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SÉANCE UNIQUE EN PRÉSENCE DE L’IMMENSE RÉALISATEUR ISAHO TAKAHATA LE DIMANCHE 29 MARS À 14H30 AU ROYAL UTOPIA DE PONTOISE

LE CONTE DE LA PRINCESSE KAGUYA

Isao TAKAHATA - film d'animation Japon 2013 2h17mn Version française - Musique de Joe Hisaishi. VISIBLE PAR TOUS, ENFANTS À PARTIR DE 8 ANS.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LE CONTE DE LA PRINCESSE KAGUYALes yeux s'écarquillent, la bouche s’entrouvre de béatitude, tous nos poils se hérissent de bonheur, on se sent empreint d'une sérénité semblable à celle qui s'emparerait de nous si nous étions téléportés au printemps au pied du mont Fujiyama alors que les fleurs des cerisiers s'envolent et qu'un léger vent fait frémir les rizières… C'est l'effet Princesse Kaguya… Cette merveille de film d'animation est l'œuvre d'Isao Takahata, l'alter ego de Hayao Miyazaki au sein des désormais légendaires Studios Ghibli. Un alter ego moins célèbre, moins productif mais tout aussi talentueux, dont les chefs d'œuvre étaient jusqu'à présent Le Tombeau des lucioles et Mes voisins les Yamada. Mais c'était avant Le Conte de la Princesse Kaguya
Au soir de sa vie, Takahata est allé chercher, très loin dans le temps mais pas si loin dans l'imaginaire nippon, un conte millénaire, celui du « Coupeur de bambous », écrit probablement à la fin du ixe siècle mais que tout petit Japonais connaît aussi bien que nous connaissons la souris verte ou le corbeau et son calendos coulant.

L'histoire suit un couple, un vieux coupeur de bambous et sa femme, dont la vie pourrait être heureuse s'ils étaient parvenus à avoir un enfant. Jusqu'au jour où, après un coup de machette miraculeux, le brave homme découvre au creux d'un bambou un nourrisson, une petite fille, cadeau de la nature. Ils l'adoptent, fous de joie, et tout serait normal si l'enfant ne grandissait exceptionnellement vite, au point de devenir en un rien de temps une superbe jeune fille. Et ce au moment où le coupeur de bambous trouve par hasard une pépite d'or dans laquelle il voit un signe du destin : il financera ainsi l'avenir de sa fille qu'il compte bien emmener à la ville pour en faire une princesse qui pourra être mariée aux plus grands notables de l'Empire.
Tout en respectant le récit au premier degré du conte, Takahata en fait une merveilleuse allégorie sur le temps qui passe bien trop vite, nous menant à la fin inéluctable (le film prend là des allures testamentaires), et sur la liberté. La jeune princesse, au départ émoustillée par le faste, les beaux tissus, les palais, comprend vite, alors qu'on veut lui imposer les codes de la femme aristocratique japonaise (noircir ses dents, raser ses sourcils, être posée et soumise) et que les prétendants (y compris l'Empereur) se pressent pour avoir sa main, que la liberté et le bonheur ne sont pas là mais du côté des champs où elle imitait (scène géniale) les grenouilles et riait avec ses amis garçons de ferme.

Visuellement c'est éblouissant, à vingt mille lieues de l'esthétique dominante de l'animation japonaise : Takahata a travaillé avec différentes techniques, notamment l'esquisse et le fusain, son trait évoque les estampes traditionnelles, débarrassées de leur hiératisme pour leur apporter une douceur propre à l'univers du réalisateur, douceur qui convient bien à la description sereine des paysages ruraux et de la nature luxuriante. Côté animation, c'est parfois vraiment bluffant, comme dans cette scène incroyable où Kaguya, fuyant ses prétendants à grandes enjambées, devient dans un maelström graphique un tourbillon presque abstrait. Face à une telle merveille, on voudrait que les deux géants que sont Takahata (78 ans) et Miyazaki (73 ans) poursuivent leur œuvre et deviennent centenaires, sinon on va se sentir bien orphelins…

ISAHO TAKAHATA

Né à la Préfecture de Mie, il est le plus jeune de sept enfants. Il est diplômé en littérature française de l’Université de Tokyo en 1959. Intrigué par l’animation après avoir vu le film La bergère et le ramoneur (1953 France, film achevé en 1980 sorti sous le titre Le roi et l’oiseau) Takahata rejoint la société Toei Animation en 1959. Il y dirige son premier long métrage d’animation , Horus, prince du soleil en 1968.
En 1971, Takahata, avec Yoichi Kotabe et Haya Miyazaki, quitte Toei pour rejoindre A Production (aujourd’hui Shin-Ei Animation). Chez A Production, Takahata réalise la série télévisée Edgar de la cambriole (1971-1972), et le long métrage Panda petit panda (1972).
En 1973, avec Kotabe et Miyazaki, Takahata quitte A Production et rejoint Zuiyo Eizo pour produire Heidi (1974). Par la suite il a travaillé pour Nippon Animation et a réalisé des séries télévisées tel que Marco (1976) et Anne, la maison aux pignons verts (1979).
Après être parti de chez Nippon Animation, Takahata a réalisé les films Kié la petite peste (1981) et Goshu le violoncelliste (1982). En 1985, Takahata et Miyazaki fondent ensemble le studio Ghibli. Takahata a réalisé plusieurs films au Studio Ghibli, dont Le tombeau des lucioles (1988), Souvenirs goutte à goutte (1991), Pompoko (1994, Cristal du meilleur long-métrage au Festival International du film d’animation d’Annecy en 1995), Mes voisins les Yamada (1999, sélectionné par le MoMa de New-York pour entrer dans sa collection – Il s’agit du premier film d’animation japonais à obtenir cet honneur).
Durant cette période, Takahata a occupé le poste de professeur au Nihon University College of Art tout en s’impliquant dans de nombreux autres projets.
(...)
En 1998, Takahata s’est vu décerner la Médaille au Ruban Pourpre de la part du gouvernement japonais. Il a également reçu le Léopard d’Honneur Swisscom au Festival International de Films de Locarno en 2009.
Son film le plus récent, Le conte de la princesse Kaguya est sorti en novembre 2013 au Japon.

Texte de présentation de Takahata Isao pour l’exposition Dessins du studio Ghibli, Les secrets du Layout pour comprendre l’animation de Takahata & Miyazaki aux Arts ludiques à Paris du 4 octobre au 2014 au 1er mars 2015