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SÉANCES BÉBÉS
Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son pouc...

Nouveautés Vidéo en Poche
Il y a du nouveau sur Vidéo en Poche ! Nous sommes très heureux de vous annoncer l’entrée au catalogue du film 120 battements par minute de Robin Campillo ainsi Jeanette, l’enfance de Jeanne d’Arc de Bruno Dumont. Le principe est toujours le même, venez avec votre clé USB ou votre disque dur...

CINÉ TRICO'THÉ DE NOVEMBRE
On reprend les bonnes habitudes et on se retrouve le premier samedi du mois de novembre pour tricoter, siroter un thé, s’échanger des trucs et astuces en tout genre … et puis aussi discuter du film que l’on aura regardé ensemble. Cette fois ci nous avons choisi CAPHARNAÜM réalisé par de Nadine L...

POROROCA, PAS UN JOUR NE PASSE

Écrit et réalisé par Constantin POPESCU - Roumanie 2017 2h30mn VOSTF - avec Bogdan Dumitrache, Iulia Lumânare, Costin Dogioiu, Stefan Raus, Adela Marghidan...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

POROROCA, PAS UN JOUR NE PASSE« Le Pororoca est un phénomène de mascaret, avec des vagues pouvant atteindre les 4 mètres de haut et qui parcourt 800 km sur la rivière Amazone et ses affluents. Son nom provient du dialecte Tupi-Guarani, signifiant « le grand rugissement » ou « ce qui détruit tout sur son passage avec grand fracas ». C’est aussi une association des mots poroc (embarquer, déchirer) et oca (maison) ». Particulièrement spectaculaire et dangereux, ce mascaret est un Graal pour les surfers – mais pour les autochtones, le rugissement du Pororoca annonce la destruction : ce monstre, chargé de boues, de roches et d’arbres arrachés, balaie sur son passage des villages entiers, inonde les champs et décime le bétail.
C’est assez dire l’intensité du drame qui va s’abattre sur la petite famille de Tudor, à quelques dix mille kilomètres de l’embouchure de l’Amazone, dans un quartier sans histoire de Bucarest. Tudor et Cristina, la trentaine épanouie, vivent dans un bel appartement de la capitale roumaine avec leurs deux enfants, Ilie (7 ans) et Maria (5 ans). Tudor travaille dans une entreprise de téléphonie, Cristina est comptable. Leur vie, rythmée par la famille, le boulot, des aventures sans conséquences, ronronne agréablement – on imagine difficilement famille plus ordinaire et plus équilibrée. Au cœur de l’été, Tudor aime emmener son fils et sa fille au parc, où ils jouent avec leurs copains. Aussitôt arrivés sur l’aire de jeux, Tudor s’assoit sur un banc pour passer quelques coups de téléphone. Lorsque son attention revient à ses enfants, sa fille n’est plus là. Désespéré, il part à sa recherche dans tout le parc, mais doit finir par se rendre à l’évidence : Maria a disparu sans laisser de traces.

C’est ce drame du deuil impossible, ce cauchemar, le pire que puissent concevoir des parents, que raconte Constantin Popescu, en collant au plus près de ses personnages, dans une mise en scène à la fois élégante, sèche et précise qui lorgne vers le thriller. Plus précisément, il documente la lente dislocation du couple et de la cellule familiale, insidieuse, à laquelle tentent, avec de moins en moins de vigueur, de résister les parents défaits. Irrémédiablement, les chemins de Tudor et Cristina divergent, marqués par la culpabilité, le désespoir et l’impuissance. Pororoca est un drame bouleversant qui donne le frisson.