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CALENDRIER - ACCESSIBILITÉ PMR partie 10
Chers spectatrices et spectateurs,Pour vous parler de l’avancée des travaux au cinéma et alentours, et suivre ainsi le fil de la construction de cette future ligne de tram :Les travaux de la terrasse sont terminés.          Les travaux de la rampe PMR sont terminés.                Les travaux de...

"Un sale métier" à voir sur Mediapart
UN SALE METIER, c’est le titre (emprunté au Voleur de Georges Darien) d’un très chouette film réalisé par Pascal Catheland il y a quelques années, qui est visible en accès libre sur le site de Mediapart pendant une semaine à partir du 26 avril 2020 : Un sale métier / Mediapart. La présentation d...

LES GRANDS VOISINS, LA CITE REVEE
LES GRANDS VOISINS et Utopia Sainte Bernadette à MontpellierUne fois n’est pas coutume, à la suite de nos amis d’Utopia Tournefeuille, nous nous essayons à partager avec vous un film, LES GRANDS VOISINS - et de profiter autant que possible de ce moment pour discuter, ensemble, avec d’autres. San...

LES CHEMINS DE LA HAUTE VILLE

(Room at the top) Jack CLAYTON - GB 1959 1h58mn VOSTF - avec Simone Signoret, Laurence Harvey, Heather Sears, Donald Wolfit... Scénario de Mordecai Richler et Neil Paterson, d'après le roman de John Braine. Le sacre de la magnifique Simone Signoret : Prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes 1959 - Oscar 1960 de la Meilleure actrice.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LES CHEMINS DE LA HAUTE VILLEÀ la fin des années 1940, dans l'immédiat après-guerre, Jœ Lampton (Laurence Olivier), jeune homme pauvre, débarque dans une petite ville industrielle du Yorkshire pour occuper un modeste emploi de bureau, mais avec l'intention de gravir les échelons de la société. Dans un club de théâtre amateur, il repère une jeune héritière (Heather Sears), sur laquelle il jette son dévolu. Mais la riche famille de Susan fait tout pour décourager le prétendant de basse extraction. En attendant, Jœ ronge son frein dans les bras d'Alice Aisgill, une Française enlisée dans un mariage agonisant, liaison charnelle sur laquelle fleurit un amour apparemment sincère et réciproque. Ainsi pris entre deux feux, Joe se dirige vers un choix nécessairement destructeur.

Sous le schéma éprouvé du triangle amoureux, le film frappe par son réalisme rugueux – qui concerne aussi bien le décor grisâtre du Yorkshire que la peinture relevée des caractères sociaux – et plus encore par sa crudité physique. Les rapports de classe s'éprouvent ici au regard des motivations sexuelles, abordées avec une audace inédite pour l'époque. La séduction populaire de Joe, les mœurs libérées et avides d'Alice, la virginité étourdie de Susan, octroyée à son prétendant comme un sauf-conduit pour la haute société, sont autant d'énergies libidinales qui se rencontrent dans le prolongement du jeu social.
Dans son rôle de femme adultère, scandaleuse au regard de la bienséance provinciale, et dont la beauté solaire lutte pied à pied contre les ravages du temps, Simone Signoret se révèle profondément bouleversante, comme si elle jouait sa vie. Peu à peu, le film tisse une réflexion amère sur le mythe creux de la réussite, qui renferme toujours une forme de compromission.

(M. Macheret, Le Monde)