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"Un sale métier" à voir sur Mediapart
UN SALE METIER, c’est le titre (emprunté au Voleur de Georges Darien) d’un très chouette film réalisé par Pascal Catheland il y a quelques années, qui est visible en accès libre sur le site de Mediapart pendant une semaine à partir du 26 avril 2020 : Un sale métier / Mediapart. La présentation d...

LES GRANDS VOISINS, LA CITE REVEE
LES GRANDS VOISINS et Utopia Sainte Bernadette à MontpellierUne fois n’est pas coutume, à la suite de nos amis d’Utopia Tournefeuille, nous nous essayons à partager avec vous un film, LES GRANDS VOISINS - et de profiter autant que possible de ce moment pour discuter, ensemble, avec d’autres. San...

La Lettre de Wajdi Mouawad
“Nogent-sur-Marne, le 12 avril 2020Mon cher petit garçon, T’écrire ces quatre mots me bouleverse. Ils rendent si réel l’homme que tu es, en cet aujourd’hui qui est le tien, quand, dans celui qui est le mien, tu n’es encore qu’un enfant. Cette lettre je l’adresse donc à l’homme que tu n’es pas en...

En attendant la réouverture, nous restons en contact via le site, les réseaux sociaux (page facebook) et par courriel. Écrivez-nous : [nous écrire]


Des nouvelles du ciné

Du 01/03/20 au 30/06/20

A Utopia Sainte Bernadette, les travaux ont repris dans l'avenue, et notre terrasse se reconstruit peu à peu. Les salles de ciné sont toujours fermées, les projecteurs continuent à tourner hebdomadairement pour ne pas s'encrasser, l'équipe et les réseaux Utopia réunionne, visionne, échange... et a hâte de vous retrouver dans les salles!!!!
Sur nos sites on vous propose de découvrir quelques pépites cinés, merci encore à tous les distributeurs et réalisateurs-trices pour leur confiance.

Du côté des équipes d'UTOPIA à Avignon, Bordeaux, Montpellier, Saint-Ouen l'Aumône, Toulouse, Tournefeuille et Pontoise ça grouille, ça échange, avec les distributeurs, entre nous, entre vous, on voit des films, et on garde le lien. Explorez nos Sites : Propositions de films confiés avec bienveillance par les distributeurs dans la colonne "films confinés", journaux et humeurs, des soirées-débats à distance et partagez autour de vous!!! Avignon, Bordeaux, Saint Ouen l'Aumône/Pontoise, Toulouse-Borderouge/Tournefeuille.




THE INTRUDER DE ROGER CORMAN
Cette semaine, nous sommes heureux de vous annoncer qu’Utopia s’est associé à l’excellent distributeur Carlotta Films pour proposer aux spectateurs d’Utopia une pépite cinématographique rare en accès libre sur le Vidéo Club Carlotta : The Intruder de Roger Corman. Roger Corman, surnommé « le roi de la série B », est l’auteur et le producteur de centaines de films en tous genres. Corman a joué un rôle considérable dans l’éclosion de tout un pan du cinéma américain. Découvreur de talents hors pair, il a donné sa chance à toute une génération d’acteurs, de scénaristes et de cinéastes qui ont fait leurs premiers pas à ses côtés.

Réalisé en 1962, The Intruder est un brûlot politique dans l’Amérique ségrégationniste. A l’époque, la déségrégation des écoles fait ses premières avancées, permettant aux élèves noirs et fréquenter les mêmes établissements que les blancs. Corman situe son film dans une petite ville du sud des Etats-Unis dont les habitants, galvanisés par un mystérieux étranger en costume, vont laisser cours à leur haine raciale séculaire. Longtemps invisible, The Intruder est le film maudit de Roger Corman, probablement aussi son meilleur. Un immense merci à Carlotta Films pour ce cadeau qui prouve une fois de plus que les liens qui unissent les distributeurs, Utopia et ses spectateurs ne sont pas ordinaires !

Pour en profiter, cliquez sur le lien : The Intruder




LÉGER TREMBLEMENT DU PAYSAGEEn cette période de déconfiture encore confinée, qui voit et entend une flopée de nouveaux philosophes médiatiques s'efforcer, avec un imperturbable aplomb, de trouver un sens à l'effroyable bordel dans lequel nous a fourrés notre civilisation faute de s'interroger justement sur le sens de ses agissements, nous sommes particulièrement heureux du cadeau que nous offre Philippe Fernandez, cinéaste, plasticien, musicien... et franc-tireur dans l'âme. Il nous fait l'amitié de mettre à notre, et surtout à votre disposition ses deux longs métrages, deux mises en pratique excitantes de ce qu'il appelle sa « filmosophie »... On vous a proposé Léger tremblement du paysage (voir la page dédiée au film), et cette semaine on vous propose Cosmodrama. Les deux films seront visibles pendant trois semaines.



