UTOPIA SAINTE BERNADETTE
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Le blog des profondeurs...
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SÉANCES BÉBÉS
Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son pouc...

À LA VIE À LA MORT
Quelle joie de se retrouver sous les étoiles hier à Berat, en Haute-Garonne!Expo, rencontre et ciné avec Nevada. Quel bonheur.Déjà 200 personnes pour les prémisses d’un nouveau lieu vivant et pluridisciplinaire co animé par les habitants. Ce sont les premières festivités de l’été d’Utopia et du ...

Loi « sécurité globale » : « un outil pour permettre aux forces de l’ordre de cacher leurs dérapages »
Lu dans le journal Le Monde https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2020/11/05/loi-securite-globale-un-outil-pour-permettre-aux-forces-de-l-ordre-de-cacher-leurs-derapages_6058574_1653578.htmlJournalistes indépendants, collectifs, associations et syndicats se mobilisent contre un texte qu’...

ALLONS ENFANTS

Thierry DEMAIZIÈRE et Alban TEURLAI - documentaire France 2021 1h55mn - avec les élèves de la section hip hop du lycée Turgot à Paris : Nathanaël, Charlotte, Michelle, Erwan, Maxime, Melissa, Ketsia, Aniss...

Du 18/05/22 au 21/06/22

ALLONS ENFANTSLe lycée Turgot, établissement bien coté installé dans le troisième arrondissement de Paris, tente un pari audacieux : intégrer des élèves de quartiers populaires pour briser la spirale de l’échec scolaire grâce à la danse hip-hop. Expérience unique en France, partant du souhait que tous les élèves, d’où qu’ils viennent et dans un esprit de mixité sociale, accèdent à la culture et aux arts, et améliorent par là même leurs résultats dans les matières classiques. Choisissant de permettre à certains jeunes de retrouver le chemin de l’enseignement plutôt que de viser un classement d’excellence pour leur établissement, l’équipe de direction et les enseignants maintiennent néanmoins une nécessaire exigence envers ces élèves qui doivent non seulement apprendre à réfléchir pour mieux danser mais aussi fournir un travail scolaire important pour ne pas décrocher.
La manière de filmer des deux réalisateurs, très proche des corps, nous donne la sensation de faire partie intégrante du groupe, nous confronte à eux, à l’énergie galvanisante que ces jeunes projettent dans la danse. La caméra est chahutée, bousculée, nous offrant ainsi une expérience totalement immersive.



À l’inverse de Relève : histoire d’une création, leur précédent film sur la danse – classique pour le coup – qui suivait Benjamin Millepied dans sa tentative de secouer l’Opéra, de remettre en cause la norme des corps tous blancs à la même silhouette, on comprend ici que, dans le hip-hop, cette question-là ne se pose pas ! Les danseurs sont des filles et des garçons de toutes les couleurs, de toutes les silhouettes et de tous les milieux sociaux. C’est un mouvement d’une grande tolérance et d’une grande bienveillance, contrairement aux clichés souvent véhiculés.
Centré bien sûr sur la danse, sur l’école, sur la réussite ou sur l’échec, Allons enfants met l’accent sur l’aspect très politique du projet. L’équipe très engagée du lycée Turgot mise sur la mixité, sur le souhait de sortir les gamins des limites de leur milieu en les faisant tout simplement danser et travailler ensemble. Associer autour d’une pratique artistique des ados qui n’ont pas l’habitude de se côtoyer : les « babtous » d’un côté et les gosses de quartier de l’autre.
Ils dansent tous pour une raison particulière, pour transcender une histoire, pour conjurer une timidité, ou encore pour se sentir beaux, utiles et aimés… Mais aussi pour raconter leur rage, leur hargne et leur envie de lumière. Parce que comme ils nous le répètent tout au long du film, la danse c’est la « déter ».