Loading

NOUS CONTACTER
NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 6€
ABONNEMENT : 45€ (10 places)
Séance sur fond gris : 3,50€

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

SEANCES "BEBES"
Chers parents voici les séances auxquelles vous pouvez sereinement amener vos bébés, nous mettons le son moins fort ! le vendredi 10 mai à 14h30 No le samedi 18 mai à 14h15 Quartet le vendredi 24 mai à 14h Free Angela le jeudi 30 mai à 12h05 Le premier homme le mercredi 5 juin à 14h Hannah Arend...

Pierre Rabhi bouscule nos programmes (et ça nous ferait plutôt plaisir)
mardi 2 avril, sous la pression populaire, nous proposons une rencontre supplémentaire avec Pierre Rabhi à l’issue de la projection du film de Marie-Dominique Dhelsing : PIERRE RABHI, AU NOM DE LA TERRE les places pour les deux séances à 18h et 20h se sont arrachées en quelques heures. Le fil...

Sans chanter ni déchanter
très chouette billet sur le blog de l’ami Jean-Michel Frodon, sur Les Lendemains de Bénédicte Pagnot. Nous vivons des temps déplaisants, où un premier film français que n’accompagne aucun parrainage prestigieux ni aucun signe extérieur de richesse (genre culte, vedette au générique, etc.) souffr...

80 JOURS

Écrit et réalisé par Jon GARAÑO et José Mari GOENOGA - Espagne (Pays Basque) 2011 1h45mn VOSTF - avec Itziar Aizpuru, Mariasun Pagoaga, Jose Ramon Argoitia, Tania de la Cruz... Festival Cinespaña de Toulouse : Prix du public, Prix du meilleur scénario, Prix d'interprétation féminine.

80 JOURSQui pourrait dire ce qui se cache derrière les visages ordinaires qu'on croise chaque jour ? Qui pourrait deviner les torrents de tendresse, de folie, de fantaisie, de rêves d'amour qui agitent secrètement des vies qui semblent en apparence battre au rythme lancinant de coucous suisses ? C'est une merveille de film, un petit bijou inattendu et délicieux. Un film microcosmique, localisé au pays basque et que toutes les langues du monde comprennent.

Axun est une dame de 70 ans, qui ressemble à une des trois fées bienveillantes de Cendrillon. Elle vaque avec son vieux taiseux qui n'en pense pas moins, qui n'en aime pas moins, sans jamais le dire, cette compagne de toujours qui lui est tellement indispensable qu'il s'étiolerait comme un bégonia sans eau si elle venait à lui manquer. C'est sûr, il aurait tôt fait de dépérir si à l'heure du journal télé elle n'était pas là pour lui servir, ponctuelle, tortillas et piperades… Il y a des silences et des gestes qui en disent long sur l'histoire d'un lien qui dure toute une vie. Ils ont eu une fille ensemble, qui a fui le plus loin possible, mettant un océan entre elle et un mari qui a dû lui en faire de belles pour qu'elle ait si peu envie de revenir. Sa mère et elle se téléphonent… et le père toujours continue à se taire, mais n'en perd pas une miette, bricole son jardin, et fabrique de toutes petites maisons basques en bois, typiquement basques.
Et puis voilà qu'un jour, l'andouille d'ex-mari se retrouve dans le coma à l'hôpital. Sans famille, sans personne qui jamais ne vienne le visiter. Alors Axun, qui pourtant ne le connaissait guère, se sent comme une obligation et vient désormais chaque jour le voir. La tête de la femme qui tient compagnie au comateux dans le lit voisin ne lui est pas inconnue… c'est Maïté !
On s'est connu, on s'est reconnu, on s'est retrouvé, on s'est réchauffé… chantait Jeanne Moreau. Et c'est une bouffée de leur jeunesse passée qui remonte alors, tandis que les souvenirs, hésitants, émergent : complicité de petites filles, jeux anodins dont Axun réalisera horrifiée qu'ils n'étaient pas si anodins et bien agréablement troublants. Comment en effet admettre, dans cette vie aux choix convenus, qu'elle ait pu avoir des penchants que la morale conventionnelle réprouve ? Le temps a passé, mais le bonheur d'être ensemble n'a pas pris une ride, et les deux filles émerveillées se retrouvent face au grand large à goûter le plaisir d'un petit coup de champagne dégusté sur une île au soleil, parfumée d'embruns.
Pendant ce temps, le mari d'Axun s'étonne de voir sa régulière ne plus être si ponctuelle que ça, sauter la tortilla du soir, et même découcher, au prétexte que l'ex de sa fille est encore plus comateux que comateux. Quand il se pointe à l'hosto, pas trace d'Axun dans la chambre et il passera une nuit de veille en attendant son retour. S'en suivront une avalanche de malentendus et de quiproquos..

Qui peut dire la tendresse et l'amour qui se cachent derrière les gestes du quotidien, les paroles tues, la tortilla qu'on fait frire ? Qui peut dire si on a bien fait de choisir une vie plutôt qu'une autre, un amour plutôt qu'un autre ? Peut-on jamais savoir ce qu'on a perdu ou gagné ?