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Ciné Trico'thé d'Octobre
On se retrouve le samedi 5 octobre dans le hall du cinéma après la séance - vers 15h45 - de Roubaix, une lumière, à 13h50 pour papoter, siroter un thé et tricoter !... Lire Ciné Trico'thé d'Octobre...

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Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son pouc...

Dernier Ciné trico'thé de la saison !
On se retrouve le samedi 1er juin dans le hall du cinéma après la séance - vers 16h - de L’ADIEU À LA NUIT, pour papoter, siroter un thé (sûrement glacé !) et tricoter !... Lire Dernier Ciné trico'thé de la saison !...

KUSAMA : INFINITY

Heather LENZ - documentaire USA 2018 1h17mn VOSTF -

Du 18/09/19 au 01/10/19

KUSAMA : INFINITYYayoi Kusama est une artiste mondialement connue, sans conteste l'une des plasticiennes les plus importantes de la seconde moitié du xxe siècle et du début du xxie. Pour ceux qui pensent ne pas la connaître, son travail est facilement identifiable : la majorité de ses œuvres sont parsemées de pois ! Peintre et sculptrice, elle se situe entre pop et psychédélic art, créant des œuvres immersives qui font perdre toute notion de temps, de réalité et d'espace… Mais si elle est aujourd'hui vénérée au Japon, son pays natal, c'est loin d'avoir toujours été le cas ! Le film retrace donc le parcours semé d'embûches de cette artiste hors du commun.

Fuyant son éducation conservatrice dans un petit village japonais, traumatisée par une famille dysfonctionnelle et les horreurs de la Seconde Guerre mondiale, Yayoi Kusama rejoint les États-Unis en 1957, âgée de 30 ans à peine. Elle va se fixer rapidement à New-York et côtoyer les artistes en vogue, notamment Andy Warhol. Étrangère, inconnue et sans attache, elle s'investit corps et âme dans l’expression d’une créativité longtemps bridée par sa famille. Mais difficile pour une femme, de surcroit asiatique, de se faire une place au milieu des requins de l'art contemporain. Et ce n'est pas Warhol ou consorts qui l'aideront, allant même jusqu'à lui piquer des concepts originaux.
Ne pesant rien dans un monde de l’art aux mains de quelques hommes qui trustent l'espace médiatique, Kusama surmonte un à un les préjugés : racisme, sexisme, stigmatisation des maladies mentales et, plus tard, les difficultés liées à son âge. Elle se fait d'abord connaître avec son travail d'accumulation et de pois. Puis elle est la première à investir totalement des pièces pour les remplir de miroirs, de pois et de lumières, jouant ainsi sur la perception. Puis en 1966, voulant attirer l'attention sur son travail, elle lance divers happenings où les participants sont souvent nus. Ces moments deviennent de vrais manifestes contre la guerre, le sexisme ou le racisme qu'elle combat sans relâche. Elle va même jusqu'à s'inviter à la Biennale de Venise et déverser 1500 boules miroitantes devant le pavillon italien et présente ainsi l’œuvre Narcissus garden. Puis, lasse que son talent ne soit pas reconnu à sa juste valeur, elle retourne au Japon en 1973.

Quatre années plus tard, elle choisira de vivre dans un institut psychiatrique, et aujourd’hui âgée de plus de 90 ans, continue de créer au quotidien. Il apparaît en effet que sa retraite en établissement n'a nullement altéré l'activité créatrice de cette icône de l'art contemporain : elle est équipée dans son institut Seiwa d'un atelier où elle continue à développer sa pratique artistique. Et son « studio », lieu de travail de son équipe, est situé de l’autre côté de la rue. Le titre du documentaire fait référence à sa série de monochromes Infinity net et aux célèbres Infinity Mirrored Rooms.