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Dans le cadre de la « 19èmes journées nationales des prisons » MARDI 13 NOVEMBRE à 20h30 à UTOPIA Saint-Ouen:Séance unique rganisée par Espérer 95, en présence de Stéphane CAZES, réalisateur du film, de Dominique GILLOT, Sénatrice du Val d’Oise (sous réserves), d’un représentant de l’administration pénitentiaire ainsi que des salariés de l’association ESPÉRER 95 et des associations de la fédération Citoyens et Justice

OMBLINE

Écrit et réalisé par Stéphane CAZES - France 2012 1h35mn - avec Mélanie Thierry, Nathalie Bécue, Corinne Masiero, Catherine Salée...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

OMBLINEDès la première scène, l'émotion vous happe. On voit une jeune femme assise par terre dans une petite pièce étroite, lisant à un jeune enfant un livre racontant l'histoire de l'Arche de Noé. Puis la porte s'ouvre, des pieds chaussés de rangers apparaissent, la tension se fait palpable. On comprend alors que la jeune femme est une détenue, que nous sommes dans la « nursery », cet endroit un peu incongru où les jeunes mères ont le droit de garder leur enfant en détention durant les premiers dix-huit mois. On comprend aussi que l'heure de la séparation est arrivée, et c'est bien évidemment d'une rare intensité…
Le film remonte ensuite le fil du temps, depuis le moment où Ombline, enceinte, est incarcérée, après avoir frappé des policiers venus arrêter son voyou de chéri qui finit défenestré. Sans prétendre à la prédestination sociale, on se dit qu'Ombline avait bien des « chances » d'échouer en détention. Mère décédée, père qui l'a abandonnée avant de se retrouver lui-même en prison pour de longues années, aucun entourage durable sinon une seule et unique copine pour le moins borderline : Ombline va devoir se débrouiller seule. C'est au cœur de la prison qu'elle va se battre, évoluer contre ses conditions de vie parfois inhumaines mais aussi contre elle-même et ses démons, contre ses préjugés.

Le réalisateur, porté par l'exceptionnelle interprétation de Mélanie Thierry, va rendre parfaitement la métamorphose d'Ombline au fil des différentes étapes de sa détention. Il y a d'abord la jeune femme enceinte qui découvre la solidarité des femmes détenues de la nursery, en même temps que la dureté des règles de la détention et des surveillantes qui les appliquent parfois aveuglément : c'est le cas quand elle perd les eaux et que, en l'absence du médecin, la surveillante paumée tarde à prendre la décision de la faire transporter, menottée, à l'hôpital. C'est dans ces moments que le réalisateur nous fait ressentir le côté terrifiant de l'enfermement pour ces jeunes mères, tout en échappant au manichéisme. L'enfant une fois né, d'autres moments difficiles attendent Ombline. Quand elle s'énerve face au bruit omniprésent de la taule qui l'empêche d'endormir le bébé, et qu'elle se retrouve au mitard, éloignée de lui ; quand son bébé tombe inconscient et que la surveillante n'intervient qu'au bout de trop longues secondes… Mais à côté de cela, elle apprend peu à peu que les choses ne sont pas blanches ou noires, elle apprend que les surveillantes ne sont pas forcément l'ennemi obligé, qu'elles sont victimes elles aussi des règles et du manque d'effectifs. Elle apprend à comprendre le choix d'une codétenue longue durée, qui préfère confier son enfant à l'adoption plutôt que de lui faire subir pendant des années le rituel hebdomadaire des visites minutées au parloir, elle apprend la nécessité de se construire un avenir à l'extérieur pour pouvoir conserver la garde de son enfant une fois libérée, elle apprend à se préparer sereinement à l'année durant laquelle il sera confié à une famille d'accueil. Elle apprend aussi, quand elle quitte la nursery pour rejoindre la détention normale, à tenir tête à des détenues qui menacent de compromettre son avenir.

Si Ombline est aussi saisissant d'authenticité, c'est probablement grâce à la démarche conjointe du réalisateur, qui fut visiteur bénévole toute une année pour mieux saisir la réalité de la prison, et de sa formidable actrice qui anima durant de longs mois un atelier théâtre avec des femmes en prison, tout en se nourrissant de nombreux documentaires (notamment A côté, film de Stéphane Mercurio que nous chérissons particulièrement). L'autre grande force du film est, sans rien cacher d'une réalité terrible, de proposer un chemin de l'ombre vers la lumière, de nous laisser convaincus que la force de la volonté et de l'amour envers son prochain peut abattre tous les murs.

Espérer 95

Dès sa création en 1979, ESPERER 95 a comme projet de venir en aide aux personnes qui s’apprêtent à sortir d’incarcération, dans le cadre de la préparation et de l’accompagnement de leur réinsertion. Ces personnes sont majoritairement des hommes, ce à l’image des statistiques de la population carcérale qui compte pourtant entre 2 et 5% de femmes. Certaines de ces femmes peuvent néanmoins nous solliciter et être accompagnées dans leur projet par l’association. Ce projet sera adapté et individualisé, sur l’ensemble de leurs besoins en matière d’hébergement, d’insertion professionnelle, d’écoute psychologique, voire d’un accompagnement à la parentalité.

L’association est, au titre de la mise en œuvre des mesures et dispositifs socio-judiciaires, partenaire de l’administration pénitentiaire (SPIP et maison d’arrêt) et de l’autorité judiciaire.

Sur une dimension plus collective, ESPERER 95 n’a de cesse de promouvoir le développement des peines alternatives à l’incarcération et d’aménagements de peine, elle est à ce titre impliquée au sein de la Fédération Citoyens et Justice et anime la commission nationale post-sentencielle.
A ce titre, les associations engagées au niveau national dans l’accompagnement socio éducatif des sortants de prison se rassembleront les 14 et 15 novembre 2012 à Pontoise.