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Du 17 avril au 7 mai en Vidéo en Poche, en avant-première, pour 5€ et en HD ! (voir la page de présentation du film) Une expérience européenne (The Tide Experiment) va proposer une sortie quasi simultanée en salles et en vidéo dans dix territoires européens : ça n’a l’air de ri...

Veolia attaque Water makes money !
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Les nouveaux films en Vidéo en Poche, et très bientôt… WOUF !
Les nouveaux chiens de garde sera disponible dès le 4 décembre (en HD) : venez au ciné remplir une clé USB avec des films Vidéo en Poche, il y en a pour tous les goûts et les âges. 5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible, la résolution minimale étant celle d’un DVD. Vous pouve...

Droit de suite
En septembre nous accueillions une passionnante soirée consacrée au résistant et immigré arménien Missak Manouchian, fusillé en 1943 . Une soirée en présence entre autres de l’écrivain Didier Daeninckx et d’un des derniers compagnons survivants de Manouchian, Arsène Tchakarian. Jean Présent un d...

LA PETITE VENISE

(IO SONO LI) Andrea SEGRE - Italie 2011 1h38mn VOSTF - avec Zhao Tao, Rade Sherbedgia, Marco Paolini, Giuseppe Battiston, Roberto Citran... Scénario de Marco Pettenello et Andrea Segre.

LA PETITE VENISEIl est une tradition, en Chine : celle de célébrer chaque année le cinquième jour du cinquième mois lunaire, en disposant, à la surface de l'eau des rivages ou des fleuves, des bougies flottantes pour honorer, dans le cadre de la fête du Duanwu, la mémoire de Qu Yuan, poète et dissident avant l'heure qui préféra s'exiler plutôt que de devoir célébrer la grandeur d'un roi indigne et corrompu.
De nos jours, par un de ces miracles qui fait la légende de la lagune de Venise, un de ces petits lumignons rouges, parti de Chine, parvient jusqu'à Chiogga, la Petite Venise encombrée de filets, de barques et de cabanons de pêcheurs. Une petite lueur au fil de l'eau, qui va servir d'allégorie à une belle histoire d'amitié amoureuse entre un vieil homme, orphelin de l'ex-Yougoslavie, et Shun Li, une jeune chinoise tout juste débarquée dans une petite trattoria fréquentée par des pêcheurs. Deux exilés poètes et sensibles, deux âmes sœurs malgré les cultures qui vont vivre, un peu comme dans le délicat Lost in translation de Sofia Coppola, une intense et chaste histoire d'amour.

Voici un film qui fait du bien, capable de vous laver de toutes les horreurs xénophobes distillées par certains candidats au cours d'une campagne électorale qui laissera un mauvais goût dans la bouche. Et pourtant, rien que de très simple au menu du petit bar resto où officie Shun Li. En guise de plat du jour, des amitiés belles et sincères, celle de Bepi, notre yougoslave avec ses copains (leurs réparties autour d'une partie de cartes sont savoureuses et rendent chacun des protagonistes attachants), mais aussi l'amitié d'une autre Li, une autre immigrée chinoise qui partage sa chambre. De prime abord assez froide, leur relation dévoile progressivement une précieuse fraternité.

Enfin, élément essentiel du film, l'attachement qui unit progressivement Bepi à Li. Tous deux, étrangers dans la ville, découvrent un bonheur simple et inespéré : celui d'avoir trouvé un compagnon à qui confier les tourments d'une vie chaotique. Mais là-bas, comme ici et ailleurs, ce bonheur, qui pourtant ne fait d'ombre à personne, dérange. Dans ce petit village, l'arrivée de cette serveuse chinoise attise la curiosité des habitants, peu habitués aux étrangers. La conjoncture économique qui dessert le petit port de pêche exacerbe les rancoeurs et met en danger l'intégration de Li : car Italiens et Chinois finissent par voir d'un mauvais œil cette complicité naissante. Mais plus on tente de les contrarier, plus les histoires d'amour prennent de l'envergure, c'est bien connu. Li et Bepi, « lost in transgression », s'entêtent au risque de se perdre. Il faut dire que Io sono Li, titre original du film qui affirme fièrement l'identité de l'héroïne, trouve dans l'horizon sublime de la lagune un cadre propice à l'entêtement amoureux le plus romanesque.