ED Distribution
Devinette : A votre avis, qu'ont en commun des films tels que : Institut Benjamenta, La Vengeresse, Cabeza de Vaca ou encore le sublime Winnipeg mon amour ?
Vous pourriez spontanément répondre qu'ils sont tous au catalogue de Vidéo en Poche : https://www.videoenpoche.info/ et vous n'auriez pas tort...
Mais ils ont surtout en commun une chose fondamentale pour un film, et qui passe pourtant parfois inaperçue, même quand on aime le cinéma : leur distributeur !
Eh oui, ce sont tous des films choisis par ED Distribution.
Distributeur de films "hors normes" tel qu'ils se qualifient, et, à notre sens, un distributeur de films et d'auteurs qui savent attiser notre curiosité enfantine, chatouiller nos neurones et stimuler notre sensibilité, en un mot : des films UNIQUES... Allez jeter un coup d’œil à leur catalogue : ED distribution

Donc, comme en cette période confinée, nos horizons ont besoin de grands larges, et soucieux de soutenir les distributeurs qui nous sont chers, Utopia Montpellier et Bordeaux se sont associés à ED Distribution pour vous faire (re)découvrir 5 de leurs chefs-d’œuvre, un film par semaine à découvrir.

Cela vous fera rêver au moins jusqu'à la rentrée... où vous aurez enfin le bonheur de découvrir leur dernier petit joyau : La fille à l'écho.

La Jeune fille à l’écho, est réalisé par Arūnas Žebriūnas en 1964 , alors que la Lituanie appartenait encore à l’Union soviétique et se démarque de l'idéologie imposée par le régime à l'image d'un nouveau cinéma lituanien naissant.
Vika a douze ans et c'est le dernier jour des vacances chez son papi, quelque part dans les montagnes du Caucase en Crimée, tout au bord de la mer.
Se liant d'amitié avec un garçon du coin qui ne ressemble pas aux autres gamins, Vika lui livre ses bonheurs, ses secrets, mais aussi sa confiance et sa loyauté.
Complices, elle le fait pénétrer dans son monde.
On la suit, toute menue et légère, arpentant comme elle les montagnes qui constituent son terrain de jeu et de plaisir, pour aller ensuite jouir d'un bain de mer, nous entraînant dans ses activités joyeuses et pleines de vie mais aussi empreintes de mystère et d’étrangeté. Pour Arūnas Žebriūnas, "la nature n’est pas uniquement le lieu de l’action, ni une composante du film, elle en est un sujet à part entière et Vika est l’hôte des montagnes et de la mer."
A la fois lucide et lumineuse, la gamine transcende la vision de l'enfant espiègle, bruyant et rustre décrit par la bande de loulous qui arpente le bord de mer.
La Jeune fille à l’écho recourt à la métaphore, à la pensée poétique, et dont la mise en scène permet de voir et de ressentir la montagne, ou d'être ébloui par le soleil, où les longs plans nous permettent d'accéder à un rythme lent... c'est une invitation à la poésie, à l’introspection, où la vitalité et la chaleur de Vika nous plongent dans une liberté rafraichissante.
Après avoir été interdit, il fut récompensé par le Grand Prix au festival de Cannes dans la catégorie jeunesse, et a accueilli plus de 6 millions de spectateurs, ainsi qu'au festival de Locarno en 1965.
Il sortira en salles chez Ed Distribution prochainement.

Beau voyage et à bientôt !



Aujourd’hui on a envie de vous parler de....


Puisque vous lisez ces lignes, c'est que d'une manière ou d'une autre vous aimez le cinéma.
Si vous lisez ces lignes, c'est aussi parce que vous êtes confinés chez vous.
Avec ces deux prérequis, nous voilà bien engagés l'un comme l'autre sur le chemin d'un marathon cinéphile à la mesure de la situation.
Seulement voilà. Une fois devant nos ordinateurs, l'immensité de l'offre a de quoi faire chavirer le plus hardi des dévoreurs d'images. Pour sortir de sa zone de confort, un bon point de départ est de ressortir la longue liste des classiques que nous n'avons jamais pris le temps de regarder...
Puisque vous fréquentez notre salle, peut-être aviez-vous déjà vu chez nous L'inconnu (The Unknown, 1927) de Tod Browning ? Le film avait été diffusé à l'occasion d'un ciné concert en compagnie de Jan Jouvert (guitare) et Thomas Romarin (batterie) il y a de cela quelques années. Que vous ayez assisté à la séance ou non, nous ne pouvons que trop vous conseiller de (re)découvrir le film et pourquoi pas de démarrer votre marathon cinéphilique en suivant Tod Browning et l'acteur Lon Chaney dans un autre film, le club des 3 (The Unholy Three, 1925). Le film raconte comment 3 ex-vedettes de foire : un ventriloque déguisé en vieille dame, un nain se faisant passer pour un bébé et un colosse de cirque vont se lancer dans le vol de bijoux, sous couvert d'un commerce d'oiseaux...

Si l'interprétation de Lon Chaney vous émeut pourquoi ne pas poursuivre en sa compagnie.
Larmes de clown (He who Gets Slapped, 1924) de Victor Sjöström, constitue une excellente transition. Nous quittons Tod Browning, mais nous restons sous un chapiteau en compagnie de Lon Chaney. Dans ce film, un scientifique auquel on usurpe une découverte va se tourner vers le métier de clown. Caché en marge de la société, il rejoue son humiliation soir après soir devant un public hilare, jusqu'à ce que son passé resurgisse au sein même des affaires du cirque.

