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"Un sale métier" à voir sur Mediapart
UN SALE METIER, c’est le titre (emprunté au Voleur de Georges Darien) d’un très chouette film réalisé par Pascal Catheland il y a quelques années, qui est visible en accès libre sur le site de Mediapart pendant une semaine à partir du 26 avril 2020 : Un sale métier / Mediapart. La présentation d...

LES GRANDS VOISINS, LA CITE REVEE
LES GRANDS VOISINS et Utopia Sainte Bernadette à MontpellierUne fois n’est pas coutume, à la suite de nos amis d’Utopia Tournefeuille, nous nous essayons à partager avec vous un film, LES GRANDS VOISINS - et de profiter autant que possible de ce moment pour discuter, ensemble, avec d’autres. San...

La Lettre de Wajdi Mouawad
“Nogent-sur-Marne, le 12 avril 2020Mon cher petit garçon, T’écrire ces quatre mots me bouleverse. Ils rendent si réel l’homme que tu es, en cet aujourd’hui qui est le tien, quand, dans celui qui est le mien, tu n’es encore qu’un enfant. Cette lettre je l’adresse donc à l’homme que tu n’es pas en...

LUCIE, APRÈS MOI LE DÉLUGE

Film documentaire de Sophie LORIDON
France 2018 58 mn
Tarif unique : 4 euros

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

Arriver à Malfougères, à 1000 mètres d’altitude, ça se mérite ! Ce n’est pas donné à tout le monde, y survivre non plus. Au bout de la route qui serpente vers ces hauts plateaux ardéchois, on trouve une bien vieille dame, la doyenne du lieu : Lucie. À elle seule, elle représente la fin d’une époque, un mode de vie en voie de disparition. Et pourtant elle se marre ! Ses pommettes coquelicot, qui ne semblent jamais devoir se faner, laissent deviner la jouvencelle qu’elle a été : joviale, têtue, travailleuse insatiable. Polissonne peut-être ? On se plaît à le croire quand elle évoque ses prétendants et les occasions ratées de se marier. Incapable de rentrer dans un moule de rosière timorée, aussi forte en besogne que ces messieurs qu’elle devait un peu trop impressionner.
À 92 ans, le regard malicieux de l’insoumise, son esprit vif nous rafraîchissent les idées tel un souffle printanier. Pourtant les occasions de jacasser se sont raréfiées au fil du temps, tant le petit hameau qui grouillait de vie paysanne s’est dépeuplé. Seule rescapée désormais, elle trône au milieu de ses hortensias et d’un bric-à-brac extraordinaire.
On se repaît de ses pensées sagaces, patinées par le temps, de ses délicieux poèmes qu’elle sème au gré des conversations. On observe attendris ses gestes devenus trop lourds, les sons familiers : la pendule qui dit oui, qui dit non, le crépitement du feu dans le poêle centenaire ou celui des biscottes dans l’éternel bol de lait.
La réalisatrice questionne, moissonne les souvenirs, émaille judicieusement le film d’images d’archives donnant à voir ce qui fut et cessa d’être. Les quatre saisons de Lucie sont touchantes, comme une ode au temps qui passe, une ode à la vie. C’est aussi un formidable témoignage d’amour et de solidarité. Quand vient le moment de partir, on quitte cette femme et ses sommets à regret.