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(et où trouver la gazette)
NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 6€
ABONNEMENT : 45€ (10 places)
Séance sur fond gris : 3,50€
SEANCES "BEBES"
Chers parents voici les séances auxquelles vous pouvez sereinement amener vos bébés, nous mettons le son moins fort !
le vendredi 10 mai à 14h30 No
le samedi 18 mai à 14h15 Quartet
le vendredi 24 mai à 14h Free Angela
le jeudi 30 mai à 12h05 Le premier homme
le mercredi 5 juin à 14h Hannah Arend...
Pierre Rabhi bouscule nos programmes (et ça nous ferait plutôt plaisir)
mardi 2 avril, sous la pression populaire, nous proposons une rencontre supplémentaire avec Pierre Rabhi à l’issue de la projection du film de Marie-Dominique Dhelsing :
PIERRE RABHI, AU NOM DE LA TERRE
les places pour les deux séances à 18h et 20h se sont arrachées en quelques heures.
Le fil...
Sans chanter ni déchanter
très chouette billet sur le blog de l’ami Jean-Michel Frodon, sur Les Lendemains de Bénédicte Pagnot.
Nous vivons des temps déplaisants, où un premier film français que
n’accompagne aucun parrainage prestigieux ni aucun signe extérieur de
richesse (genre culte, vedette au générique, etc.) souffr...
Écrit et réalisé par Evan GLODELL - USA 2011 1h46mn VOSTF - avec Evan Glodell, Jessie Wiseman, Tyler Dawson, Rebekah Brandes, Vincent Grashaw... Festival de Sundance 2011, Prix du Meilleur Film Paris International Fantastic Film Festival, Prix du Jury Festival de Sitgès.
Un film américain indépendant, un vrai de vrai, un hors-norme, qui arrive de nulle part, financé et tourné totalement en dehors des studios. Une histoire de potes, d'amour, de lance-flammes, de bagnole qui crache le feu et qui balafre le bitume… Un incroyable truc à la fois ludique, complètement barré et d'une profondeur inattendue, qui vient sans doute de l'absolue sincérité de l'entreprise : le dénommé Evan Glodell, scénariste, acteur, réalisateur, a d'évidence mis beaucoup de lui-même dans ce Bellflower, qu'il a nourri de toutes ses passions d'adolescent attardé, de tout son romantisme cabossé, de toutes les références au cinéma qu'il aime. Ça donne un film d'une énergie folle, d'une invention narrative et visuelle permanente – et d'autant plus sympathique que bricolée à l'ancienne : objectifs de caméra spécialement conçus pour le tournage, filtres de couleurs, déformations, effets de flou donnent à l'image une véritable identité, à des années-lumière du tout venant numérique. Quelque part entre Mad Max, Macadam à deux voies (le chef d'œuvre de Monte Hellman) et le tout récent Drive, ce pétaradant Bellflower nous a emballés.
Woodrow et Aiden sont deux potes à la vie, à la mort, borderline, pas du tout dans le coup, parfaitement en dehors des clous, loosers assumés. De grands enfants qui refusent de toutes leurs forces le passage définitif à l'âge adulte, malgré la trentaine qui pointe son nez. Au fin fond de leur Californie, ils évitent soigneusement de participer à cette société dans lequel ils n'ont aucune confiance – on les comprend – et préfèrent s'imaginer un monde à eux, vouant un culte sans bornes à l'univers de Mad Max. Ils passent leurs temps à bricoler des engins de fous, entre un lance-flammes fait maison et leur voiture de guerre baptisée « Medusa » : persuadés que l'apocalypse est imminente, ils s'arment pour réaliser leur fantasme de survie dans un monde en ruines.
Mais voilà, une fille va passer par là, forcément : Woodrow tombe amoureux de Milly, une blonde gironde et qui n'a peur de rien, rencontrée lors d'un concours de mangeurs de grillons où elle l'a mis minable ! Dès lors l'équilibre – improbable certes mais bien réel – que les deux potes avaient mis en place à force de complicité sans partage va être modifié, leurs vies vont être bouleversées et personne n'en sortira indemne… surtout dans l'imagination à peu près sans limite d'un Woodrow qui ne peut évidemment pas se satisfaire d'une banale petite histoire d'amour…
