UTOPIA SAINTE BERNADETTE
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Quelle joie de se retrouver sous les étoiles hier à Berat, en Haute-Garonne!Expo, rencontre et ciné avec Nevada. Quel bonheur.Déjà 200 personnes pour les prémisses d’un nouveau lieu vivant et pluridisciplinaire co animé par les habitants. Ce sont les premières festivités de l’été d’Utopia et du ...

Loi « sécurité globale » : « un outil pour permettre aux forces de l’ordre de cacher leurs dérapages »
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SÉANCE UNIQUE LE MERCREDI 4 AOÛT À 19H40

LE MARIAGE DE ROSA

(La Boda de Rosa) Iciar BOLLAIN - Espagne 2020 1h37mn VOSTF - avec Candela Peña, Sergi Lopez, Nathalie Poza, Paula Usero... Scénario d’Iciar Bollain et Alicia Luna.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LE MARIAGE DE ROSARosa, c’est la femme absolue, celle à qui tous se réfèrent, l’indispensable, l’incontournable, celle sans qui tout s’écroule… Elle est la mère parfaite, la fille aimante, la sœur inépuisable… Quoi qu’il arrive elle est là, sourire en bandoulière, précise, active, chaleureuse, bienveillante, aucun de ceux qui l’entourent n’imaginerait une seconde pouvoir se passer d’elle. Il faut préparer une noce ? Une fête ? Mitonner des petits plats pour son papa ? Garder les enfants de son frère ? Elle est là. Toujours là ! Tellement là que personne ne semble se demander s’il lui arrive parfois de prendre du bon temps, de penser d’abord à elle, tant elle encourage involontairement, par son altruisme chronique, une attitude de dépendance égoïste et ingrate…



Mais trop, c’est trop : le jour où son père déboule pour s’installer chez elle, alors que son frère l’appelle pour résoudre à sa place ses problèmes de garde, quand une fois de plus on lui demande de terminer une somptueuse robe de dentelle blanche quitte à y passer la nuit… Rosa plante là tout ce petit monde qui se retrouve tout soudain démuni, désorienté, incapable de se dépatouiller des choses les plus élémentaires… Rien de spectaculaire, juste un refus qui vient de loin, une envie de retour aux sources dans la boutique familiale des origines. Se faire plaisir, enfin, vivre, respirer ! Et là, saisie d’une sorte d’inspiration, elle commence à se confectionner une robe rien que pour elle et quand son frangin arrive enfin à l’avoir au téléphone pour lui demander où elle est passée, Rosa l’invite à son mariage, un mariage qu’elle veut secret, en petit comité, juste la famille… La stupéfaction de ses proches est immense, comment ont-ils pu ne pas se douter ? Mais qui donc est le marié ?
L’andouille de frère, trop habitué à imposer sa vision des choses, rameute le ban et l’arrière-ban, commande une noce grandiose : tout le contraire de ce qu’il devrait faire, comme un gros macho qui n’écoute jamais rien et a tout de même la petite intuition qu’il a beaucoup de choses à se faire pardonner.
Et nous voilà à deux doigts que cette histoire vire à la catastrophe…
Je n’en dirai pas plus pour vous laisser la surprise, mais par ce surprenant mariage, Rosa, dans un élan joyeux, bouscule des siècles d’oppressions, de conventions, de soumissions et petit patapon… Désormais libre comme le vent, comme les vagues de la mer et les nuages… ce qu’on pouvait d’ailleurs pressentir dès la première scène du film : Rosa, franchissant haut la main la ligne d’arrivée d’une course, à la surprise générale, continue sans s’arrêter, ignorant les applaudissements, les clameurs de victoire de ses supporters. Rosa file à travers champs : pour le plaisir de se sentir vivante… et ils ne sont pas nés ceux qui pourront l’arrêter.

Iciar Bollain, on l’aime depuis longtemps : Flores de otro mundo, Ne dis rien, Même la pluie, Yuli… autant de beaux films intelligents et généreux. D’abord connue comme comédienne, elle crée avec deux partenaires une société de production, réalise ses premiers films… ce qui l’amènera à intervenir sur Land and freedom de Ken Loach qu’elle accompagnera sur le tournage de Carla's song, le temps d’en faire le sujet de son livre Ken Loach, un observador solidario. Elle vit depuis avec le scénariste écossais de Loach, Paul Laverty. Si elle a un talent très personnel, il y a, dans le goût pour l’humain de ses films, une parenté certaine avec l'« observador solidario », un zeste de soleil et le bleu de la Méditerranée en plus.