UTOPIA SAINTE BERNADETTE
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SÉANCES BÉBÉS
Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son pouc...

À LA VIE À LA MORT
Quelle joie de se retrouver sous les étoiles hier à Berat, en Haute-Garonne!Expo, rencontre et ciné avec Nevada. Quel bonheur.Déjà 200 personnes pour les prémisses d’un nouveau lieu vivant et pluridisciplinaire co animé par les habitants. Ce sont les premières festivités de l’été d’Utopia et du ...

Loi « sécurité globale » : « un outil pour permettre aux forces de l’ordre de cacher leurs dérapages »
Lu dans le journal Le Monde https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2020/11/05/loi-securite-globale-un-outil-pour-permettre-aux-forces-de-l-ordre-de-cacher-leurs-derapages_6058574_1653578.htmlJournalistes indépendants, collectifs, associations et syndicats se mobilisent contre un texte qu’...

AVANT-PREMIÈRE le mardi 3 mai à 20h, en présence de la réalisatrice Emilie Aussel

L’ÉTÉ L’ÉTERNITÉ

Émilie AUSSEL - France 2021 1h15mn - avec Agathe Talrich, Marcia Feugeas, Matthieu Lucci, Idir Azougli, Nina Villanova, Antonin Totot, Rose Timbert, Louis Pluton, Emmanuel Rol, Safinah Mixty Mihidjay... Scénario d’Emilie Aussel, Emmanuelle Bayamack-Tam et Yacine Badday.

Du 03/05/22 au 24/05/22

L’ÉTÉ L’ÉTERNITÉVoilà enfin l’été venu pour Lola, Lise et leurs amis. Le baccalauréat en poche, s’ouvre alors devant eux cette promesse d’avenir digne de leur 18e année, une promesse pleine d’enthousiasme, d’insouciance et de fraîcheur.
L’Été l’éternité trouve son décor sur le sable d’une plage marseillaise, par petites touches parfois entièrement effacées par le ressac, d’autres fois laissant un sillon déviant – si peu – le cours des vagues, tout en donnant discrètement l’espace aux interrogations d’une vie d’adulte, aux amours naissantes et aux désirs de liberté. Dans un tel contexte de douce oisiveté, ces derniers jours de jeunesse indolente s’écoulent, alternant avec des nuits festives où les rencontrent se font aussi éphémères que magiques, rompant avec la monotonie des clichés pour rencontrer la divine éternité de l’instant unique.



Oui mais voilà, l’autre face de l’éternité ne tarde pas à poindre, et alors, ce même décor, l’instant d’avant si merveilleusement parfait, ces mêmes plages si langoureuses, ces nuits pleines du bonheur d’exister… tout cela prend une autre tournure, s’inverse, pour laisser place aux doutes, à l’errance, à la séparation, au présent de la perte hors sens, injuste et injustifiée aussi. Après la brutalité du choc, et la rupture avec ce qui fondait ce quotidien si insouciant, commence alors une lente sortie de l’innocence vers l’inconnu…
Premier long métrage de la réalisatrice montpelliéraine Émilie Aussel, L’Été l’éternité nous expose le récit sensible d’un drame fondateur. Elliptique par nature, il s’agit d’un film de sentiments plus que de scénario qu’elle a choisi d’écrire avec la romancière Emmanuelle Bayamack-Tam après la lecture de son roman, Si tout n’a pas péri avec mon innocence, avec qui elle partage un même goût pour l’adolescence, ce qu’elle implique de vitalité comme de gravité, et pour le romanesque de l’intériorité. Elles ont trouvé ensemble ce ton, à la fois doux et âpre, qui les a conduites à cette question cruciale : comment survivre à la perte et continuer d’être ensemble sans avoir les mots pour se réconforter ?

Émilie Aussel considère son film comme le déploiement de ce qu’elle a mis en place précédemment. « De film en film, je sentais que je creusais un sillon : filmer la jeunesse et ses émois, le groupe, la solitude, la relation aux éléments, la mer, avec cette volonté de mêler trivial et sacré. Mes courts-métrages m’ont permis de cerner mon sujet, de façonner un regard fait de pudeur et de sensualité, d’aller plus loin dans la direction d’acteur, de travailler le rapport entre corps et paysage. » (d’après les propos recueillis par L. Beot dans Les Inrockuptibles)