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"Un sale métier" à voir sur Mediapart
UN SALE METIER, c’est le titre (emprunté au Voleur de Georges Darien) d’un très chouette film réalisé par Pascal Catheland il y a quelques années, qui est visible en accès libre sur le site de Mediapart pendant une semaine à partir du 26 avril 2020 : Un sale métier / Mediapart. La présentation d...

LES GRANDS VOISINS, LA CITE REVEE
LES GRANDS VOISINS et Utopia Sainte Bernadette à MontpellierUne fois n’est pas coutume, à la suite de nos amis d’Utopia Tournefeuille, nous nous essayons à partager avec vous un film, LES GRANDS VOISINS - et de profiter autant que possible de ce moment pour discuter, ensemble, avec d’autres. San...

La Lettre de Wajdi Mouawad
“Nogent-sur-Marne, le 12 avril 2020Mon cher petit garçon, T’écrire ces quatre mots me bouleverse. Ils rendent si réel l’homme que tu es, en cet aujourd’hui qui est le tien, quand, dans celui qui est le mien, tu n’es encore qu’un enfant. Cette lettre je l’adresse donc à l’homme que tu n’es pas en...

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DIVORCE À L'ITALIENNE

(DIVORZIO ALL'ITALIANA) Pietro GERMI - Italie 1961 1h44mn VOSTF - avec Marcello Mastroianni, Daniela Rocca, Stefania Sandrelli, Leopolodo Trieste... Scénario d'Ennio de Concini, Pietro Germi, Alfredo Giannetti et Agenore Incrocci.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

DIVORCE À L'ITALIENNESignée Pietro Germi, le plus méconnu sans doute des artisans de la comédie italienne, voici un régal de comédie vacharde qui, sous ses allures bon enfant et son humour nonchalant, sonne une charge d'une férocité inouïe contre l'hypocrisie et les frustrations d'une petite bourgeoisie confite dans sa bienséance étriquée, corsetée par des règles sociales d'un autre âge, dominée par un machisme caricatural.
On en rigole allègrement aujourd'hui mais à l'époque, quel choc ! Germi et ses complices en satire s'attaquaient à un tabou qui empoisonnait la société italienne : l'interdiction du divorce. En 1960, pas la nuit des temps, 1960 !

Or doncques, bienvenue en Sicile. Voici le baron Cefalu, petit nobliau fin de race à la prestance avantageuse, qui vit de ses rentes et fait le paon au sein d'une cour qu'il n'a aucun mérite à dominer, tant elle est mesquine et étriquée. Le baron bellâtre est marié à Rosalia, un laideron insupportable et envahissant. Une union de pure convenance qui ne semble guère lui peser – on imagine qu'il soulage ailleurs ses désirs – jusqu'au jour où il tombe bêtement mais indiscutablement amoureux de sa jeune cousine Angela, qui est aussi jolie et aérienne que sa régulière est moustachue et lourdaude…
Et voilà notre Cefalu en proie à des affres sans fond. Comment approcher Angela, comment vivre son amour brûlant ? Comment se débarrasser de la repoussante Rosalia ? Pas question de divorcer, c'est tout juste si on a le droit de prononcer le mot… La trucider ? Pourquoi pas, mais sans passer par la case prison…

Fort heureusement le baron vit sur une terre très compréhensive pour les époux trompés. Celui ou celle qui venge son honneur n'a rien à craindre de la justice sicilienne. Notre Cefalu entreprend donc de pousser son épouse à l'adultère, pour la surprendre en flagrant délit et la zigouiller en toute légitimité. La difficulté va être de trouver un candidat prêt à s'amouracher d'une pareille mocheté… Une évidence pour terminer : Mastroianni est génial !