LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 6,50€
CARNET D'ABONNEMENT : 47€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séance sur fond gris : 4€
Moins de 14 ans : 4€
(paiements uniquement en chèques et en espèces)

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

SÉANCES BÉBÉS
Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son pouc...

CINÉ TRICO'THÉ DE NOVEMBRE
On reprend les bonnes habitudes et on se retrouve le premier samedi du mois de novembre pour tricoter, siroter un thé, s’échanger des trucs et astuces en tout genre … et puis aussi discuter du film que l’on aura regardé ensemble. Cette fois ci nous avons choisi CAPHARNAÜM réalisé par de Nadine L...

Calendrier des postiers
Pour changer (et vous venger) des calendriers avec des petits chats, des petits chiens, des fleu-fleurs ou des chevaux galopant dans le soleil couchant, les postiers en grève de 92 vous proposent un clalendrier 2019 avec les signataires soutenant le mouvement : “Un jour, un signataire de calendr...

DIAMANTS SUR CANAPÉ

(Breakfast At Tiffany’s) Blake EDWARDS - USA 1961 1h55mn VOSTF - avec Audrey Hepburn, George Peppard, Patricia Neal, Buddy Ebsen, Martin Balsam et Mickey Rooney... Scénario de George Axelrod d’après le roman de Truman Capote.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

DIAMANTS SUR CANAPÉQuand le réalisateur des comédies les plus loufoques de son temps (La Panthère rose, La Party) rencontre la comédienne la plus élégante de tous les temps, cela donne un chef-d’œuvre aussi doux qu’un verre de champagne et aussi amer qu’un jour de pluie qui n’en finit pas : « C’est l’histoire d’une fille qui vit toute seule et qui est très effrayée. » Voici comment Paul Varjak, jeune écrivain en panne d’inspiration, décrit sa jolie voisine un peu timbrée, Holly Golightly. En apparence, Holly est pourtant une femme qui respire le bonheur : elle ne cesse d’ailleurs de répéter à quel point elle est « divinement heureuse » à qui veut bien l’entendre. Le bonheur de Holly est évidemment trop bruyant pour être honnête : sa façon de parler sans cesse de tout et de rien est aussi une manière pour elle d’éviter de se retrouver seule avec ses pensées noires, de combattre son blues par des petits riens.

Excentrique, glamour, timbrée, décalée, Holly est un véritable personnage de cinéma, comme il en existe peu dans la vie réelle. Ce qui ne l’empêche pas d’être très humaine, surtout dans les moments où elle baisse sa garde, où elle ne contrôle plus ses réactions. À l’instar de la nouvelle de Truman Capote, le film de Blake Edwards est centré sur le personnage d’Holly. Les autres n’existent que par et à travers elle, tous fascinés à des niveaux divers par son extravagance, ses fêlures : Holly est comme un oiseau dont on aurait ouvert la cage et qui s’en échapperait pour mieux y retourner, incapable de s’adapter au monde extérieur et aux « salauds » qui le peuplent.
En choisissant Audrey Hepburn, Blake Edwards pensait-il que la comédienne allait y trouver le rôle de sa vie ? Difficile d’imaginer qu’Holly puisse être incarnée par quelqu’un d’autre, tant l’actrice a donné au personnage : sa fragilité de brindille, mais aussi son élégance raffinée, qui lui permet de dire les pires horreurs sans avoir jamais l’air vulgaire. Holly Golightly, c’est elle.

Si Diamants sur canapé est sans aucun doute le film le plus réussi de Blake Edwards, c’est qu’à l’inverse d’œuvres comme La Party ou La Panthère rose, le cinéaste ne filme pas une succession de gags burlesques, mais se tourne vers un comique plus mûr : celui de Chaplin, mi-Auguste, mi-clown blanc. Si les gags fusent, tout autant dans les dialogues que les situations, rythmées par la musique jazz de Henry Mancini, la légèreté est ici nuancée d’une teinte douce-amère. Les lunettes noires d’Holly cesseront-elles un jour de cacher ses larmes ?

(d’après Ophélie Wiel)