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Viramundo, un voyage musical avec Gilberto Gil
Du 17 avril au 7 mai en Vidéo en Poche, en avant-première, pour 5€ et en HD ! (voir la page de présentation du film) Une expérience européenne (The Tide Experiment) va proposer une sortie quasi simultanée en salles et en vidéo dans dix territoires européens : ça n’a l’air de ri...

Veolia attaque Water makes money !
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Les nouveaux films en Vidéo en Poche, et très bientôt… WOUF !
Les nouveaux chiens de garde sera disponible dès le 4 décembre (en HD) : venez au ciné remplir une clé USB avec des films Vidéo en Poche, il y en a pour tous les goûts et les âges. 5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible, la résolution minimale étant celle d’un DVD. Vous pouve...

Droit de suite
En septembre nous accueillions une passionnante soirée consacrée au résistant et immigré arménien Missak Manouchian, fusillé en 1943 . Une soirée en présence entre autres de l’écrivain Didier Daeninckx et d’un des derniers compagnons survivants de Manouchian, Arsène Tchakarian. Jean Présent un d...

MARGIN CALL

Écrit et réalisé par J.C CHANDOR - USA 2011 1h47mn VOSTF - avec Kevin Spacey, Paul Bettany, Jeremy Irons, Stanley Tucci, Zachary Quinto, Demi Moore, Simon Baker, Penn Badgley...

MARGIN CALLC’est une sorte de film catastrophe. Une catastrophe planétaire qui n’en a pas fini de se répandre comme un poison vicieux dans les veines d’un monde en fin de cycle. La catastrophe est de celles qui ne font pas de bruit, pas immédiatement. Elle est de celles qui avancent d’abord masquées, en douce, sans que personne ne se méfie. Quand elle frappe, il est trop tard : dans Margin call, la catastrophe tient en une nuit. La nuit où tout a basculé, la nuit où la première pièce est tombée dans le grand jeu mondial des dominos, entraînant l’effondrement de tout l’édifice, qui se croyait antisismique alors qu’il était construit sur des fondations pourries…

Dans cette grande entreprise financière perchée en haut d’une tour du quartier de Wall Street (tout là-haut, au-dessus de la vraie vie), la journée avait commencé comme un mauvais présage. Charrette après charrette, des dizaines d’employés avaient pris le chemins vers la sortie, avec dans leurs bras le carton résumant des années de labeur et de dévotion au dieu dollar, le visage fermé et résigné de ceux qui savent qu’il vaut encore mieux se taire et accepter les conditions de Goliath plutôt que de vouloir lutter contre lui. Un parmi eux : chef de service. Le service en question : « gestion des risques ». Avant de quitter le navire, il laisse à un de ses subalternes, jeune loup brillant épargné par le couperet, une clé usb. Sur la clé, pas un film en Vidéo En Poche, juste une complexe équation dont il n’a pas eu le temps de percer tous les secrets mais dont il pressent qu’elle annonce le pire. Il ne sait pas à quel point il pressent juste : c’est un abîme qui va s’ouvrir, dans lequel va chuter un pan entier de l’économie mondiale, menant à leur perte les systèmes financiers, les grands groupes, les banques et les millions d’hommes et de femme qui en dépendent.
Pendant une nuit, celle qui précède l’ouverture des bourses et le début de la fin, nous allons suivre le cheminent, les interrogations, la stupeur et finalement le saut final d’une poignée d’humains tiraillés entre l’énormité de leur découverte (la faille béante du système qui les nourrit), leurs convictions personnelles, la morale, l’éthique (un peu, pas trop) et cette énergie presque mécanique de continuer à faire ce qu’ils ont toujours fait, business as usual, comme si de rien n’était.
On découvre, sur un rythme tendu et haletant, le cynisme des grands manitous de la finance et toutes les manipulations auxquelles il se prêtent sans état d’âme pour maintenir leur tête hors de l’eau. On perçoit toute la complexité d’une chaîne a priori bien huilée où chaque élément (banquier, trader, chef de service) a sa place, mais où les tâches sont tellement cloisonnées que personne ne peut vraiment se sentir responsable.
A la fois pédagogique sur la crise des « subprimes » sans être trop théorique, voilà un film sur les nerfs, vif, ramassé, qui ne s’encombre jamais de récit parallèle (pas d’histoires de cœur) et demeure concentré sur son seul sujet. Au casting royal s’ajoute une mise en scène d’une belle rigueur qui parvient à rendre toute la tension qui gronde. L’unité de lieu et de temps donne au récit une intense dimension dramatique.

PS : « margin call », c'est en français « l'appel de marge », c'est à dire le montant versé par un investisseur ou par un intervenant sur les marchés pour couvrir sa position acheteuse ou vendeuse… Avec ça, on est bien avancé…