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(et où trouver la gazette)
NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 6€
ABONNEMENT : 45€ (10 places)
Séance sur fond gris : 3,50€
SEANCES "BEBES"
Chers parents voici les séances auxquelles vous pouvez sereinement amener vos bébés, nous mettons le son moins fort !
le vendredi 10 mai à 14h30 No
le samedi 18 mai à 14h15 Quartet
le vendredi 24 mai à 14h Free Angela
le jeudi 30 mai à 12h05 Le premier homme
le mercredi 5 juin à 14h Hannah Arend...
Pierre Rabhi bouscule nos programmes (et ça nous ferait plutôt plaisir)
mardi 2 avril, sous la pression populaire, nous proposons une rencontre supplémentaire avec Pierre Rabhi à l’issue de la projection du film de Marie-Dominique Dhelsing :
PIERRE RABHI, AU NOM DE LA TERRE
les places pour les deux séances à 18h et 20h se sont arrachées en quelques heures.
Le fil...
Sans chanter ni déchanter
très chouette billet sur le blog de l’ami Jean-Michel Frodon, sur Les Lendemains de Bénédicte Pagnot.
Nous vivons des temps déplaisants, où un premier film français que
n’accompagne aucun parrainage prestigieux ni aucun signe extérieur de
richesse (genre culte, vedette au générique, etc.) souffr...
Samedi 12 Mai, séance "Bébé" à 16h10.
Benoît JACQUOT - France 2012 1h40mn - avec Léa Seydoux, Diane Kruger, Virginie Ledoyen, Noémie Lvosky, Xavier Beauvois, Michel Robin, Julie-Marie Parmentier, Lolita Chammah... Scénario de Gilles Taurand et Benoît Jacquot, d’après le roman de Chantal Thomas.
« 14 juillet 1789 - aujourd’hui : rien »… L’histoire raconte que ce sont les mots que Louis XVI fit inscrire dans son journal ce jour-là… Ils résument à eux seuls le gouffre qui sépare alors le peuple qui a faim aux portes de Versailles et l’insouciance qui règne encore, mais plus pour longtemps, dans le château des rois de France. 14 juillet 1789… Quelques jours avant, quelques heures après… Quelques jours dans l’intimité d’un monde qui se meurt et vit sans le savoir son ultime souffle. Chronique des derniers instants d’une royauté malade de son arrogance, de sa frivolité et de son insouciance, d'un pouvoir qui pense encore que le remède est à portée de sceptre et que l’on peut faire taire la rumeur qui monte depuis Paris.
Ce sont ces derniers jours qui nous sont ici racontés, le calme inquiétant avant la tempête. Mais l’effondrement de ce monde, de ses certitudes, de ses valeurs, de ses comportements, de ses modes de pensées se fera ici sans fracas. Benoît Jacquot traite ce brutal changement d'époque en creux, en douceur, à hauteur d'un personnage somme toute secondaire : une servante, une liseuse.
Sidonie Laborde n’a qu’un désir : plaire à sa reine, Marie-Antoinette. Sidonie est certes une servante mais pas tout à fait comme les autres : elle aime lire, elle aime les livres, elle les connaît et surtout connaît ceux qui pourraient plaire à la reine. En ce mois de juillet 1789, alors que le grondement de la révolte s’insinue des cuisines aux chambres des bonnes, Sidonie refuse d’entendre, persuadée qu’auprès de la reine, rien ne pourra jamais lui arriver.
Marie-Antoinette, quant à elle, ne désire qu’une seule chose : retrouver la duchesse de Polignac, sa tendre amie, sa confidente, celle qui a su se rendre indispensable, et dont l’éloignement provoque chez elle un grand vide amoureux. Pourtant, la reine entend elle aussi la rumeur de Paris et sait, ou pressent, que le peuple réclame sa tête haut piquée sur une baïonnette… Mais la seule pensée qui la fait frémir, c’est de savoir que le nom de « la Polignac » est lui aussi sur la funeste liste de ceux qu’il faut éliminer pour que naisse la République. Dès lors, elle n’a qu’une idée : sauver celle qu’elle croit aimer d’un amour fidèle, pur et absolu.
Sidonie est le vecteur de cette histoire où toutes les certitudes viennent à vaciller ; certitudes du pouvoir, de l’amour, de la dévotion. Benoît Jacquot filme Versailles comme une ruche où les vibrations de la reine, atteinte par le tumulte du dehors, se répandent comme une traînée de poudre sur l’ensemble de ce microcosme qui est ici merveilleusement peint : du jaune doré des appartements royaux au gris crasse des couloirs des serviteurs… un palais de courant d’airs peuplé par les notables aussi bien que par les rats.
Ballet sublime où la sensualité s’égare dans les méandres d’une ronde amoureuse traversée par les grondements de l’histoire, Les Adieux à la reine a la virtuosité, l'élégance, l'intelligence, la subtilité, la profondeur qui font les grands films… La perfection n’est pas loin…
