it ! », soit la réplique prophétique que répète d'une manière presque incantatoire Peter Fonda lors du dernier feu de camp : « Nous avons foiré, nous avons merdé, nous avons déconné ! » Car, et c'est tout le paradoxe dont Easy rider et les road movies des seventies eurent la prescience, lorsque Hopper et Fonda débutent le tournage du film, la décennie fastueuse du rock et du pop art brûle de ses derniers feux.


Le meurtre de Sharon Tate en Août 1969, quelque part sur Cielo Drive, L.A, par la famille Manson, et le drame du concert des Rolling Stones à Altamont en Décembre de la même année, ont terni l'image jusque-là solaire de la génération hippie. L'Amérique s'embourbe au Vietnam et les espoirs révolutionnaires portés par la contre-culture tournent court. Easy rider ressemble ainsi à un effort de croyance du genre et du Nouvel Hollywood, une sorte de « je sais bien mais quand même » qui substitue à mi-parcours, à la promesse d'une rébellion festive, le doute existentiel qui marquera l'essentiel des films américains de l'époque. C'est l'une des questions qui parcourent We blew it : comment sommes-nous passés de cette « ligne de haute marée » des sixties évoquée par Hunter Thompson dans Las Vegas parano à ce moment où la vague a « finit par se briser avant de redescendre » ?
En partant à la rencontre de témoins de cet âge d'or, We blew it donne la parole à des Américains, illustres ou inconnus, et cherche à comprendre pourquoi les années 1960 et 1970 continuent d'innerver à ce point la culture américaine contemporaine. Quel secret cette époque détient-elle ? Comment nous renseigne-t-elle sur l'Amérique d'aujourd'hui ? Et puis, de quelles années 1970 parlons-nous ? Ont-elles signifié la même chose pour Michael Mann et Jerry Schatzberg ? Pour Peter Bogdanovich et Michael Lang, le fondateur de Woodstock ? Pour Stephanie Rothman et Carl Brownfield, programmateur d’une radio locale dans le Nevada ? Ne seraient-elles pas autant un mythe fondateur, dont la société américaine a besoin, qu'une réalité historique et culturelle ?