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SÉANCES BÉBÉS
Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son pouc...

CINÉ TRICO'THÉ, LE RETOUR!
   On reprend les bonnes habitudes et on se retrouve le premier samedi du mois de septembre pour tricoter, se raconter les vacances, siroter un thé glacé, s’échanger des trucs et astuces en tout genre … et puis aussi discuter du film que l’on aura regardé ensemble. Cette fois ci nous avons chois...

OPÉRATION : UNE AFFICHE POUR TOTORO
Ça nous est venu comme une fulgurance ! Et si nous organisions un concours d’affiches pour MON VOISIN TOTORO ?!  Il faut dire la saison s’y prête, les examens sont presque finis pour tout le monde, les vacances approchent …Vous avez jusqu’au jour de la re-sortie en salle...

Classiques Italiens

Également au programme - LE BEL ANTONIO

NOUS NOUS SOMMES TANT AIMÉS

(C’éravamo tanto amati) Ettore SCOLA - Italie 1974 1h55mn VOSTF - avec Nino Manfredi, Vittorio Gassman, Stefania Sandrelli, Stefano Satta Flores... Scénario de Age et Scarpelli et Ettore Scola.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

NOUS NOUS SOMMES TANT AIMÉS1974 : c’était le temps de la grande splendeur de la comédie italienne, époque magnifique des Age, Scarpelli, Risi, Comencini, Gassman, Manfredi, Sordi… et une grosse poignée d’autres… Le cinéma italien foisonnait de merveilles : il savait lier drôlerie, émotion, réflexion politique, analyse sociale et grandes histoires d’amour, remplissait les salles d’un public populaire pour qui les professionnels de la profession se décarcassaient afin de pondre des films intelligents. On suivait avec avidité les nouvelles apparitions d’une brochette de comédiens sublimes qui pour la plupart faisaient aussi merveille sur les scènes de théâtre. Ettore Scola était en bonne place parmi les plus aimés, et parmi les plus grands.
Et puis, en Italie comme dans bien d'autres pays (on ne connaît pas notre bonheur en France !), les cinémas nationaux ont rencontré de plus en plus de difficultés à se produire, les compagnies américaines ont écrasé le marché, Berlusconi est arrivé, les télés ont évolué, tirant le goût du public vers des spectacles… que nous dirons moins élégants, moins subtils, moins riches, moins drôles… De ce côté des Alpes, le public a perdu la saveur si typique de ce pays cousin, et les boutades de Berlusconi ont pu tenir lieu d'humour à l’italienne… Misère ! Alors pour ceux qui n’étaient pas encore nés au cinéma à l’époque, vous avez là l’occasion de découvrir un des grands moments de cet âge d’or, où chaque auteur était stimulé par la vitalité des autres… quand le cinéma italien était effervescent.

Gianni, Nicola, Antonio sont amis, font partie de ceux qui résistent contre le nazisme, mais, la guerre finie, la paix sépare le trio. L’un est brancardier à Rome, l’autre est avocat stagiaire chez un grand du barreau, le troisième s’est marié et enseigne dans une petite ville de province. Mais dans l’Italie d’après guerre, qui voit la république triompher de la monarchie et les Etats-Unis peser de tout leur poids économique (prêt de 100 millions de dollars au gouvernement de Gasperi) et idéologique sur la vie du pays, il est difficile de réussir avec des idées de gauche. Chacun des trois amis va virer de cap : Nicola plante là sa famille pour « monter » à Rome fonder une revue de cinéma ; Gianni épouse la fortune et de mauvaises causes ; Antonio, lui,reste fidèle à ses idées et ne parvient pas davantage à réussir socialement qu’à retenir Luciana, la femme qu’il aime…
Les années passent, les amours comme les amitiés se nouent et se dénouent… Au détour d’une rue, d’une émission de télévision, le temps d’une liaison éphémère, les uns et les autres se retrouvent par à-coups et par hasard. La société n’a pas bougé, la Démocratie Chrétienne est toujours au pouvoir, Luciana se demande comment elle a pu tenter de se suicider par amour… Antonio, qui n’a pas renoncé à se battre, peut-il croire encore à ce « futur différent » pour lequel les trois amis luttaient dans la Résistance ? Il y a quelque chose de bougrement actuel dans ce film qui s’interroge sur le devenir des idéaux de jeunesse…