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Le blog des profondeurs...
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SÉANCES BÉBÉS
Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son pouc...

CINÉ TRICO'THÉ DE NOVEMBRE
On reprend les bonnes habitudes et on se retrouve le premier samedi du mois de novembre pour tricoter, siroter un thé, s’échanger des trucs et astuces en tout genre … et puis aussi discuter du film que l’on aura regardé ensemble. Cette fois ci nous avons choisi CAPHARNAÜM réalisé par de Nadine L...

Calendrier des postiers
Pour changer (et vous venger) des calendriers avec des petits chats, des petits chiens, des fleu-fleurs ou des chevaux galopant dans le soleil couchant, les postiers en grève de 92 vous proposent un clalendrier 2019 avec les signataires soutenant le mouvement : “Un jour, un signataire de calendr...

LE CIEL PEUT ATTENDRE

(Heaven can wait) Ernst LUBITSCH - USA 1946 1h52mn VOSTF - avec Gene Tierney, Don Ameche, Charles Coburn, Marjorie Main... Scénario de Samuel Raphaelson, d'après le livre de Leslie Bush Fekete.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LE CIEL PEUT ATTENDRESi vous me dites : « je viens de voir un film de Lubitsch dans lequel il y avait un plan inutile », je vous traite de menteur. Ce cinéma-là, le contraire du vague, de l'imprécis, de l'informulé, ne comporte aucun plan décoratif, rien qui soit là « pour faire bien ». Non, on est dans l'essentiel, jusqu'au cou… (François Truffaut)

Heaven can wait, c'est une merveille de film sur l'amour et le temps qui sépare, la mort qui vous envoie au ciel sans vous demander votre avis… À peine défunt, Henry Van Cleeve, enfant gâté de la haute société new-yorkaise, se présente sans hésiter aux portes de l'enfer, persuadé que sa vie de coureur de jupons le voue sans recours possible à la damnation. Au prince des ténèbres qui veut évaluer son cas, Henry raconte sa turbulente existence, notamment son mariage avec la délicieuse Martha, qu'il aima profondément sans pouvoir toutefois résister aux charmes des autres femmes…

Lubitsch nous offre les plus subtiles, les plus ironiques variations sur l'amour qui dure contre le temps, et la tendresse et la tolérance qui vont avec… Et puis il y a cette mélancolie qui affleure et qui vient brouiller l'écran de quelques larmes… C'est l'un des miracles du film, on a souvent le rire au bord des pleurs… Même quand il aborde ce qui nous fait mal, ce qui nous fait peur, Lubitsch nous donne encore à rire… Et le viveur épicurien découvrira que son existence fut, sans qu'il s'en aperçoive, vouée aussi au bonheur de ceux qu'il aimait et que, dans ces conditions, son séjour en enfer n'est pas inscrit pour l'éternité dans les astres…
Le Ciel peut attendre est le premier film tourné par Lubitsch en technicolor, on admirera la beauté des décors et les couleurs flamboyantes qui ajoutent encore à l'enchantement.