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ANA, MON AMOUR

Calin Peter NETZER - Roumanie 2016 2h07mn VOSTF - avec Mircea Postelnicu, Diana Cavaliotti, Carmen Tanase, Vasile Muraru, Tania Popa, Adrian Tetieni... Scénario de Calin Peter Netzer et Cezar Paul Badescu d'après son roman, Luminata, mon amour.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

ANA, MON AMOURAna, mon amour commence dans une chambre d'étudiant dans laquelle on rentre comme à la dérobée, en plein milieu d'une conversation. Ana et Toma discutent à bâtons rompus en buvant un verre, parlent littérature et philosophie, citent Nietzsche, flirtent, se badent, se tournent autour… jusqu'à ce qu'une crise de panique de la jeune femme finisse par les faire tomber dans les bras l'un de l'autre. Ainsi naît leur histoire d'amour que ce film à la construction très originale va ausculter sur une période d'une dizaine d'années : une passion fusionnelle, d'abord légère et joyeuse, marquée du sceau de leur jeunesse insouciante, mais qui va se nouer en une relation chaotique et déséquilibrée, autant du fait de le fragilité psychologique d'Ana que du poids de leur histoire et de leur famille respective.
Plus tard, Toma tentera, allongé sur le divan d'un psychanalyste, de prendre du recul sur cette histoire et reviendra sur certains détails pour essayer d'en mesurer la portée. Ces séquences d'analyse servant de pivot, de retour au présent entre les diverses strates du récit en flash-back, qui brouille à dessein la chronologie.

La narration d'Ana, mon amour épouse les turbulences de la relation amoureuse qui constitue son sujet central, bouscule la temporalité pour mieux révéler l'intensité des situations et les sentiments contradictoires de ceux qui les vivent. La caméra, souvent très proche des visages, expose des moments d'existence pris sur le vif, livrés bruts, au plus intime de leur réalité. Si le film frappe par sa virtuosité, il n'oublie jamais pour autant la complexité de la relation qu'il explore, des personnages dont il saisit les errements, et c'est avec beaucoup de justesse qu'il parvient à saisir l'enlisement d'une belle histoire d'amour qui devient peu à peu toxique, rongée par les rapports de force, la dépendance et l'usure des sentiments.
Basculant de l'euphorie de la rencontre au pathétique des moments de crise, Ana, mon amour réunit avec la même honnêteté charme et cruauté pour livrer la chronique criante de vérité d'un désamour – ou d'un « anamour », comme le chantait Gainsbourg – annoncé.