Après avoir visionné des films de Victor Sjöström en tant que réalisateur, vous pourrez le retrouver en 1957 comme acteur dans le joyau d'Ingmar Bergman Les Fraises sauvages (Smultronstället). Le réalisateur Victor Sjöström est également acteur, et après avoir vu un de ses films, le retrouver en 1957 chez Ingmar Bergman dans Les Fraises sauvages ne pourra qu'apporter toujours plus de profondeur à ce joyau du cinéma.

Ce n'est ici qu'un court exemple de la dérive possible de visionnage en visionnage et nous serions ravis que vous nous racontiez ce que vous regardez pendant le confinement !
Profitez bien de vos salons/cinémathèques et si vous ne savez pas quoi regarder voilà quelques liens qui peuvent vous être utiles.

Révisez vos classiques :
https://www.lacinetek.com
https://levideoclub.carlottafilms.com/
https://www.troiscouleurs.fr/curiosity-by-mk2/
Des bonnes idées d'émissions pour continuer de plonger dans l'infinité de l'offre :
https://www.arte.tv/fr/videos/RC-014095/blow-up/
https://www.cinematheque.fr/decouvrir.html
https://trailersfromhell.com
https://www.troiscouleurs.fr/category/le-festival-a-la-maison/top-films/

Les films confinés


NOUVEAU FILM
Aujourd'hui nous ajoutons à nos propositions précédentes, un troisième film d'Agnès Fouilleux Un aller simple pour Maoré qui nous parle de la politique française aux Comores... On se rappellera la visite d'Emmanuel Macron en 2017 à Mayotte et de ce « trait d'humour » qui suscita alors bien des commentaires..
Royal Affair, est arrivé cette semaine dans la sélection des « Films Confinés ». Le distributeur Jour2fête nous a donné l'autorisation de le présenter. Attention il ne restera visible qu'un temps limité : ne ratez pas !

C’était le 6 février dernier, Matthias Théry coréalisateur du film « La Cravate » venait présenter son film au cinéma. Pour ceux qui n’ont pas pu assister à cette rencontre, voilà une captation partielle de ce moment.


Partage de journal de confinement, au Jour 9 (Utopia Toulouse/Borderouge)



Vu du ciel, il apparaît qu'à quelque chose malheur est bon puisque le nuage de pollution qui surplombait la Chine et le Nord de l'Italie est passé du gris sombre opaque au bleu transparent : moins de circulation, moins de voyages, moins de croisières, moins d'industrie… Pour peu qu'on fasse l'effort de moins de gaspillage et d'un meilleur recyclage, cette crise désespérante pourrait devenir le coup d'envoi d'une remise en question de nos modes de vie et de consommation et donc d'un nouvel espoir pour la planète… Ne nous trompons pas : ce coup de semonce qui nous secoue n'est qu'un avertissement qui annonce plein d'autres calamités qui nous pendent au nez... sauf à changer radicalement de paradigme… Lisez donc l'excellent article du numéro de mars du Monde Diplomatique : D'où viennent les coronavirus ? Contre les pandémies : l'écologie.
https://www.monde-diplomatique.fr/2020/03/SHAH/61547 (Sur abonnement)

« On arrête tout, on réfléchit »...
Le mot d'ordre lancé par Gébé et Doillon en 1971 dans L'An 01 est plus que jamais d'actualité. Ce monde n'en peut plus et il va bien falloir qu'on se mette, cette fois contraints et forcés, à tout faire pour le changer... réfléchir surtout ! Réfléchir à plein neurones et arrêter de déconner à gober n'importe quelle nouvelle bidon, à rejeter toujours la faute sur ceux qui « gouvernent » comme s'ils étaient cause de tout et pouvaient tout, comme si chacun de nous n'y était pas un peu pour quelque chose... Cette pandémie vient nous filer une grande claque dans la gueule : on a foncé comme des malades sur les rails de l'obsolescence programmée, de la consommation à tout berzingue, accumulant les choses inutiles, bouffant sans se poser de question... embringués par le baratin des médias et de la pub, qui nous faisaient rêver d'opulence sans fin, nous vendaient la jeunesse, la beauté lisse, l'éternité... mais non ! On est fragiles et le temps nous est compté. Si certains continuent à attiser les petites querelles idiotes qui nous ratatinent le mental au lieu de se pencher sur les vrais problèmes, beaucoup de voix posent plus franchement les questions fondamentales que cette crise met en pleine lumière... Puissions-nous les écouter, apprendre à distinguer parmi le vacarme médiatique l'essentiel du dérisoire... On arrête tout, on réfléchit... Depuis le temps qu'on cause de refaire le monde... peut-être que c'est l'occasion de s'y mettre ! Personne ne le refera pour nous, et encore moins sans nous...

Anne-Marie, co-fondatrice d'Utopia et ange tutélaire

L'An 01