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Veolia attaque Water makes money !
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Les nouveaux films en Vidéo en Poche, et très bientôt… WOUF !
Les nouveaux chiens de garde sera disponible dès le 4 décembre (en HD) : venez au ciné remplir une clé USB avec des films Vidéo en Poche, il y en a pour tous les goûts et les âges. 5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible, la résolution minimale étant celle d’un DVD. Vous pouve...

Droit de suite
En septembre nous accueillions une passionnante soirée consacrée au résistant et immigré arménien Missak Manouchian, fusillé en 1943 . Une soirée en présence entre autres de l’écrivain Didier Daeninckx et d’un des derniers compagnons survivants de Manouchian, Arsène Tchakarian. Jean Présent un d...

LE PRÉNOM

Écrit et réalisé par Alexandre de la PATELLIÈRE et Matthieu DELAPORTE - France 2012 1h50mn - avec Patrick Bruel, Valérie Benguigui, Charles Berling, Guillaume de Tonquédec, Françoise Fabian...

LE PRÉNOMIls se connaissent depuis des lustres… dans la vraie vie comme à l'écran, puisque toute la bande a déjà joué une foultitude de fois au théâtre la pièce dont est tirée le film et se connaissent par cœur, ce qui a pour effet de créer une espèce de rythme fait de connivence et d'aisance qui frise souvent la jubilation. Le seul nouveau venu est Charles Berling, qui se glisse dans la troupe comme s'il y avait toujours été.
Ils se connaissent depuis des lustres, disais-je : ami d'enfance, beau frère ou frère et sœur, ils croient tout savoir les uns des autres et comment éviter les sujets qui fâchent, tout en s'envoyant des piques incessantes. Mieux vaut ne pas parler politique, par exemple, car on sent bien dans quel camp chacun picore et la sauce pourrait vite monter. On virevolte donc sur des sujets anodins, on s'amuse de souvenirs, de blagues de famille qui néanmoins sont révélateurs des petites manies, des tabous, des obsessions de chacun, on se taquine, on s'agace, on est content de se retrouver…

Pierre, normalien qui n'a pas une médiocre idée de lui-même, est marié à Elisabeth, amie d'enfance de Claude à qui elle confie ses moindres secrets, mais qui est loin d'avoir droit à la réciproque, elle l'apprendra d'ailleurs ce soir. Elle est aussi la sœur de Vincent, dont la réussite comme agent immobilier est parfaitement assortie avec le quatre x quatre noir made in Deutschland qu'il a garé n'importe comment au bas de l'immeuble au prétexte qu'il est en retard. Il a l'abattage et l'arrogance rigolarde de Bruel, qui joue de sa propre image avec brio mais sans en abuser… Bref, ils se retrouvent pour un repas qui menace d'être comme tous les repas du genre entre gens unis par les liens familiaux, qui s'aiment, mais ne se font pas trop de cadeaux. Elisabeth s'agite du salon à la cuisine, après avoir préparé pendant des heures un buffet méditerranéen dont tout le monde rigole quand elle a le dos tourné. Dieu merci, les lardons sont couchés.

Quand Vincent annonce que son épouse, qui d'ailleurs arrive très en retard, est enceinte, le jeu va être de trouver le prénom du bébé à naître. Et ce petit jeu idiot, qui avait surtout pour but d'éviter le silence entre gens qui au fond n'ont pas grand chose à se dire, va virer à la catastrophe, à cause d'une plaisanterie douteuse de Vincent, servant de révélateur des personnalités de chacun. Les choses tues et bien cachées, de fil en aiguille vont finir par grimper à la surface, malgré les convives, épouvantés par les secrets qu'ils déterrent… Le tout sur un ton de vaudeville, de comédie de boulevard, qui était supposée rester dans la légèreté et la drôlerie, mais qui, même si elle ne sombre jamais dans le drame total, n'épargne personne : les progressistes vont s'avérer affreusement conservateurs, les émancipés possessifs, les généreux mesquins… et les préjugés, à géométrie variable, vont se révéler être la denrée la mieux partagée. Tout finira néanmoins le mieux du monde. Certains auraient peut-être préféré qu'on reste dans le style vachard, qui colle décidément délicieusement à ce genre d'histoire… Mais, bon, on ne peut pas se quitter comme ça dans une famille où tout le monde s'aime depuis si longtemps aussi fort…