LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 6,50€
CARNET D'ABONNEMENT : 47€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séance sur fond gris : 4€
Moins de 14 ans : 4€
(paiements uniquement en chèques et en espèces)

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

CALENDRIER - ACCESSIBILITÉ PMR partie 9
Chers spectateurs,Suite aux travaux de reconstruction, merci de noter que la rampe PMR ne sera pas accessible aux fauteuils roulants entre le mercredi 26 février et le vendredi 28 février inclus.N’hésitez pas à nous appeler (0467523200) pour connaître l’avancement des travaux afin de ne pas vous...

CALENDRIER - ACCESSIBILITÉ PMR partie 8
Chers spectateurs.Actuellement, la rampe d’accès PMR est praticable.Veuillez noter qu’une nouvelle déconstruction/reconstruction est prévue, mais nous ne savons pas encore quand.Cordialement.... Lire CALENDRIER - ACCESSIBILITÉ PMR partie 8...

CALENDRIER - ACCESSIBILITÉ PMR partie 7
Chers spectateurs,Suite à une erreur de construction, la nouvelle rampe PMR doit être démolie puis reconstruite !Nous sommes donc désolés de vous annoncer, une fois de plus, que la rampe PMR n’est toujours pas accessible aux fauteuils roulants, et ce jusqu’à nouvel ordre !N’hésitez pas à nous ap...

KUSAMA : INFINITY

Heather LENZ - documentaire USA 2018 1h17mn VOSTF -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

KUSAMA : INFINITYYayoi Kusama est une artiste mondialement connue, sans conteste l'une des plasticiennes les plus importantes de la seconde moitié du xxe siècle et du début du xxie. Pour ceux qui pensent ne pas la connaître, son travail est facilement identifiable : la majorité de ses œuvres sont parsemées de pois ! Peintre et sculptrice, elle se situe entre pop et psychédélic art, créant des œuvres immersives qui font perdre toute notion de temps, de réalité et d'espace… Mais si elle est aujourd'hui vénérée au Japon, son pays natal, c'est loin d'avoir toujours été le cas ! Le film retrace donc le parcours semé d'embûches de cette artiste hors du commun.

Fuyant son éducation conservatrice dans un petit village japonais, traumatisée par une famille dysfonctionnelle et les horreurs de la Seconde Guerre mondiale, Yayoi Kusama rejoint les États-Unis en 1957, âgée de 30 ans à peine. Elle va se fixer rapidement à New-York et côtoyer les artistes en vogue, notamment Andy Warhol. Étrangère, inconnue et sans attache, elle s'investit corps et âme dans l’expression d’une créativité longtemps bridée par sa famille. Mais difficile pour une femme, de surcroit asiatique, de se faire une place au milieu des requins de l'art contemporain. Et ce n'est pas Warhol ou consorts qui l'aideront, allant même jusqu'à lui piquer des concepts originaux.
Ne pesant rien dans un monde de l’art aux mains de quelques hommes qui trustent l'espace médiatique, Kusama surmonte un à un les préjugés : racisme, sexisme, stigmatisation des maladies mentales et, plus tard, les difficultés liées à son âge. Elle se fait d'abord connaître avec son travail d'accumulation et de pois. Puis elle est la première à investir totalement des pièces pour les remplir de miroirs, de pois et de lumières, jouant ainsi sur la perception. Puis en 1966, voulant attirer l'attention sur son travail, elle lance divers happenings où les participants sont souvent nus. Ces moments deviennent de vrais manifestes contre la guerre, le sexisme ou le racisme qu'elle combat sans relâche. Elle va même jusqu'à s'inviter à la Biennale de Venise et déverser 1500 boules miroitantes devant le pavillon italien et présente ainsi l’œuvre Narcissus garden. Puis, lasse que son talent ne soit pas reconnu à sa juste valeur, elle retourne au Japon en 1973.

Quatre années plus tard, elle choisira de vivre dans un institut psychiatrique, et aujourd’hui âgée de plus de 90 ans, continue de créer au quotidien. Il apparaît en effet que sa retraite en établissement n'a nullement altéré l'activité créatrice de cette icône de l'art contemporain : elle est équipée dans son institut Seiwa d'un atelier où elle continue à développer sa pratique artistique. Et son « studio », lieu de travail de son équipe, est situé de l’autre côté de la rue. Le titre du documentaire fait référence à sa série de monochromes Infinity net et aux célèbres Infinity Mirrored Rooms.