UTOPIA SAINTE BERNADETTE
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SÉANCES BÉBÉS
Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son pouc...

À LA VIE À LA MORT
Quelle joie de se retrouver sous les étoiles hier à Berat, en Haute-Garonne!Expo, rencontre et ciné avec Nevada. Quel bonheur.Déjà 200 personnes pour les prémisses d’un nouveau lieu vivant et pluridisciplinaire co animé par les habitants. Ce sont les premières festivités de l’été d’Utopia et du ...

Loi « sécurité globale » : « un outil pour permettre aux forces de l’ordre de cacher leurs dérapages »
Lu dans le journal Le Monde https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2020/11/05/loi-securite-globale-un-outil-pour-permettre-aux-forces-de-l-ordre-de-cacher-leurs-derapages_6058574_1653578.htmlJournalistes indépendants, collectifs, associations et syndicats se mobilisent contre un texte qu’...

ON EST FAIT POUR S'ENTENDRE

Écrit et réalisé par Pascal ELBÉ - France 2021 1h33mn - avec Sandrine Kiberlain, Pascal Elbé, Valérie Donzelli, Emmanuelle Devos, François Berléand, Marthe Villalonga...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

ON EST FAIT POUR S'ENTENDRESi l’on plaint l’aveugle, réputé sage, on se moque souvent du sourd, soupçonné d’être sot. Comme David Lodge dans son beau roman La Vie en sourdine, Pascal Elbé aborde le handicap du malentendant par la comédie en y mêlant son expérience personnelle, gage dans les deux cas de justesse dénuée de clichés. Soit Antoine, un quinquagénaire dont la vie amoureuse et professionnelle prend l’eau. Professeur de lycée, il est de plus en plus chahuté par ses élèves, et son proviseur s’agace de ses frasques, comme tout récemment de ne pas avoir évacué sa classe lors d’un exercice d’alarme incendie. S’y ajoutent des tensions avec une voisine, Claire, exaspérée par le réveil qu’il laisse sonner indéfiniment : depuis l’appartement de sa sœur chez qui elle a emménagé à la mort de son mari, elle semble mieux entendre la sonnerie horripilante qu’Antoine qui dort pourtant juste à côté.
Sommeil au lieu de soleil, mouton pour bouton, le test auditif d’Antoine relève un tantinet du test de Rorschach jusqu’à la conclusion de l’ORL : « Vous n’entendez rien » pour laquelle il comprend allègrement « Vous entendez bien. » Le spécialiste ne tergiverse pas : notre malentendant qui multiplie les malentendus doit se résoudre à porter des prothèses auditives. Mais ces merveilles de technologie miniaturisée ne suffisent pas à régler tous les problèmes d’Antoine. Il n’y a guère qu’avec Violette, la fille de Claire, qu’il s’entend bien. Depuis la mort de son père, la fillette est devenue mutique et sujette à des terreurs nocturnes qui réveillent tout l’immeuble – deux points sur lesquels Antoine ne trouve rien à redire.
Pascal Elbé aborde la comédie avec des répliques ciselées servies par des acteurs tous dotés d'un admirable sens du rythme indispensable au genre. Comme l’avait réussi Sound of metal de Darius Marder, à la tonalité plus grave sur la surdité, le film de Pascal Elbé parvient par une bande-son soignée à entrer de plain-pied dans le ressenti d’Antoine, entre éprouvantes distorsions que lui impose sa prothèse et paroles de son entourage à jamais envolées. (C. Renou-Nativel, La Croix)



« Les situations dans lesquelles un sourdingue peut se retrouver sont parfois tellement ahurissantes que je ne pouvais pas penser à l’idée de ce film sous une autre forme. Faire rire avec la malentendance ? Aucun problème avec ça ! Ce handicap-là a d’ailleurs toujours été considéré – déjà dans le théâtre antique – comme une matière de comédie. Un mec qui n’entend pas – Quoi ? Comment ? Le Monsieur te dit... – c’est quelque chose de drôle. […] Toute la gageure consistait à trouver une histoire qui ne conduise pas à ne faire qu’un état des lieux clinique de la vie d’un malentendant. Là est la force de La Vie en sourdine de David Lodge : c’est un roman qui rend compte de cette situation que je connais bien, mais qui parvient, à partir d’elle, à construire un récit universel. Mon histoire a pris la tournure d’une comédie romantique. Quoique... “romantique”, je ne sais pas trop ce que ça veut dire à nos âges. C’est l’histoire d’une rencontre. Mon film est une comédie de rencontres... » (P. Elbé)