Loading

MON C.E. ROULE POUR UTOPIA

METTEZ VOTRE PUB
DANS LA GAZETTE !

NOUS CONTACTER
NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 6,5€
ABONNEMENT : 48€ (10 places)
Groupe ( >30p.) : 3€
TARIF étudiants, lycéens, collégiens, demandeurs d'emploi, bénéficiaires du RSA : 4€ (sur présentation d'un justificatif)

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

Viramundo, un voyage musical avec Gilberto Gil
Du 17 avril au 7 mai en Vidéo en Poche, en avant-première, pour 5€ et en HD ! (voir la page de présentation du film) Une expérience européenne (The Tide Experiment) va proposer une sortie quasi simultanée en salles et en vidéo dans dix territoires européens : ça n’a l’air de ri...

Veolia attaque Water makes money !
Le 14 février 2013 s’ouvre à Paris le procès en diffamation intenté par Veolia contre le film Water makes money qui osait parler en 2010 des pratiques des multinationales de l’eau. Sur le banc des accusés, l’association La mare aux canards qui a distribué le film en France, et Jean-Luc Touly, a...

Les nouveaux films en Vidéo en Poche, et très bientôt… WOUF !
Les nouveaux chiens de garde sera disponible dès le 4 décembre (en HD) : venez au ciné remplir une clé USB avec des films Vidéo en Poche, il y en a pour tous les goûts et les âges. 5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible, la résolution minimale étant celle d’un DVD. Vous pouve...

Droit de suite
En septembre nous accueillions une passionnante soirée consacrée au résistant et immigré arménien Missak Manouchian, fusillé en 1943 . Une soirée en présence entre autres de l’écrivain Didier Daeninckx et d’un des derniers compagnons survivants de Manouchian, Arsène Tchakarian. Jean Présent un d...

DARK SHADOWS

Tim BURTON - USA 2012 1h53mn VOSTF - avec Johnny Depp, Michelle Pfeiffer, Eva Green, Helena Bonham Carter, Johnny Lee Miller, Chloe Moretz, Jackie Earle Haley et une apparition du grand Christopher Lee... Scénario de Seth Grahame-Smith et John August, d’après le soap-opéra de Dan Curtis (culte dans les années 70 aux USA).

DARK SHADOWSLes premières images ne laissent planer aucun doute, on est bien chez Tim Burton : de la brume, de la nuit, des bateaux qui fendent la brume et la nuit, des êtres blafards et une voix off (celle de Johnny Depp, of course, fidèle alter ego) comme venue des profondeurs, une voix qui annonce la couleur : ce sera rouge sang. Tout l’univers de Burton est là : un amour vrai et pur entravé par une terrible malédiction, un héros solitaire, éternel orphelin tourmenté par la perte des êtres aimés, et quelques envolées lyrico-gothiques bien senties, sanglantes juste ce qu'il faut. On retrouve aussi avec un plaisir non dissimulé ce goût pour des personnages féminins hauts en couleurs, femmes de caractère, femmes passionnées qui font tourner le monde, là où les hommes, pleutres, fades et sans initiative se contentent de s’agiter, tels des hamsters dans leur petite roue pour éviter d’en tomber.

C’est donc une histoire de vampires, enfin plutôt l’histoire d’un vampire : le pauvre Barnabas Collins, tombé là-dedans par péché de luxure… Avant d’avoir les dents pointues et le teint d’un macchabée, le jeune sieur Collins était, en 1752, l’unique héritier d’une grande famille d’entrepreneurs comme l’Amérique les aime : les Collins avaient quitté Liverpool et voyagé jusqu'au nouveau continent pour y faire du business dans la poiscaille. S'en étaient suivi un port à leur nom, une réussite à la hauteur de leurs ambitions et un imposant manoir construit au-dessus des falaises pour mieux asseoir leur domination sur ce trou perdu du Maine auquel ils avaient apporté la prospérité. Barnabas, comme il se doit, avait troussé la ténébreuse, brune et sexy servante portant le prénom pas du tout adéquat d’Angélique… avant de tomber sous le charme de la pure et blonde et si fragile Josette… Erreur fatale : il faut toujours se méfier des brunes. Sorcière de son état, celle-là ne fit rien moins que lui jeter un double sort : d’abord le priver de la pâle rivale, puis faire de lui un vampire afin qu’il médite pour l’éternité sur son si mauvais choix.
Mais l’éternité ne dure qu’un temps et à l’occasion d’un chantier, voilà notre Barnabas Collins libéré. D’instinct, il revient chez lui, au domaine. Mais la famille n’a pas bien encaissé les deux siècles qui viennent de s’écouler. La bâtisse ancestrale tombe en ruine et les derniers spécimens que compte la lignée ne sont pas au top de leur forme : la belle Elizabeth tente de maintenir un semblant d’union familiale, entre sa fille Carolyn en pleine crise d’adolescence, son neveu David traumatisé par la disparition tragique de sa mère et très porté sur les fantômes, son frère Roger qui voudrait être partout sauf ici, et le Dr Hoffman, psychiatre de son état qui est censé aider l’âme de tout ce petit monde mais soigne surtout son alcoolisme chronique… Bref, le tableau n’est pas brillant.
Mais Barnabas, tout vampire qu’il est, considère que la famille, c’est sacré, et il est bien décidé à faire renaître de ses cendres la superbe des Collins. Il lui faudra d’abord affronter la sulfureuse et désormais blondissime Angélique, qui a mis la main sur la ville. Angélique, la piquante brune à qui il n’avait jamais voulu offrir son cœur deux siècles auparavant ; ça va être saignant.

Un Burton sombre autant que drôle, truffé de clins d’œil, porté par une bande son qui navigue entre le grandiloquent romantico-gothique et le rock des seventies. Un petit plaisir qui ne se boude pas.