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CINÉ CAMPUS SAISON 8
Séance unique le lundi 15 janvier à 20h30 suivie d'une discussion avec Florence Belmont, Professeur de civilisation de l'Espagne contemporaine à l'Université Paul Valéry-Montpellier 3.

LES LUNDIS AU SOLEIL

Fernando Leon de Aranoa
Espagne 2002 1h52 VOSTF
avec Javier Bardem, Luis Tosar et José Angel Egido

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

Les Lundis au soleil pourrait être le titre d'une fable réjouis- sante ou d’une chanson populaire... mais pour le ciné- ma espagnol, ces quelques mots résonnent différemment. Durant les années 1980, après la reconversion industrielle, bon nombre de chantiers navals espagnols licencient leurs employés. Parmi eux, Santa, José et Lino affrontent de différentes manières leur situation de chômeurs : Santa (Javier Bardem), éternel insoumis refuse, par fierté, de plier face à la pression des patrons et de la justice ; moins radical, José (Luis Tosar) traverse des dif cultés conjugales tandis que Lino (José Angel Egido) lui se laisse davantage dominer par le sys- tème et garde l'éternel espoir de s'adapter à cette situation et de retrouver un travail.
Fernando Leon de Aranoa décide d’immerger les spectateurs dans une réalité dramatique et nous plonge à la ma- nière de Ken Loach dans une critique sociale très dure, mais magistralement portée par le jeu d'acteur. Bardem, Tosar et Egido, tous trois récompensés à juste titre par des Goya d'interprétations, tiennent le film sur leurs épaules amenant rires et pleurs avec une facilité déconcertante. La mise en scène quant à elle parvient avec une certaine sobriété et sans mani- chéisme à nous ouvrir les yeux sur la situation alarmante de ces personnes livrées à elles-mêmes.
Les Lundis au soleil a connu un succès important en Espagne, car il a fait écho au quotidien des spectateurs en traitant, en 2002, d’une actualité apparemment datée de vingt ans, mais malheureusement toujours contemporaine. Ces hommes se retrouvent sans rien, du jour au lendemain, et sont responsables de leur propre drame aux yeux de la société. De ce thème, d’une dureté évidente, Aranoa parvient à livrer un récit qui donne de l’espoir et c’est cet espoir à travers la grisaille que nous vous invitons à venir (re)découvrir.