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STARBUCK

Ken SCOTT - Quebec 2012 1h49mn VOSTF - avec Patrick Huard, Julie Le Breton, Antoine Bertrand, Dominic Philie, Marc Bélanger, Igor Ovadis... Scénario de Ken Scott et Martin Petit, humoriste fort prisé au Québec.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

STARBUCKAssurément, il faudrait être de bien mauvaise humeur pour ne pas rire et fondre tout à la fois à ce film savoureux qui brode allègrement sur le rapport des hommes à la paternité, vue ici sous ses multiples facettes et exclusivement du point de vue masculin à partir d'une situation extrême, jugez un peu : David Wosniak est un de ces types qui ne réussissent jamais rien mais craquant en diable… Le genre qui devrait être insupportable, mais à qui on pardonne tout, tant son charisme emballe garçons et filles de tous âges et de toute condition. Issu d'une famille de bouchers d'origine polonaise et vivant dans un formidable quartier multiculturel de Montréal (Mile-end), il est vraiment le bon à rien tout juste capable de faire (mal) les livraisons de bidoche, d'autant qu'il est très distrait par une histoire de dette vis à vis de petits trafiquants… passons, il suffit juste de dire qu'il a le chic pour se fourrer dans des situations impossibles.

Pour payer ses multiples bêtises, depuis très longtemps, David vend régulièrement sa semence à l'excellente banque du sperme de Montréal, dans l'anonymat le plus complet. Jusqu'au jour où, alors même que sa copine Valérie lui annonce qu'elle est enceinte, il apprend qu'une action collective en recherche de paternité est intentée par une bonne partie des 533 enfants qu'ont produits ses spermatozoïdes d'excellente qualité !
Voilà donc notre immature trentenaire en proie tout soudain à mille et un sentiments contradictoires. Pris entre affolement et incrédulité, infoutu de rester tranquillement planqué derrière son pseudonyme (Starbuck), tandis que son ami, avocat bordélique et père débordé de quatre marmots envahissants, lui débrouille la chose, il ne résiste pas à son inépuisable curiosité qui le pousse à ouvrir l'un après l'autre les dossiers des demandeurs de reconnaissance, puis à se glisser, incognito, dans une réunion de ses multiples enfants…
Erreur fatale ! David a un coeur d'artichaut, c'est un sensible, un tendre, prêt à aimer l'humanité toute entière et le grand élan de cette immense famille qui se constitue mine de rien dans cette quête de géniteur l'effraie mais aussi l'emporte dans une sorte d'euphorie stupéfaite : ainsi lui, le bon à rien, le maladroit… est la source de toute cette belle jeunesse, bien sympa, bien vivante et variée !
Bien sûr, c'est fendard ! Et on n'a toujours pas fini d'en rire deux mois après l'avoir vu en avant-première. Mais c'est aussi fichtrement subtil et tous les personnages autour de David incarnent autant de nuances du rapport de l'homme à la paternité : son père, ses frères, son avocat, ses copains et chacun de ses « enfants », par la diversité des personnalités et des destins, sont source d'enrichissement du thème.
Bref ! C'est un régal, concocté en duo par le réalisateur Ken Scott et l'un des plus drôles et célèbres humoristes du Québec, Martin Petit, tous deux pères patentés. Le film enrichit amplement le débat sur la question de l'anonymat des dons de sperme, interpelle l'attitude de la société tout entière sur la question, mais aussi sur la conception que chacun a du rapport à la vie, à l'amour, aux relations humaines, sur le bon effet du mélange sur l'amélioration des races… et relativise avec un humour coloré d'humanisme toutes ces choses auxquelles on attache tant d'importance.

Pour la petite histoire : Starbuck est le nom d'un taureau devenu légende au Québec, le plus grand géniteur que la terre Québecoise ait produit. Issu du croisement judicieux de deux formidables bêtes, il a fait pendant vingt ans la fortune de ses propriétaires et révolutionné le monde de l'insémination artificielle : 200 000 filles issues de Starbuck à travers le monde, et 200 fils eux-mêmes excellents reproducteurs rien qu'au Canada… Si la vente de sa semence vers tous les pays du monde a généré 25 millions de dollars de profit (5 millions pour la seule année 1986), la descendance de sa descendance est également largement prisée et Starbuck a eu une très forte influence sur le développement de la race Holstein.