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LA GAZETTE UTOPIA - N°275 ( DU 1ER NOVEMBRE AU 12 DÉCEMBRE 2017) À TÉLÉCHARGER
COUV-275.jpg, oct. 2017 ... Lire LA GAZETTE UTOPIA - N°275 ( DU 1ER NOVEMBRE AU 12 DÉCEMBRE 2017) À TÉLÉCHARGER...

LA GAZETTE UTOPIA - N°274 ( DU 27 SEPTEMBRE AU 31 OCTOBRE 2017) À TÉLÉCHARGER
Couv-274.jpg, sept. 2017 ... Lire LA GAZETTE UTOPIA - N°274 ( DU 27 SEPTEMBRE AU 31 OCTOBRE 2017) À TÉLÉCHARGER...

LA GAZETTE UTOPIA DE RENTRÉE - N°273 ( DU 16 AOÛT AU 26 SEPTEMBRE 2017) À TÉLÉCHARGER
Couv-30ans.jpg, août 2017 ... Lire LA GAZETTE UTOPIA DE RENTRÉE - N°273 ( DU 16 AOÛT AU 26 SEPTEMBRE 2017) À TÉLÉCHARGER...

LA GAZETTE UTOPIA 272 ( DU 21 JUIN AU 1ER AOÛT 2017) À TÉLÉCHARGER
Couv-272.jpg, juin 2017 ... Lire LA GAZETTE UTOPIA 272 ( DU 21 JUIN AU 1ER AOÛT 2017) À TÉLÉCHARGER...

Séance unique MARDI 30 MAI à 20h30 à Utopia Saint-Ouen organisée en partenariat avec l'Association Sauvegarde du Val d'Oise et la Direction de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (Direction Territoriale du Val d'Oise)
suivie d'une rencontre autour du thème :
« Délinquance et mise en danger des jeunes filles : spécificités de leur prise en charge »

En présence de : Madame VERGER (Juge des Enfants au Tribunal de Pontoise), Madame BOUISSOU (Directrice territoriale adjointe PJJ), Jeanne CLAVEL ( Directrice générale de la Sauvegarde), Michèle ESTRAILLER pour l’URIOPSS (Union Régionale Interfédérale des Organismes Privés Sanitaires et Sociaux), un représentant d’une maison d’enfants à caractère social, un représentant de centre éducatif renforcé, un chercheur.

FIORE

Claudio GIOVANNESI - Italie 2016 1h49mn VOSTF - avec Daphne Scoccia, Josciua Algeri, Valerio Mastandrea, Laura Vasiliu... Scénario de Claudio Giovannesi, Filippo Gravino et Antonella Lattanzi.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

FIOREIl est des enfances cabossées qui, le temps passant, se transforment en rage. Une rage qui déborde et qui, faute d’un cadre bienveillant, fait faire un peu plus que les simples petites bêtises qui jalonnent le parcours des jeunes gens. On sait que l'adolescence est un âge particulièrement cinématographique : ce moment où tout semble se jouer, où tout peut se gagner mais tout aussi bien se perdre, les repères comme les garde-fous, l’innocence de l’enfance comme les rêves qui sont nés avec. Claudio Giovannesi prend le temps, avec une pudeur extrême, d'explorer cet immense champ de tous les possibles et de tous les dangers et parvient ainsi à faire ressentir les mécanismes secrets et imprévisibles de cette parenthèse si particulière. Une parenthèse sans cesse traversée par une folle envie de se jeter dans le vide, pour le plaisir de la sensation, pour l’interdit, mais aussi pour se prouver que l’on est immortel.

Daphné est une jeune fille un peu paumée, frêle et jolie, un minois de chat sauvage qui cache sous sa douceur un bouillonnement incandescent, celui de l’urgence de vivre ou plutôt de survivre, d’exister, de s’en sortir, quel que soit le prix à payer. Son truc, c'est le vol à la tire. Dans le métro, elle colle une lame sur la gorge de ses victimes, femmes ou hommes, avant de les délester de leur téléphone portable, pour le revendre et se faire les quelques euros qui lui permettront de tenir jusqu’au lendemain. Arrive l'inévitable, une arrestation suivie d'une peine d'enfermement dans un centre pour délinquants, des jeunes aussi perdus qu’elle, certains un peu plus rudes ou violents, d’autres plus calmes…
Et parce qu'il faut bien croire en quelque chose, qu’il faut bien se raccrocher à une utopie, une étincelle, un élan de tendresse, un semblant de liberté, Daphné tombe amoureuse d'un autre détenu qu'elle aperçoit par la fenêtre de sa cellule. Josh est mignon, tatoué, romantique et à fleur de peau, comme elle. Est-ce de l'amour ? De la faiblesse ? Une simple manière de passer le temps ? Une illusion ? Un peu de tout ça, mais c'est aussi, c'est surtout l'unique lueur au cœur de leurs ténèbres.

Le film déroule sa chronique mélancolique sur le fond neutre à pleurer de cet univers carcéral, sans jamais en rajouter. Pas de gardiennes ou de codétenues sadiques, pas de maltraitance, pas l'ombre d'une hystérie mais un bloc d'indifférence, solide et froid, où se débattre de désespoir ne sert à rien. En personnage périphérique, le père de Daphné fait ce qu'il peut. Lui même ancien détenu, l'aide qu'il apporte à sa fille est dérisoire. Reste alors, pour ces enfants perdus, une terrible alternative : rentrer dans le rang, être sage avant même d'avoir vraiment goûter à la vie, ou alors basculer dans l'interdit, ne serait-ce que pour quelques jours, quelques minutes de liberté. Ont-ils vraiment le choix ?