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(et où trouver la gazette)
NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 6€
ABONNEMENT : 45€ (10 places)
Séance sur fond gris : 3,50€
SEANCES "BEBES"
Chers parents voici les séances auxquelles vous pouvez sereinement amener vos bébés, nous mettons le son moins fort !
le vendredi 10 mai à 14h30 No
le samedi 18 mai à 14h15 Quartet
le vendredi 24 mai à 14h Free Angela
le jeudi 30 mai à 12h05 Le premier homme
le mercredi 5 juin à 14h Hannah Arend...
Pierre Rabhi bouscule nos programmes (et ça nous ferait plutôt plaisir)
mardi 2 avril, sous la pression populaire, nous proposons une rencontre supplémentaire avec Pierre Rabhi à l’issue de la projection du film de Marie-Dominique Dhelsing :
PIERRE RABHI, AU NOM DE LA TERRE
les places pour les deux séances à 18h et 20h se sont arrachées en quelques heures.
Le fil...
Sans chanter ni déchanter
très chouette billet sur le blog de l’ami Jean-Michel Frodon, sur Les Lendemains de Bénédicte Pagnot.
Nous vivons des temps déplaisants, où un premier film français que
n’accompagne aucun parrainage prestigieux ni aucun signe extérieur de
richesse (genre culte, vedette au générique, etc.) souffr...
Séance unique le Dimanche 29 Avril, à 10h30.
Petit déjeuner à partir de 9h45 (on s'occupe du liquide, prévoyez le solide !) et projection, suivie d'une rencontre avec le réalisateur Jacques GOLDSTEIN.
RepMalbouffeTrailer291210iPhone par RogeRebus
Film de Jacques GOLDSTEIN sur une idée originale de Xavier DENAMUR - documentaire France 2012 1h12mn - avec Nicolas Sarkozy, Xavier Denamur, Christine Lagarde, André Daguin, Jacques Borel...
Pour ou contre la baisse de la TVA dans la restauration ? Apôtre de la tête de veau-vinaigrette, Jacques Chirac l'avait promise, re-promise et même re-re-promise, sans jamais s'y résoudre. Il aura fallu toute la patience et la force de persuasion de l'UMIH, le lobby de l'hôtellerie et de la limonade (par exemple la menace à peine voilée de voir cet électorat plutôt libéral migrer massivement vers les terres plus accueillantes du FN), pour que le Président Nicolas Sarkozy lui concède, en 2009, ce substantiel cadeau. Euh… enfin, non, pas un cadeau, puisque, juré-craché, la baisse des prix consécutive sur l'addition allait sacrément affermir le pouvoir d'achat des clients et les inciter à becqueter assis au resto-nappe-à-carreaux du coin plutôt que debout au fast-food du centre commercial – sauvant au passage moult petits entrepreneurs d'une faillite programmée. Et tenez vous bien, croix de bois, croix de fer, si elle ment, l'UMIH va en enfer : ce trou de quelques 3 milliards d'euros annuels creusé dans les caisses de l'État allait en outre permettre de revaloriser un sacré paquet de petits salaires, et même la création de centaines de milliers d'emplois pérennes dans la restauration. Du travail d'orfèvre. Comble de félicité : entériné à l'occasion d'un genre de « Grenelle » pompeusement rebaptisé « États Généraux de la Restauration », le coup de baguette magique présidentiel semblait faire l'unanimité. Fin du conte de fées.
Dans les vitrines des brasseries, ont commencé à fleurir les panneaux détaillant sur quels produits précisément et exclusivement est répercutée la baisse de la TVA. En cuisine, patronat et syndicats commencent à négocier pour de vrai les revalorisations de salaire. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'Éden promis tarde à advenir. C'est là que Zorro entre en scène. Le Renard énervé a troqué son masque et son épée contre une toque et des petites lunettes – et à l'instar de Don Diego de la Vega, tout porte à croire qu'il a juré la perte de sa noble famille. Car vous l'avez deviné : notre héros, le ci-devant Xavier Denamur, est lui-même restaurateur. Et plutôt du genre pas à plaindre, qui devrait se satisfaire du cadeau fiscal, puisque taulier d'établissements classieux nichés au cœur du Marais parisien. Or Xavier Denamur est aussi un citoyen soucieux de justice sociale, de santé publique, et même de l'utilisation des deniers de l'état. Parce qu'il connaît (un bon peu) son milieu et le dessous des cartes, il énonce posément que l'opération est un solide enfumage, destiné à masquer un réel cadeau fait pas tant aux restaurateurs qu'aux groupes industriels qui contrôlent leur lobby. Que la logique qui sous-tend l'opération, loin de jouer en faveur d'une restauration traditionnelle et de qualité, n'en prend l'apparence que pour mieux asseoir l'hégémonie d'une industrie agro-alimentaire toute-puissante.
Un restaurateur vent debout contre la baisse de la TVA, qui l'eût cru ? Tenace, mordant et épais comme un demi-Michael Moore, armé d'une caméra et d'un gros culot, il part à la rencontre des politiques, des lobbyistes (aaaaaah ! Le distingué Jacques Borel…), des restaurateurs, des agriculteurs, des commerciaux. Il écoute, échange, contredit, se fait virer plus souvent qu'à son tour… Tirant sur le fil de son petit commerce, petit à petit toute la pelote y passe : de la réalité de la cuisine dite « d'assemblage » à la soit-disant inscription de la gastronomie française au patrimoine de l'UNESCO, des fourneaux à la paysannerie, il dessine un drôle d'état du commerce de la bouffe en France. Et son combat, qu'on croyait restreint au microcosme de la restauration, entre en résonance avec d'autre turbulences qui agitent notre monde devenu fou.
