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LA GAZETTE UTOPIA DU 3 NOVEMBRE AU 14 DÉCEMBRE 2021 ( À TÉLÉCHARGER)
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LA NOUVELLE GAZETTE UTOPIA DU 7 JUILLET AU 3 AOÛT ( À TÉLÉCHARGER)
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Dans le cadre de la reprise de la sélection ACID 2016 à Cannes.
Avant-première exceptionnelle et festive le mardi 20 septembre
à 20h30 à Utopia St-Ouen l'Aumône suivie d'une rencontre avec l'équipe du film.
Apéritif normand proposé à partir de 19h30

( Petits toasts au camembert dégoulinant et excellent cidre du Père Mahieu pour la modique somme de 4 euros en sus du ticket )

WILLY 1er

Ludovic et Zoran Boukherma, Marielle Gautier, Hugo P. Thomas - France 2016 1h22mn - Avec Daniel Vannet, Noémie Lvovsky, Romain Léger, Eric Jacquet, Alexandre Jacques, Robert Follet, Geneviève Plet... Grand Prix du Festival du film culte de Trouville, Sélection ACID au Festival de Cannes 2016, Sélection aux Festivals de La Rochelle et Lama.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

WILLY 1erVoilà un film dont le Grand Prix décerné à Trouville (festival créé par le désormais trop rare Karl Zéro), par un jury de personnalités aussi cultes que Jean-Pierre Marielle, Arielle Dombasle ou Joey Starr, ne peut que titiller la curiosité. Willy 1er n'est pas à proprement parler un film sympathique, on y rit franchement tout en ayant un peu honte de rire, on est profondément ému tout en étant étonné. Croisement étrange entre l'humour grinçant de la série Strip Tease ou de certains films de Délépine et Kervern, le néo réalisme burlesque et cruel de Bruno Dumont dans Ma Loute, Willy met en scène un personnage et des lieux pas forcément nés sous une bonne étoile.

Willy a cinquante ans, un petit retard mental léger, un physique pour le moins tassé avec un visage aussi avenant que Bernard Blier en colère, un CV professionnel aussi riche que celui d'un adolescent. Il est vieux garçon et vit chez ses parents qui font mine de le supporter sans jamais réellement s'y intéresser. Heureusement il a un jumeau avec qui il partage tout et particulièrement la conduite de la R19 familiale dans la carrière voisine. Autant dire que tout ça n'est pas folichon, d'autant plus quand le malheureux jumeau se pend pour une raison incompréhensible si ce n'est le marasme ambiant. Mais au lieu de s'enfoncer dans le désespoir suite à la disparition du seul être qui le chérissait, Willy va pousser son cri déterminé : « A Caudebec, j’irai. Un appartement, j’en aurai un. Des copains, j’en aurai. Et j’vous emmerde ! » Et à cinquante ans, Willy va faire l'expérience de la vie, du boulot dans la grande distribution, parce que pour le monde de l'exploitation, un malheureux comme Willy même inexpérimenté est toujours bon à prendre, parce qu'à priori soumis. Il va aussi se faire des faux amis, qui voient en lui un être simple facile à berner. Il va goûter à l'amour déçu avec une assistante sociale trop altruiste qui ne perçoit pas ses sentiments (formidable Noémie Lvosky) et tâter de la violence de groupe dont il va réchapper, grâce à un jeune collègue homosexuel et donc souffre-douleur comme lui.

Le quatuor de réalisateurs a su étonnamment jouer sur la corde infiniment raide et délicate, entre humour parfois cruel, poésie et tendresse pour son personnage principal. Mais jamais le film ne tombe dans le travers du gag facile et misérabiliste autour de personnages pas forcément aidés dans la vie. Bien au contraire, on se laisse gagner progressivement par l'affection et l'émotion pour Willy aussi touchant dans ses ratages que dans ses petites victoires. Et les réalisateurs ont su admirablement trouver le ton du film, avec de surcroît une poésie visuelle qui rappelle les films de Bouli Lanners, autre amoureux des déclassés. Le film est d'autant plus touchant que son acteur principal, Daniel Vannet, a appris à lire et écrire à 47 ans, peu avant le tournage, prouvant tout comme son personnage que dans la vie, tout est toujours possible.