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Viramundo, un voyage musical avec Gilberto Gil
Du 17 avril au 7 mai en Vidéo en Poche, en avant-première, pour 5€ et en HD ! (voir la page de présentation du film) Une expérience européenne (The Tide Experiment) va proposer une sortie quasi simultanée en salles et en vidéo dans dix territoires européens : ça n’a l’air de ri...

Veolia attaque Water makes money !
Le 14 février 2013 s’ouvre à Paris le procès en diffamation intenté par Veolia contre le film Water makes money qui osait parler en 2010 des pratiques des multinationales de l’eau. Sur le banc des accusés, l’association La mare aux canards qui a distribué le film en France, et Jean-Luc Touly, a...

Les nouveaux films en Vidéo en Poche, et très bientôt… WOUF !
Les nouveaux chiens de garde sera disponible dès le 4 décembre (en HD) : venez au ciné remplir une clé USB avec des films Vidéo en Poche, il y en a pour tous les goûts et les âges. 5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible, la résolution minimale étant celle d’un DVD. Vous pouve...

Droit de suite
En septembre nous accueillions une passionnante soirée consacrée au résistant et immigré arménien Missak Manouchian, fusillé en 1943 . Une soirée en présence entre autres de l’écrivain Didier Daeninckx et d’un des derniers compagnons survivants de Manouchian, Arsène Tchakarian. Jean Présent un d...

GOD BLESS AMERICA

Écrit et réalisé par Bobcat GOLDTHAIT - USA 2011 1h40mn VOSTF - avec Jœl Murray, Melinda Page Hamilton, Mackenzie Brooke Smith, Rich McDonald, Maddie Hasson...

GOD BLESS AMERICASoyons excessifs et disons le tout net, cette satire impitoyable est la chose la plus jubilatoire, la plus irrévérencieuse qu’on ait vue cette année. Jubilatoire parce que, par le biais de la comédie, les héros de God bless America accomplissent ce dont secrètement on a toujours rêvé : dézinguer, pulvériser, atomiser, écrabouiller, réduire à néant les cons malfaisants, alors qu’on se croit obligé de s’épuiser à tenter d’éveiller les quelques neurones qui leur restent.. Et des cons malfaisants, il n’en manque pas sous la bannière aux 51 étoiles ! C’est Bobcat Goldthwait (inconnu en France mais équivalent américain de notre Didier Porte) qui le dit et pas votre serviteur, coupable habituel d’anti-américanisme primaire. Des cons confits dans leur américanocentrisme qui les rend ignares, xénophobes, homophobes, antisémites, j’en passe… et surtout abrutis par des heures de consommation télévisuelle faite de reality shows débiles, d’émissions d’actualités animées par des présentateurs réacs et egocentriques, une télé qui finit par leur permettre de vivre par procuration une autre vie de con que la leur, une vie de con célèbre, de con friqué.

Les deux anges exterminateurs du film n’étaient pourtant pas faits pour purger l’Amérique de ses boulets. Frank (génialement incarné par Joël Murray, petit frère de Bill) est un père divorcé un peu loser, qui fait depuis des années le même métier de bureau barbant et dépense tout son argent pour faire plaisir à son insupportable gamine qui le harcèle pour avoir les jouets numériques dernier cri. Il se trouve que Frank a une éthique et déteste de plus en plus le monde qui l’entoure : ses voisins qui laissent brailler leur bébé et préfèrent commenter les derniers potins people, les discussions absurdes de ses collègues sur des vidéos qui tournent en boucle sur le net montrant un pauvre attardé mental qui se ridiculise devant le jury obscène d’une émission genre Nouvelle Star.
Pour l’instant Frank se tait et tente de survivre… Jusqu’à ce qu’il apprenne la même semaine qu’il est : 1/ viré pour harcèlement sexuel simplement parce qu’il a offert des fleurs à la standardiste pour laquelle il en pinçait, et 2/ atteint d’une tumeur au cerveau en phase terminale. C’est le déclic, il achète à un VRP en armes de guerre un AK 47, l’arme préférée des résistants afghans, et ça va dézinguer sévère ! Il va être rejoint dans sa croisade civilisatrice par Roxy, une ado qui ne supporte justement plus d’être une ado américaine et on la comprend quand on voit ses copines. Et c’est parti. Leurs cibles : une merdeuse irascible vedette d’une téléréalité qui hurle de colère parce que ses parents ne lui ont pas acheté un 4x4 ; un présentateur télé néo conservateur qui insulte tous ses invités un tant soit peu progressistes ; des militants anti avortement ; des jeunes abrutis qui mangent du pop corn et parlent fort au cinéma (cette scène de massacre nous réjouit évidemment tout particulièrement). Le film est hilarant et ne fait pas de cadeau, autant dans les scènes de flingage (rassurez-vous, on est plus dans le cartoon que dans le film d’horreur) que dans les dialogues où tout le monde en prend pour son grade.

Et s’il n’y avait qu’une seule bonne raison de courir voir God bless America, ce serait le traitement de choc qu’il réserve à la télé poubelle, sa bêtise crasse, sa bassesse sans vergogne, les ravages qu’elle peut faire auprès d’un public trop manipulé et trop paresseux pour aller voir ailleurs. Rien que pour cette entreprise de démolition sans appel, le film de Bobcat Goldwthwait est de salubrité publique !