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OPÉRATION : UNE AFFICHE POUR TOTORO
Ça nous est venu comme une fulgurance ! Et si nous organisions un concours d’affiches pour MON VOISIN TOTORO ?!  Il faut dire la saison s’y prête, les examens sont presque finis pour tout le monde, les vacances approchent …Vous avez jusqu’au jour de la re-sortie en salle...

SÉANCES BÉBÉS
Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son pouc...

CINÉ TRICO'THÉ
    Le prochain CINÉ TRICO’THÉ sera le samedi 7 avril pour la séance de LADY BIRD à 13h20.Retrouvons-nous dans le hall après la projection du film, pour en discuter autour d’un thé et … tricoter ! Disons vers 14h35 !https://www.facebook.com/events/219803155259351/Le projet “des petits carrés” es...

Séance unique jeudi 18 janvier à 20h en présence de Michaël Pallandre, metteur en scène et artiste circadien de Reflets dans un oeil d'homme.

SHORTBUS

Écrit et réalisé par John Cameron MITCHELL - USA 2006 1h42mn VOSTF - avec Sook-Yin Lee, Paul Dawson, Lindsay Beamis, PJ DeBoy, Raphael Barker, Jay Brannan, Peter Stickles, Justin Bond... Scénario conçu en collaboration avec les comédiens. TRÈS SEXE, TRÈS CRU, INTERDIT AUX MOINS DE 16 ANS.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

SHORTBUSIndécrottables pudibonds, culs serrés de tous poils, réjouissez-vous ! Voici venu Shortbus, un film qui vous fouette les fesses et vous déride les parties intimes ! Ce n’est ni un film pornographique, ni un film romantique, c’est un film d’amour sexuel qui tend à corriger cette aberration moyen-âgeuse consistant à situer le centre exclusif des émois amoureux au niveau du cœur. C’est une comédie de plumard, sans effet de manche, qui appelle une chatte une chatte, où la sexualité s’affiche sans fard et n’est plus une composante honteuse de l’intellect mais un élément moteur de l’individu et de la société, source non pas de désordre mais d’énergie. Bref, apprêtez-vous à voir une œuvre qui ne ressemble en rien à ce que vous avez pu voir jusqu’alors, une œuvre propre à renverser toute forme de dogmatisme, l’affirmation d’une république lubrique au secours de la démocratie.
John Cameron Mitchell réalise ici un second film périlleux, après le formidable Hedwig and the angry inch, primé et salué dans moult festivals : « Pendant les années de préparation d’Hedwig, je me réjouissais de voir le cinéma explorer de nouveau la sexualité avec franchise comme certains films des années 60 et 70. Mais je regrettais que la plupart de ces nouveaux films soient à ce point sinistres et dénués d’humour. Le sexe y semblait quelque chose d’aussi négatif que, disons, les chrétiens conservateurs ». En 2003, convaincu que les stars n’ont pas de sexualité, John Cameron Mitchell lance un appel pour le casting : le site internet reçoit plus d’un demi-million de visiteurs et près de 500 personnes envoient une vidéo. Sur les traces de Cassavetes, c’est un énorme travail en amont, un travail d’improvisation, qui permet de parvenir à ce résultat incroyable de naturel et de simplicité, évacuant toute forme de voyeurisme et de concupiscence, montrant l’être humain dans son intégralité, dans son intégrité retrouvée.

La séquence d’ouverture est à cet égard ahurissante. On découvre tour à tour les principaux protagonistes : Severin, maîtresse dominatrice, fouette avec énergie son partenaire ; James, mélancolique, filme son sexe ; Sofia et son mari Rob entament une partie de jambes en l’air ; Caleb, dans l’immeuble en face, filme James en train de se filmer et de commencer une auto-fellation, plus comme posture philosophique que comme recherche du plaisir, illustration du « connais-toi toi même » ; Sofia et Rob poursuivent ce qui devient un marathon acrobatique ; le montage alterné aboutit à une jouissance chorale avec en point d’orgue le partenaire de Severin qui éjacule sur une toile abstraite, donnant une touche finale qui la laisse pour le moins perplexe. Le générique démarre alors avec une scène d’animation où l’on voit des plans d’ensemble d’une maquette d’un New York illuminé par une multitude de couleurs diverses, le tout sur fond de musique pop, car il faut le dire aussi, le film est également servi par une bande-son de première bourre…
Cette première séquence est importante car c’est elle qui brutalise et brise nos barrières et codes de lectures. L’histoire peut alors commencer, où l’on verra les errances de tous ces personnages qui se croiseront au « Shortbus », lieu de réunion underground où se mêlent sexe, culture et sentiments, îlot libertaire perdu au milieu des années Bush : « La sexualité aujourd’hui ressemble à celle des années 70, l’espoir en moins ».
« Shortbus » évoque le célèbre bus scolaire jaune américain. Les enfants « normaux » empruntaient le Schoolbus, le long bus jaune. Les enfants qui avaient besoin d’une attention particulière, les handicapés, les caractériels ou les surdoués, utilisaient le petit bus parce qu’ils étaient moins nombreux.

Reflets dans un œil d'homme est programmé au domaine d'O le vendredi 19 janvier à 20h.
Des portés acrobatiques virtuoses, un trio subtil, intense, un décor épuré. Un spectacle inspiré de l’essai de Nancy Huston. Une allégorie du regard de l’homme sur la femme. La femme mo- derne est-elle libre ? Doit-elle avant tout être belle comme une image ? Comme une publicité sur papier glacé pour séduire les hommes ? Les envelopper de son mystère ? Se complaire ? Une démonstration sensuelle sur l’étrangeté de la société qui nie tranquillement la différence des sexes tout en l’exacerbant à travers les industries de la beauté et de la pornographie. Une approche intime sur le désir, le plaisir, la beauté.