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Le blog des profondeurs...
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CALENDRIER - ACCESSIBILITÉ PMR partie 5
Chers spectateurs,Les travaux ayant pris du retard (et n’étant pas encore terminés), nous sommes désolés de vous annoncer que la rampe PMR n’est toujours pas accessibles aux fauteuils roulants !N’hésitez pas à nous appeler (0467523200) pour connaître l’avancement de la situation, de fait de ne p...

CALENDRIER - ACCESSIBILITÉ PMR partie 4
Suite à un contretemps dans la construction, merci de prendre en considération que la rampe PMR pour les fauteuils roulants ne sera accessible qu’à partir du mardi 21 janvier 2020, contrairement à la date du 17/01 prévue initialemment.N’hésitez pas à nous joindre au 04.67.52.32.00 pour plus d’in...

SÉANCES BÉBÉS
Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son pouc...

LES CHEMINS DE LA HAUTE VILLE

(Room at the top) Jack CLAYTON - GB 1959 1h58mn VOSTF - avec Simone Signoret, Laurence Harvey, Heather Sears, Donald Wolfit... Scénario de Mordecai Richler et Neil Paterson, d'après le roman de John Braine. Le sacre de la magnifique Simone Signoret : Prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes 1959 - Oscar 1960 de la Meilleure actrice.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LES CHEMINS DE LA HAUTE VILLEÀ la fin des années 1940, dans l'immédiat après-guerre, Jœ Lampton (Laurence Olivier), jeune homme pauvre, débarque dans une petite ville industrielle du Yorkshire pour occuper un modeste emploi de bureau, mais avec l'intention de gravir les échelons de la société. Dans un club de théâtre amateur, il repère une jeune héritière (Heather Sears), sur laquelle il jette son dévolu. Mais la riche famille de Susan fait tout pour décourager le prétendant de basse extraction. En attendant, Jœ ronge son frein dans les bras d'Alice Aisgill, une Française enlisée dans un mariage agonisant, liaison charnelle sur laquelle fleurit un amour apparemment sincère et réciproque. Ainsi pris entre deux feux, Joe se dirige vers un choix nécessairement destructeur.

Sous le schéma éprouvé du triangle amoureux, le film frappe par son réalisme rugueux – qui concerne aussi bien le décor grisâtre du Yorkshire que la peinture relevée des caractères sociaux – et plus encore par sa crudité physique. Les rapports de classe s'éprouvent ici au regard des motivations sexuelles, abordées avec une audace inédite pour l'époque. La séduction populaire de Joe, les mœurs libérées et avides d'Alice, la virginité étourdie de Susan, octroyée à son prétendant comme un sauf-conduit pour la haute société, sont autant d'énergies libidinales qui se rencontrent dans le prolongement du jeu social.
Dans son rôle de femme adultère, scandaleuse au regard de la bienséance provinciale, et dont la beauté solaire lutte pied à pied contre les ravages du temps, Simone Signoret se révèle profondément bouleversante, comme si elle jouait sa vie. Peu à peu, le film tisse une réflexion amère sur le mythe creux de la réussite, qui renferme toujours une forme de compromission.

(M. Macheret, Le Monde)