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La Covid, la Ligne 5, le « Learning center » et UTOPIA
La Covid, la Ligne 5, le « Learning center » et UTOPIALes médias en auront fait leur feuilleton de l’été : la culture est au plus mal et le cinéma carrément à l’agonie. Impossible d’ouvrir un journal, d’allumer la radio ou de jeter un œil sur le fil de son réseau social préféré, sans e...

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Chers spectatrices et spectateurs : Pour vous parler de l’avancée des travaux au cinéma et alentours, et suivre ainsi le fil de la construction de cette future ligne de tram : Les travaux de la terrasse sont terminés. Les travaux de la rampe PMR sont terminés. Les travaux de l’escalier sont term...

WHITE RIOT

Rubika SHAH - documentaire GB 2020 1h21mn VOSTF - avec The Clash, Steel Pulse, The Selecter, Tom Robinson, Sham 69 et les membres du RAR... Écrit par Ed Gibbs et Rubika Shah.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

WHITE RIOTWhite riot, c’est d’abord une chanson, un tube incendiaire sur trois accords, un hymne punk sorti en 1977 sur le premier album d’un des plus grands groupes de rock anglais de tous les temps : The Clash. Emmené par son leader charismatique, chanteur et guitariste Joe Strummer, le groupe fait souffler un vent de rébellion sur la Grande-Bretagne de l’époque. À travers des paroles contestataires, qui évoquent les classes sociales et les communautés, il incite la jeunesse à se rebeller pour une vraie cause. « Vous plierez vous aux ordres ou prendrez-vous le dessus ? Allez vous reculer ou irez-vous de l’avant ? » Le ton est donné, car l’heure est grave.

Dix ans plus tôt en effet, le député conservateur Enoch Powell demande dans un discours l’arrêt immédiat de l’immigration en Angleterre, un appel direct à la haine raciale qui va se propager comme une traînée poudre dans la culture, la politique et les quartiers populaires du pays. Le 4 juin 1976, dans l’East End de Londres, Gurdip Singh Chaggar, étudiant sikh de 18 ans, est assassiné par de jeunes néo-fascistes. C’est le début d’une série d’agressions racistes contre les populations d’origine indienne et jamaïcaine. L’extrême droite est aux portes du pouvoir.
Le photographe Red Saunders, se sentant trahi en voyant les grandes figures du rock (David Bowie, Eric Clapton, Rod Stewart en tête) faire cause commune avec ces opinions réactionnaires, décide de passer à l’action. En 1976, il crée avec un petit groupe d’artistes et d’activistes dont le graphiste Roger Huddle et la journaliste Kate Webb, le mouvement Rock Against Racism, le RAR. Une protestation farouche contre la pensée dominante qui va s’organiser à travers des actions concrètes : création de fanzines, distribution de tracts, organisation de concerts militants où des groupes de punk et de reggae jouent sur la même scène, sabotage des marches anti-immigration organisées par le National Front.

En avril 1978, à Londres, le RAR et l’Anti-Nazi League organisent le Carnival Against Racism, une marche à travers Trafalgar Square, qui se termine par un concert géant à Victoria Park. À la surprise des organisateurs, c’est presque 100 000 personnes qui participent à cette manifestation, dont beaucoup de jeunes d’à peine vingt ans qui sont venus de loin pour rallier la capitale.
L’aventure de Rock Against Racism, avec The Clash en première ligne, va réconcilier sur des rythmes punk, rock ou reggae, toutes les communautés d’un pays en crise. C’est cette histoire que raconte ce documentaire formidable, une histoire exaltante qui résonne aujourd’hui plus fort que jamais.