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Viramundo, un voyage musical avec Gilberto Gil
Du 17 avril au 7 mai en Vidéo en Poche, en avant-première, pour 5€ et en HD ! (voir la page de présentation du film)
Une expérience européenne (The Tide Experiment)
va proposer une sortie quasi simultanée en salles et en vidéo dans dix
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Veolia attaque Water makes money !
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Les nouveaux films en Vidéo en Poche, et très bientôt… WOUF !
Les nouveaux chiens de garde sera disponible dès le 4 décembre (en HD) : venez au ciné
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Droit de suite
En septembre nous accueillions une passionnante soirée consacrée au résistant et immigré arménien Missak Manouchian, fusillé en 1943 . Une soirée en présence entre autres de l’écrivain Didier Daeninckx et d’un des derniers compagnons survivants de Manouchian, Arsène Tchakarian. Jean Présent un d...
Jean-Paul ROUVE - France 2012 1h35mn - avec Jean-Paul Rouve, Benoît Poolevorde, Arly Jover, Lisa Martino, Miou-Miou, Claude Brasseur, Gilles Lelouche, Xavier Beauvois, Miljan Chatelain... Scénario de Jean-Paul Rouve et Benoît Graffin.
C'est ce qu'on appelle une jolie surprise. Un film sincère et sensible, tendre et pudique, signé Jean-Paul Rouve, qu'on connaît acteur attachant quand il s'écarte des comédies formatées et qu'on découvre réalisateur talentueux, alliant avec bonheur délicatesse et humour. Une histoire qui raconte l'amour filial, qui dit l'importance de dire adieu, qui rêve sur les choses qu'on pourrait faire autrement, peut-être même un peu mieux, si on avait la possibilité de revenir en arrière, de faire un retour sur le passé.
Quand Mathieu retrouve Mathieu… Mathieu, la quarantaine juvénile, est paysagiste, marié à une femme qui a du répondant, père d'une adolescente futée et pas spécialement emmerdante. Quelque chose qui pourrait ressembler au bonheur…
Ce beau matin-là, Mathieu et Ana (l'épouse qui en a) prennent le bateau pour l'Islande. On passe sur les péripéties de l'embarquement, qui pourtant installent d'emblée le ton du film, tout de malice légère, un poil désenchantée, un soupçon douloureuse, pour arriver à l'essentiel : Mathieu, accoudé au bastingage dans l'attente du départ, aperçoit un blondinet d'une dizaine d'années, membre d'un groupe qui s'apprête à monter à bord. « Regarde le gamin là-bas », dit-il à Ana, « tu ne trouves pas qu'il me ressemble ? » Et c'est parti : Mathieu ne le sait pas encore, mais le vrai voyage qu'il va entreprendre, c'est dans son passé, dans son enfance… Car ce gamin, ce blondinet, qui s'appelle lui aussi Mathieu, c'est son portrait craché, c'est lui quand il avait dix ans : la même dégaine, les mêmes attitudes, la même joie de vivre teintée d'une pointe de mélancolie, le même naturel au milieu des autres avec toujours cette impression d'être un peu à part, un peu ailleurs…
Alors le Mathieu adulte va se lancer dans une quête insensée sur les traces du Mathieu enfant. Il va le suivre, jusqu'à la maison où il habite avec son père, Jean, avec sa mère, Jacqueline. Les prénoms de ses propres parents, évidemment. Il va doucement, irrésistiblement se rapprocher d'eux, et d'abord du père, passionné d'avions au point de passer des heures à les photographier lorsqu'ils décollent de l'aéroport local : c'est donc en photographiant des aéroplanes en phase d'ascension qu'ils feront connaissance, qu'ils lieront amitié. Drôle d'impression que de devenir l'ami de son père qui pour le coup a le même âge que lui…
Car pas de doute, c'est bien sa propre famille passée que Mathieu retrouve aujourd'hui, et il s'y plonge à corps perdu, à cœur ouvert. Au point de faire passer au second plan sa famille actuelle, Ana qui prend du galon au parlement européen, Philippine (sa fille) qui se passionne de plus en plus pour le piano, qui veulent partager ces moments-là avec lui et qui le sentent moins présent, moins disponible… Il ne les oublie pas, encore moins les abandonne, mais il faut qu'il aille jusqu'au bout de ses retrouvailles avec son passé, ce qu'il renferme de fêlures, de secrets, de regrets, de pertes irréparables…
Cette histoire qui tient du fantastique, ou du rêve, Jean-Paul Rouve l'aborde de la meilleure manière qui soit, on pourrait même dire de la seule qui vaille : le plus simplement, le plus sérieusement du monde – sans pour autant se prendre au sérieux. Pas de second degré, pas d'onirisme, pas de parodie, pas de distanciation. Ce que raconte le film, il faut y croire pour le voir. C'est grâce à cette simplicité d'approche, à ce réalisme scrupuleux, à cette foi primitive et contagieuse dans le pouvoir du conte qu'on oublie volontiers les quelques invraisemblances du récit, qu'on se laisse gagner par son pouvoir d'évocation, de tendresse et d'émotion. Qu'est ce qu'on disait au début ? Ah oui, une très jolie surprise.
